
Tom the Postgirl est le premier jeu du studio indépendant Oopsie Daisies. Edité par Arte France, cette petite curiosité sera disponible sur PC et Nintendo Switch dès le 29 octobre 2026. Présent à la Paris Games Week, je me suis de mon côté lancé directement dans son test totalement à l’aveugle. Et je n’étais clairement pas prête.

| Version | Numérique sur Nintendo Switch (jouée sur Nintendo Switch 2), fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | 2h15 |
| Histoire terminée | Oui |
| Complétion totale | Non communiquée |
| Difficulté | Unique |

| Genre(s) | Aventure, Solo, Narratif, Indépendant |
| Date de sortie | 29 octobre 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 9€99 |
| Version physique | Aucune annonce concernant une version physique |
| Plateforme(s) | PC, Nintendo Switch |
| Voix | / |
| Textes français | Oui |

Tom the Postgirl nous met dans la peau de…Tom, une petite…postière. Jusque là aucune surprise. Tom est donc engagée pour livrer des colis à ses nombreux clients. Si le jeu de Oopsie Daisies annonce un jeu tout à fait ordinaire sur le papier, le studio a décidé de se la jouer totalement à contre courant de ce qu’on pouvait attendre de leur première production.
Quand j’ai accepté de vous faire le test de Tom the Postgirl, j’y suis allée à l’aveugle. Suis-je tombée dans le plus grand traquenard de l’histoire du jeu indé? Oui, mais dans le bon sens. Je vous le disais, Tom est une fillette qui veut bien faire son travail. Et Tom peut aussi bien être un petit ange qu’un véritable agent du chaos. A vous de choisir. Et c’est ce qui fait tout le charme de ce Tom the Postgirl. Et c’est au travers d’une narration environnementale et situationnelle que vous allez découvrir son histoire. En d’autres termes ce n’est pas ce qu’il raconte qui importe c’est ce qui s’y passe.

Et très vite, Tom the Postgirl dévoile un immense n’importe quoi, un joyeux bordel et des scènes toutes plus loufoques les unes que les autres. Par exemple, vous pouvez décidez de fureter par les fenêtres des différentes maisons que vous allez approcher pour livrer vos colis. Et ce que vous allez découvrir sera loin d’être toujours très catholique pour ne pas dire complètement barré. Bref, Tom the Postgirl c’est un OVNI du jeu indé dans lequel vous décidez quoi faire de votre personnage.
Côté gameplay, il se veut être très minimaliste avec un nombre de mécaniques assez limitées. En effet, tout se joue sur votre envie d’explorer un peu chaque recoin du jeu. Je vous parlais des fenêtres à épier, mais chaque pas peut dévoiler une petit interaction qui dévoilera à son tour un petit secret. Un raton laveur affamé dans une poubelle, un ver de terre portant un chapeau de cowboy, ou tout autre scénette plus loufoque que la précédente.

Chaque zone vous demandera également d’accomplir une mission qui vous permettra de mettre encore plus le bazar. Vous voulez être raccord avec le dress code? Pas de problème, on trouvera bien de quoi faire. Et si vous participiez à un concours de jardin? Oui, c’est possible aussi, le tout avec des méthodes pas très morales.
Malgré une très courte durée de vie (pour ma part 2h15), on lui apprécie une certaine rejouabilité. En effet, le jeu dévoile une sélection de badges à collectionner selon votre façon de jouer. Cela pourra aller du nombre de fenêtres épiées, au nombre de fleurs écrasées par exemple. Ainsi cela permet de découvrir le jeu de différentes façons selon comment vous avez décidé de vous comporter (vraie peste ici présente).
Et comment parler de Tom the Postgirl sans évoquer sa direction artistique et son style cartoonesque à l’ancienne? Vêtue de rouge, Tom arpente un monde tout en noir et blanc, avec un charme non négligeable. On se laisse porter par son style vintage et son character design toujours plus rocambolesque. Mais ne vous y méprenez pas, derrière ses allures de dessin animé et de livre pour enfants, Tom the Postgirl ne doit pas être mis entre de jeunes mains au risque de bousiller leur éducation.


Il ne paye pas de mine et pourtant Tom the Postgirl c’est une véritable petite curiosité, un OVNI comme on en voit peu et c’est ce qui fait tout son charme. Si dans les premières minutes, je me suis clairement demandée ce que je faisais là, le tout s’est révélé être un immense n’importe quoi, 100% détente, 0% prise de tête. Effet garanti après une mauvaise journée. Malgré tout, il faut le dire, oui il est un peu court malgré sa rejouabilité certaine, il faudra lui trouver un intérêt pour y revenir. Pour autant, merci à Oopsie Daisies pour ces quelques heures de rires, parce que ça fait du bien.

- La direction artistique fantastique
- Un grand et joyeux bordel
- Une narration environnementale et situationnelle
- Un pur moment de détente
- La rejouabilité au rendez-vous

- Peut-être un peu trop court, on en redemande