
Jeu d’aventure à la première personne développé par le studio Trilobyte et édité par Virgin Interactive, The 7th Guest est sorti il y a de ça 33 ans, en 1993, sur PC, Mac et CD-i. Une suite, The 11th Hour, voit le jour en 1995. En 2023, le septième invité revient dans une version en réalité virtuelle conjointement développée par Vertigo Games (dont nous avons appris la fermeture de sa filiale d’Amsterdam il y a quelques jours) et EXKEE, studio marseillais. Au programme de cette version, une remise au goût de jour visuelle mais aussi de gameplay, revisitant toutes les énigmes du jeu original. En 2026, The 7th Guest revient une nouvelle fois, cette fois-ci sous le nom The 7th Guest Remake, toujours développé par Vertigo Games, sorti le 4 juin sur PC, PS5 et Xbox Series S|X. Qu’apporte cette nouvelle version? Ce n’est ni plus ni moins que l’itération VR mais sans VR. Après avoir résolu toutes les énigmes du manoir Stauf, il est temps de vous donner mon avis.

| Version | Dématérialisée sur PS5, fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | Environ 8h |
| Histoire terminée | Oui |
| Complétion totale | 79% des trophées débloqués |
| Difficulté | Unique |

| Genre(s) | Aventure, Casse-tête, Solo, Point’n click |
| Date de sortie | 4 juin 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 19.99€ (version VR incluse sur PC et PS5) |
| Plateforme(s) | PS5, Xbox Series X|S et PC |
| Voix | Anglais |
| Textes français | Oui |
| Connexion obligatoire | Non |

Dans The 7th Guest Remake, on incarne un personnage dont on ignore absolument tout (nom, genre, visage, etc) débarquant sur l’île qui recèle un mystérieux manoir appartenant à un certain Henry Stauf. Alors que vous pénétrez dans le vestibule, vous voyez apparaitre, telle une vision du passé, plusieurs personnages: des invités de marque venus déceler les secrets de leur hôte, tous disparus depuis. C’est alors que vous allez vous aussi prendre part à cette bien étrange soirée bien des années après uniquement muni de votre lampe spirituelle et de vos méninges bien afutées (en tout cas, je l’espère pour vous).
C’est peu ou prou les prémices de l’histoire de The 7th Guest remise au goût du jour qui ne sera finalement racontée qu’au travers de divers « flashback » qui apparaitront à mesure que nous résoudrons les énigmes des différentes pièces du manoir (mais aussi au travers des collectibles si vous prenez la peine d’interagir avec les nombreux objets posés ci et là). Au programme, une ambiance mêlant Cluedo et enquête façon Agatha Christie (sans Hercule Poirot) dans un manoir lugubre où chaque tableau semble vouloir votre mort.

En termes de gameplay, vous voilà donc lâchés dans ce manoir dans lequel le temps semble s’être arrêté. Disposant d’un peu moins de 20 pièces à visiter, chacune recèle des énigmes et autres casse-têtes à résoudre, des plus simples aux plus ardus. Chaque nouvelle étape atteinte, de nouvelles pièces se débloquent vous permettant donc d’accéder à de nouvelles énigmes, de nouvelles scènes d’histoires et de faire le voile sur le mystère du manoir et de ses 7 mystérieux convives.
Côté énigmes, soit 95% du jeu, le tout se veut extrêmement bien ficelé tant en termes de diversité des casse-têtes, la façon de les résoudre liée à leurs mécaniques toujours très inventives. En d’autres termes, si les énigmes n’ont jamais vraiment été votre truc passez votre chemin. Quoi que, il faut bien avouer que The 7th Guest ne se veut pas être complètement fermé et hermétique à un large public. En effet, si tout le principe est de résoudre des énigmes il ne se veut pas frustrant pour autant, le jeu disposant d’un système d’aide (contre quelques pièces à trouver aux quatre coins du manoir, disséminées dans chaque pièce) et même d’une résolution automatique si vraiment vous bloquez.

Pour arriver au bout de l’aventure et démêler l’intrigue, deux choses vous seront absolument nécessaires: des méninges bien aiguisées et la lanterne spirituelle. Si je ne peux rien faire en ce qui concerne votre sens de la logique et de votre sens de la connexion avec les différents indices, la lanterne se verra être un objet primordial à votre aventure. Elle vous permettra notamment d’illuminer de nombreux indices présents dans les pièces vous permettant de résoudre les énigmes. Elle se voit également servir l’ambiance général du jeu, permettant de vous montrer le passé en un claquement d’éclairage. Un tableau qui change d’expression, une table poussiéreuse qui retrouve son éclat, des toiles d’araignées qui disparaissent, voir le manoir sous deux facettes totalement différentes.
Et c’est là probablement la plus grande force de The 7th Guest: son ambiance globale. Sans tendre vers l’horreur, il jouit toutefois d’une ambiance lugubre, oppressante parfois un tantinet morbide dans un manoir à la décoration souvent excentrique. Sans parler de l’intégration de la capture volumétrique cinématographique pour les flachback mettant en scène les autres invités. Cohérents, parfois drôles, le jeu d’acteur est franchement réussi avec un léger surjeu très agréable pour un résultat théâtral exquis. En tout cas, ça sort vraiment de l’ordinaire, et mine de rien, sans être révolutionnaire, ni même clinquant à souhait, ça fait beaucoup de bien. On regrette toutefois l’absence d’un doublage français, pourtant présent (avec le regretté Benoit Allemane au casting) en 93.


Côté technique, je n’ai véritablement essuyé qu’un seul bug: la toute dernière porte qui refusait de s’ouvrir mais un bref retour au menu a permis de le résoudre. Toutefois, il me faut vous le dire, j’écris et publie ce test quelques jours après sa sortie, le jeu ayant depuis reçu 2 mises à jour qui ont permis de résoudre de très nombreux bugs reportés dans les tests de confrères.


Totalement partie dans l’inconnu du manoir Stauf, The 7th Guest est un véritable coup de cœur. Une ambiance à la Cluedo rafraichissante, un jeu porté par des casse-têtes vraiment bien ficelés, un scénario cryptique, des personnages en prise de vue réelle, accessible, je me suis laissée porter dans cette courte aventure qui fait beaucoup de bien. Sans être parfait ni révolutionner le genre, c’est pourtant le genre de production très typée point’n click qui manque dans le paysage vidéoludique actuel. Et j’en ressors ici conquise malgré ses imperfections.

- Des énigmes et casse-têtes bien ficelés
- L’histoire sous forme de flashback
- Les personnages en FMV, ça sort de l’ordinaire
- L’ambiance générale très réussie
- Le système d’aide, présent mais jamais intrusif
- Le jeu VR inclus (nécessite le PSVR2 ou un PC VR)

- Quelques bugs peuvent subsister (mais dans l’ensemble c’est mieux qu’avant la sortie)
- L’absence de VF dommage quand il y en avait une 93
- Pas de version physique, c’est frustrant
- Dispensable pour ceux qui ont déjà fait la version VR