
Il est sorti le 27 mai 2026 et donc depuis une petite semaine, je ne le lâche plus ! Je parle bien évidemment de 007 First Light, la nouvelle (très) grosse production de IO Interactive, déjà auteur (entre autres) de la trilogie World Of Assassination de Hitman. Disponible sur PS5, Xbox Series et PC, puis plus tard sur Nintendo Switch 2, on nous propose de suivre un jeune James Bond dans sa toute première mission en vue de décrocher son 00. Mission réussie pour IO Interactive ? C’est un immense oui et je vous explique pourquoi dans un test qui a reçu son permis de tester.

| Version | Dématérialisée sur PS5 (Pro), fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | 26 heures |
| Histoire terminée | Oui, en 21 heures |
| Complétion totale | En route vers le platine |
| Difficulté | Normal |

| Genre(s) | Action, Aventure, Solo, Infiltration, Narratif |
| Date de sortie | 27 mai 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 69.99€ |
| Plateforme(s) | PS5, Xbox Series X|S et PC |
| Voix | Anglais |
| Textes français | Oui |
| Connexion obligatoire | Non pour le solo, Oui pour les défis |

Né de l’esprit de Ian Fleming durant la seconde guerre mondiale (pour l’anecdote, Fleming a pris part à la planification de l’opération Goldeneye. Son service durant la guerre, ainsi que l’expérience du métier de journaliste, ont largement contribué à la création de l’environnement du personnage), James Bond voit le jour en 1952 avec Casino Royale. Ce fut un tel succès que le roman eut trois tirages afin de pouvoir contenter les lecteurs. Par la suite, c’est 11 romans de Bond supplémentaires qui sortiront entre 1953 et 1966. Les romans racontent l’histoire de James Bond, un officier du Secret Intelligence Service, communément appelé MI6. Aussi connu sous son nom de code 007, il est également Commandant dans la Royal Navy. Autre anecdote, je vous recommande très chaudement Le Ministère de la Sale Guerre de Guy Ritchie, sorti en 2024, adaptant le roman de l’auteur britannique Damien Lewis, inspiré d’une unité spéciale de soldats britanniques durant la Seconde Guerre mondiale, le Special Operations Executive. Cette petite unité qui n’a peur de rien va se livrer alors à un véritable travail de barbare envers les nazis dans le feu et la bonne humeur. Le lien avec le sujet de ce test ? D’une part, on retrouve Ian Fleming (incarné par Freddie Fox) et deuxièmement, Ian Fleming se serait largement inspiré de cette vraie histoire dans le processus de création de son personnage de James Bond. Si vous le souhaitez, le film est disponible sur Prime Vidéo et est, pour le coup, l’un de mes coups de cœur cinématographiques de ces dernières années malgré son échec critique et commercial.
Après les romans, c’est l’industrie cinématographique qui va s’emparer du personnage au travers de 27 adaptations entre 1962 et 2021 pour un total de 6 acteurs différents : l’Écossais Sean Connery, l’Australien George Lazenby, l’Anglais Roger Moore, le Gallois Timothy Dalton, l’Irlandais Pierce Brosnan et l’Anglais Daniel Craig. Je passerais volontiers sur les 2 autres acteurs non officiel et vous dire que les films James Bond sur plus de 60 ans, c’est une machine à cash de 7 milliards de dollars, vus à travers le monde par plus de 4 milliards de spectateurs.
Enfin, côté Jeu Vidéo, c’est plus d’une dizaine de titres qui sortiront entre 1983 et 2012, dont le mythique Goldeneye. En 2020, IO Interactive nous annonce qu’il travaille sur son adaptation du personnage et 6 ans plus tard nous y sommes : 007 First Light est enfin disponible.

On retrouve alors un James Bond âgé de 26 ans, dépêché en Islande pour une opération de sauvetage qui tournera mal. Pris en main par le MI6 alors qu’il fait partie de la Royal Navy, il devra alors se conformer aux ordres de son interlocutrice pour espérer survivre. Réussissant sa mission, il se verra alors proposé de rejoindre le programme d’entrainement afin de devenir un espion pour le compte de son pays…
Côté scénario, le synopsis fait maison va s’arrêter là mais jamais une adaptation du personnage n’aura été de la qualité vu dans ce First Light. Si IO Interactive prend certaines libertés (notamment le fond ainsi que la mission en elle même), le studio est conscient qu’il ne doit surtout pas faire n’importe quoi avec le personnage. Tout est là, de M à Q, en passant par les gadgets et MoneyPenny, en passant par la psyché de Bond. Dragueur, téméraire, insolent et doté de son éternel flegme britannique, Bond est irrésistible, comme au premier jour. Balancé dans un contexte cette fois-ci moderne, le personnage va alors subir un lot important d’épreuves qui le forgeront et feront de lui un véritable contrepoids politique et civilisationnel que ce soit virtuel mais renvoyant tout droit à notre société à nous. Certains pousseront des cris d’orfraies (à tort) je vous rassure pour celles et ceux du fond qui ne supportent pas de voir du wokisme sans forcément basculer de l’autre côté de la barrière, rassurez vous : Bond est là et complètement intact, on oublie juste l’époque Brosnan, qui s’enlevait la poussière de son costume après avoir rasé un pays ou deux, pour se rapprocher de l’époque Daniel Craig et son humanité torturée. Je finirais par parler un peu plus du personnage de John Greenway (incarné par Lennie James, qui signe là sa première apparition dans un jeu vidéo, il incarne Morgan Jones dans The Walking Dead), qui joue le mentor de Bond. L’écriture du personnage et le jeu impeccable de l’acteur contribuent énormément quant à mon immense coup de cœur envers le personnage. Rassurez vous, le reste des personnages, qu’ils soient hommes et femmes ne déméritent pas mais j’avais envie de mettre en avant Greenway, sans vous en divulgâcher le pourquoi du comment.


Le scénario donc, est haletant, vous proposant une histoire totalement inédite qui vous fera voyager à travers le monde à la poursuite d’une conspiration menaçant les fondements même du MI6, rappelant furieusement ce qui était raconté dans Pragmata et renvoyant là encore à notre société moderne et ses enjeux actuels. C’est bien écrit, respectant le fond, la forme, les sujets de la saga tout en prenant le temps de construire ce que sera James Bond dans le futur. Mélangeant à la fois séquences d’infiltration mais aussi scènes ultra spectaculaire, 007 First Light emprunte à la fois à Uncharted mais aussi à Hitman tout en nous montrant comment le studio s’est sorti de sa zone de confort, tant en terme de gameplay que de scénario. Si Hitman n’avait pas à proprement de « vrai » scénario ni de narration classique, 007 First Light prend tout le monde à contrepied, de son studio jusqu’à nous, ses joueurs et joueuses. J’ai failli oublier mais le blockbuster de IO, fort de 7 ans de développement et d’une enveloppe de 200 millions de dollars, c’est à dire une broutille dans l’industrie vidéoludique moderne, emporte dans sa besace des acteurs et actrices comme Patrick Gibson (Les Tudors, Dexter), Priyanga Burford, Alastair McKenzie, Kiera Lester, Noemie Nakai, Lenny Kravitz et enfin Gemma Chan, sans oublier le fameux et iconique thème de début, ici appelé First Light et chantée par Lana Del Ray (rien que ça, désolé du peu).
Si les petits plats sont mis dans les grands côté scénario (vous n’êtes tout simplement pas prêt(e)s), le gameplay n’est pas en reste non plus et il s’avère être bien plus profond qu’il ne le parait de prime abord, à tel point qu’une fois le scénario fini, le studio vous invite à vous détendre dans le menu des Opérations Spéciales, où le gameplay prendra le pas dans des missions aussi diverses que variées. Le gameplay et le scénario se servent l’un dans l’autre et n’a qu’un seul leitmotiv : la cohérence entre l’histoire et l’action du joueur. Les sensations, en infiltration et lors des fusillades est sans commune mesure une expérience à vivre soi même. Il est tellement addictif et parfait dans toutes ses strates que je ne sais même pas quel mot je pourrais emprunter pour vous décrire un dixième de que j’ai vécu durant mes 21 heures de jeu (et maintenant 25 heures puisque je m’exige purement et simplement le Platine). Je pourrais toutefois pinailler en vous avouant avoir voulu une petite roulade histoire de me sortir parfois d’une fusillade un peu chaude mais si le studio s’est sorti de sa zone de confort alors je ne verrais pas pourquoi je ne ferais pas l’effort, moi aussi, d’en faire de même et de comprendre le fond du gameplay. Une fois les fondamentaux compris et assimilés (les gadgets vous sauveront toujours), c’est un vrai régal que de foncer sur un méchant, lui décocher un bon coup de genou dans les valseuses, s’emparer de son arme et ouvrir le feu sur ses copains, pour repartir se planquer, recharger ses munitions, bondir en dehors de sa cachette, en se servant au passage en munitions et denrées pour les gadgets. Jouissif, addictif et tellement intelligent qu’on se surprend parfois à laisser tomber à l’infiltration pour rentrer dans le tas et courir comme un fou dingo au milieu des balles.


Développé à l’aide du moteur Glacier, déjà à l’œuvre sur la trilogie Hitman, 007 First Light est absolument magnifique sur PS5 Pro. Ca aurait mérité un mode photo au jour de lancement mais je vais insister là dessus, face à RE Requiem, Pragmata, Saros, et pourquoi pas, soyons fous, Forza Horizon 6, First Light n’a pas à rougir de ses exploits graphiques, que ce soit dans ses nombreux décors (intérieurs et extérieurs) que dans les expressions de visages de ses personnages (en tête Bond). Mention très bien au framerate, un 60 FPS solide, malgré un petit freeze en 21 heures mais mention pas très bien du tout à la connexion aux serveurs du studio. Si le studio lui même le dit très bien lors de chaque ouverture du jeu, je vais moi aussi le redire : First Light peut être accompli en long, en large et même en travers en offline. Néanmoins, si vous souhaitez rester connectés, alors le studio vous proposera d’accomplir des défis ici et là, vous offrant alors des récompenses pour le second mode de son jeu : les Opérations Spéciales. Ces fameux défis se décrochent facilement et ne vous demandent que de jouer. Voilà pour le contexte. Il m’est arrivé très régulièrement lors de mon aventure de me voir infliger un message d’erreur de connexion aux serveurs. Pourquoi j’en parle ? Parce que ce message « poppe » au milieu de l’écran, mettant l’action en pause, cassant dès lors l’expérience. Si ça n’impacte pas lors des phases d’infiltration dont le rythme est plus lent, c’est autre chose quand ça explose et hurle de partout, en pleine fusillade et où je courais de partout pour éviter de mourir.
Que penser de ce premier exercice périlleux de la part d’un studio qu’on attendait pas sur une telle production ? Rien de moins d’une réussite totale et implacable. A tel point que je me mêle aux autres avis de vouloir absolument Patrick Gibson pour les prochains films James Bond par Amazon. Le studio a livré un véritable miracle en nous offrant une adaptation que personne ou presque ne souhaitait mais qui se révèle être d’une totale évidence maintenant qu’elle est disponible dans le commerce. A l’instar de son personnage, grain de sable qui vient foutre en l’air une machine bien huilée, 007 First Light est ce genre de méga production tellement intelligente qui fait un bien fou au joueur que je suis. Que vous aimiez le personnage et son univers comme moi ou alors que vous souhaitez découvrir le monsieur, je ne peux que vous recommander une seule chose : de foncer sur ce First Light. Absolue réussite respectueuse de son univers, son personnage si iconique mais aussi de son joueur, IO Interactive réussi son pari et nous livre une copie plus que parfaite. Si je pourrais pinailler sur l’absence d’une roulade, d’un mode photo et des messages d’erreur qui apparaissent, le reste est tellement haut du panier que le négatif est largement dépassé par les immenses qualités d’une très grosse production qui transpire un soin et un amour de la part de son studio. En espérant que la suite des réjouissances soit de cet acabit et que le studio aille encore plus loin dans le programme qu’il nous a prévu. En attendant, faîtes vous plaisir : jetez vous sur 007 First Light, vous ne le regretterez pas !


Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginer qu’un studio puisse nous proposer une adaptation aussi qualitative du personnage créé par Ian Fleming et pourtant Io Interactive a réussit l’impossible, en nous livrant une œuvre sans commune mesure. Que ce soit son scénario, haletant et nous renvoyant envers nos propres enjeux bien réels, le personnage de Bond, jeté dans une modernité avec ses codes bien précis tout en ne dénaturant pas le personnage mais en le rendant aussi réaliste et humain que ne l’était Daniel Craig, 007 First Light est une copie qui tutoie tellement l’excellence que ses maigres défauts font bien pâle figure face à ses nombreuses et immenses qualités. Le blockbuster de l’été 2026 que vous ne devez surtout pas rater sous aucun prétexte.

- Un scénario haletant, intelligent, avec plusieurs pistes de lectures différentes
- Le Main Thème « First Light », chanté par Lana Del Ray
- Un James Bond humain, transporté à l’ère moderne
- Le personnage de John Greenway
- Graphiquement et techniquement, c’est du très lourd
- Un gameplay beaucoup plus profond qu’il n’y parait
- Une parfaite durée de vie (21 heures en normal)
- Le doublage anglais, du caviar pour les oreilles

- J’aurais aimé avoir une petite roulade
- Une absence notable d’un mode photo au lancement
- Les messages d’erreurs qui poppent en stoppant l’action