
Deux ans après sa sortie sur PS5 et PC, et un an après sa sortie sur Nintendo Switch et quelques semaines seulement sur Xbox Series S|X, Until Then, le visual novel de Polychroma Games, édité par Maximum Entertainment, acclamé par la critique et les joueurs revient avec une extension, nommée Afterimages. Sa sortie est prévue le 18 juin sur PS5, PC, Xbox Series S|X et Nintendo Switch, simultanément, en version numérique et une version complète, incluant le jeu de base et son extension, en édition physique est quant à elle programmée pour le 3 septembre 2026. Après un jeu de base inoubliable, ces deux nouveaux chapitres lui rendent-ils honneur? En amont de sa sortie, j’ai pu terminer Afterimages pour vous en proposer mon test.

| Version | Numérique sur PS5, fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | Environ 6h (+23h du jeu de base) |
| Histoire terminée | Oui |
| Complétion totale | / |
| Difficulté | Unique |

| Genre(s) | Visual Novel, Narratif, Pixel Art |
| Date de sortie | 18 juin 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 6€49 |
| Plateforme(s) | PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et PC |
| Voix | / |
| Textes français | Oui |
| Connexion obligatoire | Non |
Avant de vous plonger dans ce test, je vous invite à (re)lire mon test d’Until Then et vous invite grandement à sauter le pas pour le faire, tant il a été et est toujours un véritable coup de cœur dans son genre. Until Then est un voyage magnifique, percutant et bouleversant.


Nous sommes quelques années après les événements d’Until Then. La pandémie du COVID a pris fin et le retour à la vie normale peut reprendre. Afterimages, grâce à ses deux nouveaux chapitres nous mettra, d’une part, dans la peau de Sofia, fraichement revenue aux Philippines pour une affaire familiale, et Mark, étudiant à la fac très impliqué dans son « orga' » en tant que Vice-Président. Alors que l’une doit faire face à une nouvelle épreuve en étant loin de l’être aimé, l’autre refait sa vie pour aller de l’avant. Mais, chacun de son côté, ils ignoraient que leur passé allait très vite les rattraper.
En termes de narration, Afterimages se voit être bien plus « classique » que le jeu de base, abandonnant sa thématique et son déroulement autour des déjà-vus qui pouvaient parfois nous faire perdre un peu le fil pour être bien plus linéaire et clair dans ses propos. Ce qui faisait toute l’originalité du scénario initial est donc aux abonnés absents pour rendre une copie moins complexe, plus conventionnelle mais toujours en gardant une écriture portée par l’émotion.


Tout en étant drastiquement différent du jeu, ce DLC porte excellemment bien son statut d’extension qui vient étendre l’aventure en nous présentant des personnages plus mûrs, matures, et grandis sans en oublier les fondamentaux de ce qu’était le porte étendard d’Until Then: ses thèmes et la façon dont ils sont abordés.

Une nouvelle fois, Polychroma Games vient donc apporter de l’eau à son moulin hautement narratif avec une extension qui explore de nombreux thèmes dont le deuil et la façon dont il ne nous quitte jamais vraiment tout en apprenant à vivre avec au travers de deux personnages drastiquement différents. Toujours aussi percutant, toujours aussi juste, Afterimages apporte un peu plus de matière à son histoire originale sans risquer de tomber dans le déjà-vu, rajoutant environ 6h à l’aventure principale. Et c’est passé bien trop vite à mon goût. On continue de s’attacher à ses personnages, à suivre leurs épreuves, leurs doutes, leur évolution avec un tel engouement que 6h en paraissent 2 et qu’une fois que le générique défile, on en demande encore, comme si on avait l’intime conviction, à l’image d’Until Then, que ce n’est pas tout à fait fini.
Visual Novel oblige, à l’image d’Until Then, le gameplay d’Afterimages est très minimaliste. Succession de dialogues, quelques phases de déplacement et quelques nouveaux mini-jeux, dont un centré sur le choix des bons mots, seront donc de la partie pour servir ses propos une nouvelle fois, tout en incorporant du gameplay déjà connu, notamment les conversations textuelles par SMS/Chat.
Enfin, Afterimages continue sur sa lancée de rendre hommage à la culture philippines, cette fois-ci en ajoutant, de temps à autres, une expression populaire locale à ses dialogues ainsi que sa signification. Une marque d’immersion supplémentaire.


Si Until Then vous avait déjà marqués à sa sortie, son extension Afterimages en fera de même. Tout en traitant ses thèmes porte-étendard et en en traitant de nouveaux, en suivant des personnages connus et en en apportant de nouveaux, Afterimages continue de nous bouleverser au travers d’une narration plus conventionnelle et moins alambiquée que le jeu initial. Si en cela il peut sembler perdre en identité, il n’en reste pas moins aussi percutant et aussi impactant dans le traitement de ses propos et dans sa narration. Malgré tout, ses deux chapitres et ses 6h n’auront pas suffi à me rassasier. Si c’est une durée de vie plus que correcte pour un DLC, concernant Until Then, c’est bien trop court.

- Une extension qui se transforme en suite…
- Le traitement de ses thèmes toujours au rendez-vous
- Toujours aussi beau
- La culture philippines toujours omniprésente

- Mais bien trop courte, ils me manquent déjà
- Pas de nouveaux trophées/succès (mais c’est du gros chipotage)