
Disponible sur PS5, Xbox Series S/X (ainsi que dans le Game Pass) et PC depuis le 21 mai 2026, Luna Abyss, développé et édité par son studio Kwalee (qui a notamment édité The Precinct) vous propose d’incarner Fawkes, une prisonnière de la structure Luna ayant pour mission d’explorer une mégastructure enfouie dans les entrailles de l’astre. Attention, OVNI vidéoludique que vous ne devez surtout pas rater sous le moindre prétexte. Explications de l’une de mes meilleures surprises de cette année surchargée en hits en puissance.

| Version | Dématérialisée sur PS5 (Pro), fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | 12 heures |
| Histoire terminée | Oui |
| Complétion totale | 37 trophées sur 46 |
| Difficulté | Normale |

| Genre(s) | FPS, Action, Bullet Hell, Plateformes, Science Fiction |
| Date de sortie | 21 mai 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 29.99€ |
| Plateforme(s) | PS5, Xbox Series X|S et PC |
| Voix | Anglais |
| Textes français | Oui |
| Connexion obligatoire | Non |

Au sortir de Saros, l’exclusivité PS5 du moment signée Housemarque, on pourrait aisément penser que sortir un nouveau Bullet Hell est à priori une (très) mauvaise idée. Sauf que si Luna Abyss ne part pas vraiment sous les meilleures auspices (absence de communication pour le mettre en avant, absence de curiosité du public et j’en passe), c’est avec une curiosité de m’aventurer dans des expériences hors des sentiers balisés que j’ai accepté de me charger du test de Luna Abyss, sans savoir de quoi ça parlait ni où je mettais les pieds.
Avec l’expérience qui est la mienne, je sais rapidement repérer quand on me prend pour un imbécile ou quand, bien au contraire, je suis en présence d’une pépite. J’ai l’immense joie de vous dire (et je l’assume) que Luna Abyss est un chef d’oeuvre absolu. Oui, je n’y vais pas pas quatre chemins et je le dit d’emblée.
Mais de quoi ça parle justement me demanderez vous? Dans Luna Abyss, vous atterrissez en prison sur un astre ressemblant à la lune. Vous incarnez une jeune demoiselle qui va se voir renommer en Fawkes. Et comme votre sentence est de 10 000 jours à purger, la proposition faite par votre geôlière (appelée Aylin) de la raccourcir ne va pas tomber dans l’oreille d’une sourde. C’est ainsi qu’en n’ayant pas vraiment le choix, vous allez accepter d’explorer tout un pan inexploré de cette Lune afin d’accomplir des missions, histoire d’alléger votre peine de prison.

Côté scénario, si je n’en dirais pas plus, les inspirations sont nombreuses. J’y ai vu du NieR Automata, du Dante’s Inferno, du 1000 X Resist et un peu de Bioshock. Les thèmes abordés et traités (parfois en profondeur) sont variés et appartiennent tous au champ d’une Science Fiction hard. Les curseurs sont poussés au maximum, aidés par une narration cryptique qui, aux premières heures, fait exprès de perdre le joueur et la joueuse dans des réflexions qui lui ferait un peu fumer le cerveau pour au final tout connecter dans un bloc compréhensible et tellement intelligent. C’est rudement bien écrit, surtout pour un vieux de la vieille que je suis et je me permet de vous dire que Luna Abyss peut s’adresser à tout le monde, que vous ayez l’habitude ou pas du tout de ce genre d’œuvre qui va pousser ses sujets au maximum. C’est génial, c’est bien écrit et je n’ai jamais lâcher la manette avant de savoir si j’avais raison sur des points bien précis (sans en dire trop, oui j’avais compris où la narration souhaitait embarquer le joueur).
Si le scénario, sa narration, sa mise en scène (mélange de cinématiques et de plan fixe avec des choix multiples sans conséquences) tient du génie, nous ne sommes pas en reste avec le gameplay qui mélange bullet hell et plateformes. On pourrait donc penser que Luna Abyss, du moins dans sa partie gameplay, s’inspire des plus grands, Returnal, Doom Eternal et Metroid en queue de peloton. Là encore, c’est un sans faute. C’est nerveux, addictif et complètement jouissif. Si vous avez accompli Returnal et Saros, dîtes vous que c’est à peu près pareil sauf qu’ici c’est en vue à la première personne. Durant vos explorations, vous récolterez vos 4 armes, toutes régies par un système de cooldown en guise de munitions, qui offrira autant d’expériences de gameplay différentes. Vous devrez esquiver les attaques de vos adversaires pour leur renvoyer la politesse en faisant preuve de patience, d’observation et de rapidité. Le gameplay se montre de plus en plus pointu puisque vous pourrez adapter votre stratégie sur le pouce grâce à des facultés supplémentaires comme le fait de pouvoir soit reprendre de la vie ou de faire exploser vos ennemis quand ils seront sur le point de mourir. Ou alors quand vous récupérerez des équipements précis, vous remarquerez alors que les arènes s’adapteront en conséquence, vous permettant alors de vous adapter encore plus. Enfin, vos armes sont régies par une sorte de système de couleur. Par exemple, si vos adversaires ont un bouclier bleu ou violet, vous devrez faire appel à une arme spécifique avant de lui botter les fesses. Néanmoins, petit bémol, j’aurais aimé que cette particularité se rajoute aussi aux boules que vos ennemis vous envoie puisque le code couleur est aussi en vigueur, cela aurait apporter plus de piment aux combats, pourtant déjà addictif.


Toujours côté gameplay, le studio a eu la très bonne idée de proposer le choix de la difficulté, de facile à hardcore, afin de laisser le choix aux joueurs et aux joueuses de pouvoir découvrir l’œuvre a leur rythme. De mon côté, je l’ai accompli en Normal et j’ai noté que plus on avançait, plus ça devenait un peu plus énervé en face. Le jeu, tel que pensé par son studio ne prend pas vraiment le joueur par la main mais a l’intelligence de ne pas le jeter dans la mouise d’entrée de jeu, afin de l’habituer tout doucement aux nombreuses règles de gameplay qui l’attendent pour ensuite monter progressivement le curseur afin de lui offrir une expérience qui va le marquer. J’ai également noter l’intelligence du studio qui respecte les règles qu’il met doucement en place et s’en tient à ça jusqu’au boss de fin. On respecte le joueur, on ne change pas les règles en cours de route et surtout on le laisse s’en sortir en mettant des checkpoints juste avant les gros combats, comme ça en cas de game over, on reprend tout de suite. Le jeu ne se veut être jamais vraiment punitif pour ne pas frustrer ses joueurs et, d’une certaine manière, lui apprendre les subtilités du bullet hell, un genre qui ne se veut pas forcément accessible. C’est là encore un sans faute de la part du studio.
Développé à l’aide de l’Unreal Engine 5 (UE5), Luna Abyss est très propre techniquement parlant. A peine un petit freeze lors de l’un des combats de fin du jeu mais en soit, c’est un sans faute techniquement parlant. Néanmoins, très régulièrement, il s’avère que lors de nos explorations, on se retrouve avec un écran de chargement alors qu’il n’y a pas lieu d’être. Ca surprend un peu et c’est le seul grief que je pourrais vous remonter (autant dire que je chipote très légèrement). Un mot, tout de même, sur les graphismes de ce Luna Abyss. Là encore, c’est juste de la folie furieuse tant le studio est inspiré. Magnifique, inédit dans sa direction artistique et assurant le spectacle partout, tout le temps, Luna Abyss dépayse comme jamais. Un mot, pour finir, sur la bande son. Le studio est là encore plus qu’inspiré en nous offrant une partition achevant de faire Luna Abyss une œuvre bien inédite dans le paysage vidéoludique actuel.



Je l’ai dit en préambule, Luna Abyss est un chef d’œuvre comme j’en vois rarement. La surprise est totale et je fais exprès de vous en dire le moins possible parce que cette fois-ci, je vous ordonne de lui donner sa chance. Bien que ce soit un Bullet Hell, le studio a bien veillé à ce qu’il soit le plus accessible possible, j’en veux pour preuve la touche de l’auto lock (que vous pouvez activer ou désactiver à la volée et même le bloquer dans les options). Sans parler de ses modes de difficultés, ouvrant dès lors l’expérience à n’importe qui. Pour le reste, c’est un sans fautes comme j’en vois rarement. Un prix doux (comptez 29.99€) pour un scénario haletant, brassant des thèmes et des sujets liés à la hard SF, un gameplay addictif et une direction artistique là encore parfaitement travaillée et qui dépayse vraiment. Le seul bémol que je pourrais vous remonter, c’est l’absence d’une version physique, même si je comprend aisément le pourquoi du comment. Le mot de la fin donc : je ne peux que vous recommander chaudement Luna Abyss, tout comme je l’avais fait pour 1000 X Resist (et tant d’autres) parce que oui, j’estime que si on est un(e) joueur(se) de jeu vidéo qui se respecte un minimum, on se doit de s’ouvrir à des expériences telles que ce Luna Abyss.


Mais qu’est-ce qui vient de me tomber dessus ? Luna Abyss est ce genre de découverte qui vient un bien fou. Chef d’oeuvre d’une puissance incroyable, le titre de Kwalee met tous les petits et les grands plats les uns dans les autres pour nous offrir une expérience sans commune mesure. Il est rare que je sois autant enthousiaste quand je vous parle de ce genre d’expérience mais ne vous y trompez pas, Luna Abyss mérite que je vous en parle tous les jours, tant il mérite tous les éloges que je lui fais. Maintenant, la balle est dans votre camp, malgré et j’en ai bien conscience, tous les hits qui nous tombent dessus en ce moment (pour les abonnés aux Game Pass, vous n’avez aucune excuse). Ne passez pas à côté de Luna Abyss, par pitié !

- Un scénario incroyable
- La narration, du même niveau
- Accessible pour tout le monde
- Un gameplay redoutable et addictif
- La bande son
- Son prix, il n’y a pas d’excuse quant à sa découverte
- Une direction artistique, POPOPO
- Une durée de vie plus que parfaite

- Absence regrettable d’une version physique
- Pas de NG +