
Disponible sur PC, Xbox Series S/X et PS5 depuis le 7 mai 2026, WILL: Follow The Light est la première production du studio TomorrowHead Studio. Vous proposant d’incarner Will, un gardien de phare désireux de retrouver son fils, la proposition du titre est simple : vous faire plonger dans une quête ayant des pistes de lecture différentes selon la personne qui souhaite lui donner son attention. C’est parti pour un test qui a vraisemblablement vu la lumière.
« Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière. » Victor Hugo

| Version | Dématérialisée sur PS5 (Pro), fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | 10 heures |
| Histoire terminée | Oui |
| Complétion totale | 50% des trophées (25/35) |
| Difficulté | Unique |

| Genre(s) | Solo, Narratif, FPS |
| Date de sortie | 7 mai 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 29.99€ |
| Plateforme(s) | PS5, Xbox Series X|S et PC |
| Voix | Anglais |
| Textes français | Oui |
| Connexion obligatoire | Non |

Le débat des grosses productions toujours plus longues et fournies en contenu en veux tu en voilà est l’un des débats que j’apprécie le plus. L’industrie adore nous en abreuver (la preuve, Starfield actuellement, où j’ai atteint les 149 heures sur PS5). Certain(e)s parlent de rétention de joueurs, d’autres de quantité corrélée au coût demandé au consommateur, bref personne n’est d’accord sur le sujet et c’est tant mieux. Si je commence ce test par ce sujet précis, c’est pour vous prendre à contre pied et vous plonger dans un contexte, un narratif totalement assumé de ma part. Will Follow The Light est une production courte (10 heures en prenant tout mon temps mais réalisable en moitié moins de temps pour qui ne prendrais pas le temps d’explorer) mais qui restera dans un coin de mon cœur et de ma tête, tout comme un certain Still Wakes The Deep ou bien, soyons fous, Karma The Dark World.
L’histoire, la narration, la mise en scène, le rythme de Will Follow The Light se veulent classiques et ne sortira jamais de ce que je peux voir de mes habitudes de joueur aimant également le cinéma et les séries TV. Mais, tout comme Still Wakes The Deep, ce que le studio a à dire au travers de son œuvre (qui se sert donc de son œuvre comme une tribune en quelques sortes) vaut, pour moi, le détour. Vous parler de WILL: Follow The Light en détail serait, d’une certaine manière, vous la divulgâcher. Alors le laps de temps entre l’avoir fini et commencer à écrire ce test m’aura fait prendre la décision suivante : ne rien vous en dire. Juste le postulat de départ : vous incarnez Will, un gardien de phare, qui se lance à la poursuite de son fils. La raison ? Je n’en dirais rien. Le cadre de l’aventure, je garderais le silence. Parce que j’ai aimé le découvrir par moi même et en quelques sortes, moi testeur, j’ai une certaine responsabilité vis à vis de vous, qui êtes en train de me lire.


Tout au long de son aventure, WILL: Follow The Light égayera votre aventure (si je peux le dire de cette façon) de collectibles en tous genres, d’énigmes également mais sa véritable force, c’est le fait de vous proposer de vous faire faire du bateau où il faudra gérer votre grand voile et votre navigation. Bien entendu, nous ne sommes pas non plus dans Assassin’s Creed Black Flag, Sea Of Thieves ou Skull & Bones mais le gameplay est suffisamment poussé pour vous donner l’impression d’être réellement aux commandes de votre petite embarcation.
Côté graphismes, vous le verrez bien assez vite dans mes captures d’écran maison, WILL: Follow The Light est vraiment superbe, surtout les intérieurs, qui regorgent de plein de détails servant l’immersion mais également (et surtout) son ambiance unique. J’ai vite été happé et sans m’en rendre compte, je me suis surpris à prendre le temps d’observer ici et là. Un mot coté technique, bien qu’il ne soit pas optimisé PS5 Pro, je n’ai vraiment rien à dire. En 60 FPS, je n’ai pas eu de ralentissements ni de freezes, un sans faute donc. Si vous ne pouvez pas vraiment partir à l’aventure (les moments en bateaux sont vraiment d’aller à un point A à B, sans sortir de la route « imposée », le fait est que ce soit encadré n’est pas une mauvaise chose selon moi. Vous êtes plongés dans un narratif et vous n’en sortez pas pour aller farmer des petites fleurs. Et c’est vraiment ce que j’adore le plus avec ce genre d’œuvres.

Quand on est à la fois testeur de jeu vidéo et joueur, on a tendance à vouloir jouer à tout, dans la mesure du possible bien entendu. Cela m’a permis au fil du temps qui passe de voir énormément de chef d’œuvres et de productions un peu moins percutante (disons le comme ça). Quand je me plonge dans ce genre d’œuvre auquel est rattaché WILL: Follow The Light, je peux, en quelques sortes, faire souffler le cerveau. Je suis là pour suivre une histoire qui va prendre son joueur par la main pour lui raconter un narratif, avec un début, un milieu, une fin et son lot de rebondissements. Parfois ça ne fonctionnera pas parce que c’est mal écrit ou que ce qui est raconté ne mérite pas notre attention et parfois, tout va s’emboîté pour faire un bloc parfait, avec une histoire classique mais dont le message sous jacent est tellement maitrisé que l’œuvre marque et reste en tête après sa découverte et sa complétion. C’est le cas de WILL: Follow The Light qui réussi, sur moi, sa mission.
Il n’y a parfois pas besoin d’en faire des caisses pour réussir à divertir. Une bonne histoire, une bonne narration, un message qui fait mouche. Pas besoin de quêtes principales, secondaires, annexes, de boucle de gameplay surchargée à outrance. Juste une maitrise de son sujet de la part de son studio et la mission est réussie. Et c’est exactement ce qui s’est passé pour ce WILL: Follow The Light. C’est classique, une façon de raconter une histoire au travers du médium qu’est le Jeu Vidéo conventionnel et sans vouloir renverser la table mais c’est tellement maitrisé, l’histoire est tellement intéressante à suivre qu’on a tendance à occulter les « défauts » pour suivre une histoire qui respecte son joueur et sa joueuse. Si vraiment je devais être négatif envers le jeu, je pourrais évoquer les énigmes qui sont répétitives dans leur conception mais en ce qui me concerne, c’est là un faux débat puisque je n’ai rien vu de particulièrement choquant lors de sa complétion.


Vous l’avez certainement compris, Will Follow The Light est une œuvre qui m’a fait du bien tant elle m’a transporté dans son univers et son cadre, servant une histoire classique dans son déroulé mais qui est très bien écrite. Si vous cherchez une œuvre narrative pour éteindre votre cerveau entre deux gros AAA qui vous mangent votre vie sociale, WILL: Follow The Light est peut-être le genre de production que je me permets de vous recommander de toute urgence. Malgré des défauts qui pourrait contrarier n’importe qui d’un tantinet exigeant, WILL: Follow The Light réussit sa mission sur moi. De plus, l’intelligence du studio, au travers de l’écriture, de proposer des pistes de lecture selon la personne qui découvre l’œuvre traduit, selon moi, qu’il me faudra surveiller un peu plus ce que fera le studio à l’avenir, tant cette première production me marquera comme Karma et Still Wakes The Deep, pour ne citer que des œuvres ayant le même genre (ou presque).




Entre deux (très) grosses productions, avoir la chance d’en accomplir une qui soit courte, marquante et d’aussi grande qualité qu’est ce WILL: Follow The Light est un mets de choix dont je n’ai pas gâché la moindre miette que ce soit. Si l’on pourrait parler de ses défauts, j’estime que ses immenses qualités prend le pas, pour nous proposer le genre d’œuvre qui fait beaucoup de bien au joueur que je suis. Une bien belle réussite qui restera dans un coin de mon cœur dorénavant.

- Un cadre inédit
- Un scénario bien ficelé, qui se laisse suivre avec un immense plaisir
- Graphiquement solide
- Une parfaite durée de vie
- Le genre d’œuvre qui fait du bien

- Je n’ai pas de point négatif à vous remonter