
Garfield a toujours la cote et ce alors qu’il approche à grands pas de son demi-siècle! Après un party game en 2022 (Garfield Lasagna Party) et un jeu de kart en 2025 (Garfield Kart 2 : All you can drift), le plus célèbre des chats mangeurs de lasagnes est de retour dans un nouveau jeu: Garfield: Escape from Monday. Cette fois-ci il adopte le jeu de plateformes, un genre qu’il n’avait pas réexpérimenté depuis 2007 avec Le Cauchemar de Garfield sur Nintendo DS. Pour cette nouvelle production, Microids missionne OSome Studio, studio lyonnais, grâce à son expertise sur le genre mais aussi sur les adaptations de BD. Le studio compte dans son palmarès les derniers jeux dédiés à nos gaulois préférés, Astérix et Obélix (de XXL 2 à XXXL) et Les Schtroumpfs 1 et 2. Disponible le 24 septembre sur PS5, Xbox Series S|X, Nintendo Switch et PC, que faut-il attendre de Garfield: Escape from Monday? Réponse dans ce test qui a les crocs!

| Version | Numérique sur Xbox Series X, fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | A peine plus de 9h |
| Histoire terminée | Oui |
| Complétion totale | 59% des succès débloqués (Tous les niveaux principaux et secondaires terminés) |
| Difficulté | Unique |

| Genre(s) | Aventure, Plateformes |
| Date de sortie | 24 septembre 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 29€99 |
| Version physique | Oui (39€99) |
| Plateforme(s) | PS5, Xbox Series S|X, Nintendo Switch, PC |
| Voix | Français |
| Textes français | Oui |

Alors que Garfield écoute paisiblement une émission culinaire pendant sa sieste, un terrible cauchemar s’abat sur lui: le voilà propulsé dans un monde où règne le Chef Monday qui a bien décidé de lui en faire voir des verts et surtout des peu appétissants: des légumes. Il va donc devoir s’échapper de cet affreux univers sans sucre et sans gras à tout prix quitte à devoir sortir de sa routine de paresse habituelle.
Un scénario somme toute tout à fait classique mais qui ne casse aucunement l’identité de la BD originale et reste, de ce fait, à l’image de ce que l’on connait de Garfield, terriblement drôle, les vannes fleurissent à tous les instants, bref c’est du Garfield tout craché. L’humour est légion, et surtout il respecte les codes de l’œuvre originale de Jim Davis en brisant le quatrième mur à de nombreuses reprises. De plus, OSome Studio et Microids ont pu compter sur la présence de Gérard Surugue, voix emblématique de Garfield dans la série d’animation Garfield et Cie de 2008 à 2015. Une VF réussie bien qu’il soit le seul comédien de la série à avoir rejoint le projet. Il donne la replique à Alexandre Nguyen (Prompto dans FF XV, Akito dans Ghostwire Tokyo) mais aussi à Anaïs Delva (Elsa dans La Reine des Neiges, Judy Alvarez dans Cyberpunk 2077) et Jérémy Prevost (Vergil dans DMC: Devil May Cry et Réno dans FF VII Remake et Rebirth). Un casting de doublage cinq étoiles qui respecte à la perfection le matériau d’origine et ses personnages sans rien dénaturer et surtout en s’imposant.
Si le scénario ne casse pas trois coussinets à un chat, il n’en reste pas moins efficace dans ce qu’on lui demande: nous faire voyager dans l’univers de Garfield, avec les situations ridicules qui vont avec et les répliques absurdes mais qui donnent toujours le sourire pour transformer le tout en un jeu chill et sans prise de tête.


Pour ce qui est du gameplay, ne vous attendez pas à une révolution non plus. Il opte ici pour des niveaux en 3D tout ce qu’il y a de plus classique. Le but est simple atteindre les écrans de télé d’arrivée pour passer au niveau suivant et ce jusqu’à la fin. On saute, on roule, on écrase nos ennemis (des tomates, des flans, et autres piments), on récupère des snacks pour nous soigner (ou juste parce qu’on a faim), on part à la chasse aux lasagnes (à la façon dont on cherche les étoiles dans Mario) et on bat quelques boss (des personnages emblématiques de la BD comme Squeak). Le petit surplus c’est la présence de costumes (là encore une mécanique très largement inspirée de Mario) qui vont permettre à Garfield de se déplacer différemment (par exemple, le costume de poule va lui permettre de s’envoler).
Classique, efficace, pas plus, pas moins, le tout au travers de 3 mondes et à peine moins de 50 niveaux en tout, incluant niveaux principaux et secondaires. Chaque monde à son propre univers, ses propres décors, ses propres obstacles, son propre bestiaire et son propre costume.

Et c’est là que ça se gâte un peu. Si Garfield: Escape from Monday fait bien tout ce qu’il entreprend dans son genre et dans l’œuvre qu’il adapte, il ne manque pas de se prendre les pattes dans le tapis. Le premier reproche que l’on peut lui faire c’est sa répétitivité. Oui, c’est inhérent au genre mais là où certaines productions s’en sortent mieux pour estomper cet effet, OSome Studio a malheureusement mis les deux pieds dans le plat de lasagnes pour l’accentuer. Comptez très grossièrement une moyenne de 15 niveaux par monde (niveaux secondaires inclus) ce qui est dans la tranche haute du genre. Si on peut aisément comparer ce chiffre à Astro Bot ou Super Mario 3D World qui avoisinent assez facilement ce chiffre selon leurs mondes, le problème de Garfield: Escape from Monday c’est l’absence de réelle diversité dans son level design. On fait plus ou moins toujours la même chose sans réelle prise de risque et surtout sans réelle difficulté. Là où on aime les coups d’adrénaline et les moments d’urgence, le jeu d’OSome Studio reste relativement lent tout au long de son aventure.

Ajoutez à cela seulement 3 costumes (un pour chaque monde) et donc seulement 3 mécaniques différentes, le jeu manque cruellement d’une réelle évolution dans sa boucle de gameplay. Et c’est dommage, parce qu’il est loin d’être mauvais, il est d’ailleurs très accessible mais finalement peut-être un peu trop pour les aficionados du genre. Cela étant dit, le jeu propose 2 modes de jeu: le mode classique et le mode contre-la-montre mais encore faut-il ne pas avoir été rassasié après avoir vu les crédits défiler. En ce qui me concerne, j’aurais préféré un peu plus de diversité dans son contenu: plus de mondes, moins de niveaux par monde, et surtout une utilisation des costumes plus éphémère (globalement, dès lors où vous portez le costume vous ne pouvez pas le quitter jusqu’à la fin du niveau).
Autre petit défaut, la maniabilité de certaines mécaniques dans le troisième monde. Qui a validé ça? Qu’il se dénonce, faut qu’on discute. Blague à part, si effectivement la maniabilité est d’une précision presque déconcertante que cela soit dans les sauts, le dash et autres joyeusetés liés aux costumes (que je ne vous dévoilerais pas), le troisième costume vous propose de faire un petit tour de rodéo, sur des aubergines et des côtelettes. Si pour les premières tout se passe globalement pas si mal, le maniement des côtelettes est un peu plus…chaotique? Approximatif? Les deux? En tout cas, on a pas été trop copines elles et moi, le temps que ça a duré.
Visuellement, le jeu se sert de l’éternel Unreal Engine. Globalement le jeu est très joli, surtout très coloré et s’habille d’un très joli cel-shading qui donne le sourire avec ses décors gourmands (n’y jouez pas si vous êtes au régime). Là encore, son seul véritable défaut c’est le manque de diversité au sein même de ses mondes et niveaux, il reste sur les rails d’une direction artistique certes réussie mais qui peut manquer d’un peu de folie et de prise de risque.


Si vous aimez Garfield, son humour, son univers et sa gourmandise, nul doute que vous aimerez vous plonger dans cette nouvelle adaptation. Garfield: Escape from Monday est un jeu de plateformes sympathique, classique et efficace avec un humour décapant qui vient remettre Garfield et compagnie sur le devant de la scène vidéoludique en cette année 2026. Si j’y ai passé un très bon moment, chill, et sans prise de tête, il n’en reste pas moins imparfait, certes comme tout autre jeu. Néanmoins, sa répétitivité lui fait malheureusement énormément de tort et c’est franchement dommage. Il s’adressera plus facilement à un jeune public et néophyte qu’aux habitués du genre qui cherchent un peu plus de défis.

- Garfield, un classique de la BD
- L’humour et les codes de la BD toujours présents
- Gérard Surugue, une voix emblématique
- Un très joli cel-shading
- Des mondes colorés et gourmands

- Une répétitivité qui s’installe assez vite
- Trop peu de costumes
- Manque de variété de le level design
- Les niveaux sont assez lents
- Le maniement des côtelettes c’est pas possible