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[ Dossier ] Dynasty Warriors 25e anniversaire – Retour sur une saga culte du jeu vidéo

YoannRatcliffe25 septembre 202625 septembre 2026

Si la série sort son premier épisode en 1997, il faudra attendre l’an 2000 avec le second opus pour que la saga phare de Koei Tecmo ne commence à inscrire ses lettres de noblesses au panthéon du jeu vidéo. Au travers de ce dossier, je vous propose de revenir longuement sur ce qui fait de Dynasty Warriors, la saga qui a su inventer un genre à elle toute seule : le Musou. Retour sur plus de 25 ans d’existence pour une saga qui a su garder sa fougueuse jeunesse durant tout ce temps.

Sommaire

  • Première partie
    • Les origines d’une saga devenue mythique
    • L’histoire des Trois Royaumes
  • Deuxième partie
    • Les épisodes principaux
    • Dynasty Warriors
    • Dynasty Warriors 2
    • Dynasty Warriors 3
    • Dynasty Warriors 4
    • Dynasty Warriors 5
    • Dynasty Warriors 6
    • Dynasty Warriors 7
    • Dynasty Warriors 8
    • Dynasty Warriors 9
    • Dynasty Warriors Origins
  • Troisième partie
    • Les spin-offs
    • Le film
  • Conclusion

PREMIERE PARTIE

Les origines d’une saga devenue mythique

Développé par le studio Omega Force et édité par Koei Tecmo, Dynasty Warriors voit le jour avec son premier opus en 1997 et avant de devenir une franchise à part entière, ce n’est qu’un spin-off d’une autre licence de Koei: Romance of the Three Kingdoms (une série de jeux de stratégie en tour par tour qui a vu le jour en 1985). A sa naissance en 1997, Dynasty Warriors est à Romance of The Three Kingdoms ce que Persona est à Shin Megami Tensei, un spin-off qui deviendra une franchise à part entière au fil des épisodes. A ce stade de l’histoire, on ne parle pas d’un genre, le Musou, ou 1 contre 100 puisque le premier opus était un jeu de combat ! On y retrouve toutefois les personnages emblématiques (Lu Bu et consorts) mais en un contre un avec l’enrobage de la guerre des Trois Royaumes. Il faudra attendre 3 ans et l’an 2000 pour que le genre naisse avec Dynasty Warriors 2, aussi appelé au Japon : Shin Sangoku Musō. C’est donc, tout doucement, avec le second opus, que le genre du Musou naitra et perdurera jusqu’à notre époque. Un protagoniste, incarné par le joueur (ou la joueuse), contre une ou des armées entières, représentées à l’écran par des centaines de PNJ en temps réel, le but étant toujours de contrôler le champ de batailles et d’orienter le cours de la guerre en maintenant le statu quo pendant que l’on combat. Pour se faire, il faudra affaiblir le moral adverse (représenté à l’écran par une barre de « vie »), en reprenant le contrôle des camps ennemis, tout en veillant à ce que le moral de notre armée reste élevé. Nous sommes toujours en 2000 et Dynasty Warriors 2 nous fait incarner 9 personnages différents et nous raconte l’histoire des Trois Royaumes (Wei, Shu et Wu) en guerre les uns contre les autres pour le contrôle de la Chine toute entière. Le gameplay, à l’époque, se voulait être un hack’n slash en 3D et en temps réel.

Chacun des neuf personnages que l’on pouvait incarner possède chacun leur propre arme, et chacun disposait de leur propre compétence spéciale. De plus, il était possible de parer, d’esquiver et de monter à cheval pour parcourir le champ de batailles à toute vitesse. Une attaque spéciale, la fameuse attaque « musou », qui créera plus tard le genre tout entier, est disponible lorsque la jauge associée est remplie, et permet d’attaquer simultanément tous les ennemis à proximité. Enfin, il était possible de réaliser des combos aériens, d’étourdir les ennemis et d’enchainer plusieurs combos.

Le jeu incluait quelques éléments de stratégie : certains ennemis disposaient de la capacité d’appeler des renforts et d’autres, les généraux, maintiennent le moral des troupes, c’était les ennemis dit prioritaires, qui devait être la préoccupation principale du joueur. Au début de chaque niveau, il était possible de visualiser la carte de la zone, sur laquelle la position et le nombre des ennemis étaient indiqués.

Nous sommes en l’an 2000, sur PlayStation 2 et Dynasty Warriors avec son second opus impressionne alors la presse spécialisée de l’époque. Mais il faudra attendre l’année suivante pour que Dynasty Warriors explose enfin et ne crée à lui seul tout un genre bien à part du jeu vidéo moderne, et dont Koei Tecmo et Omega Force ont aujourd’hui encore, 25 ans plus tard, le monopole (il y a bien Ninety Nine Nights qui a tenté le coup en 2005 sur Xbox 360, en vain, et ce malgré une suite en 2010) avec un épisode qui scellera pour de bon le destin de la saga : Dynasty Warriors 3 (expliquant ainsi qu’il aura droit à sa version remasterisée prévue le 1er octobre 2026). Mais avant ça, parlons de la Guerre des Trois Royaumes, qui sera la seule et unique histoire racontée au travers de l’ensemble des opus principaux de la saga.

L’histoire des Trois Royaumes

Pour comprendre l’aura de la saga Dynasty Warriors, il faut s’intéresser à ce qu’elle raconte. Elle a toujours eu à cœur de raconter la même histoire : celle des Trois Royaumes. Adaptée du roman du même nom, on retrouve toujours la même trame : Les armées de Wei, Shu et Wu qui se livrent une guerre implacable pour diriger la Chine.

Egalement traduit par le Roman des Trois Royaumes ou Chronique des Trois Royaumes, Les Trois Royaumes est un roman historique chinois attribué à Luo Guanzhong, et rédigé au XIVe siècle, à la fin de la dynastie Yuan et au début de la dynastie Ming. Il est l’un des romans les plus longs et les plus anciens de l’histoire chinoise avec plus de 800 000 mots en cent-vingt chapitres.

Les Trois Royaumes mêle faits historiques, stratégies militaires, intrigues politiques et portraits héroïques, tout en véhiculant des valeurs telles que la loyauté, la justice, le bien, le mal, la trahison, mais aussi l’amitié ou l’amour (au sens large du terme d’ailleurs). Il couvre la période troublée allant de la chute de la dynastie Han (vers 184) à la réunification de la Chine sous la dynastie Jin (280), en axant ses propos autour de la lutte entre les trois grands royaumes rivaux de Wei, Shu et Wu. Le roman met en scène des figures emblématiques comme Liu Bei, Cao Cao, Zhuge Liang, Guan Yu ou encore Sun Quan, devenues des archétypes dans l’imaginaire collectif chinois. Le roman a exercé une influence durable sur la culture chinoise, aussi bien dans la littérature que dans le théâtre, la télévision, le cinéma, la bande dessinée mais également le jeu vidéo. Il est régulièrement étudié pour sa portée littéraire, historique et philosophique, et continue de faire l’objet de nombreuses adaptations et interprétations en Chine.

Si je ne vais pas me lancer dans l’intégralité de l’histoire du roman des Trois Royaumes, il faut savoir que tout commence toujours par l’insurrection des Turbans Jaunes, qui est le point de départ, ou si vous préférez, l’étincelle qui met le feu aux poudres. Cette prise par les armes de simples paysans fera tomber (in)directement la dynastie Han. Dans un contexte où certains en sont sortis affaiblis, enhardis, généreusement récompensés ou alors sans aucune reconnaissance d’aucune sorte, le temps du chaos et des guerres est ainsi arrivé. De la coalition contre Dong Shuo au sort réservé à Lu Bu, l’ascension de Cao Cao, les batailles de Chang Ban et de Chi Bi (sans parler de toutes les autres qui suivront) pour arriver à la fin du conflit qui durera des années, le récit couvre énormément d’évènements marquants comme les batailles de la porte de Si Shui ou celle de la porte de Hu Lao pour ne citer que les deux faits les plus marquants. Chacun des épisodes de la saga Dynasty Warriors se chargera de retracer le plus fidèlement possible l’intégralité des évènements de l’histoire des Trois Royaumes avec un soin maladif et une fidélité exemplaire mais aussi en tenant compte des spécificités techniques de chaque génération, puisque la saga a tout de même connu cinq générations de consoles différentes.

De plus, chacun des opus de la saga vous fera incarner de véritables personnages ayant vraiment existés mais toujours avec un souci de vouloir les romancer et les rendre un peu plus que ce qu’ils étaient dépeints dans le récit des Trois Royaumes. Par exemple, si Lu Bu était décrit comme un être redoutable, perfide et presque maléfique, les différents opus de la saga ont tous voulu pousser un peu plus le trait pour le rendre encore plus « détestable » qu’il ne l’était véritablement. Inversement, des personnages comme Cao Cao (il faut le prononcer Tsao Tsao) sont dépeints dans les différentes itérations de la saga comme un personnage sans failles ni reproches alors que dans le récit original, il était bien plus « humain » que ça. Si je ne me lance pas dans une description complète de chacun des protagonistes et antagonistes, c’est avant tout pour vous proposer une lecture la plus agréable possible en m’attardant avant tout sur chacun des opus principaux de la série.

L’Histoire des Trois Royaumes fait partie intégrante de l’identité même de Koei Tecmo et ce derrière des genres bien différents. Romance of The Three Kingdoms, une série de jeux de stratégie, voit le jour en 1985, suivi par Dynasty Warriors en 1997, toujours sur fond des Trois Royaumes, passant du jeu de combat au Musou, sans oublier Kessen (2000) et Kessen II (2001), des jeux de stratégie en temps réel (STR) pour finir par un autre genre, plus récent, le Souls-Like avec Wo Long, de la Team Ninja. Un premier épisode, Wo Long: Fallen Dynasty, voit le jour en 2023 et sa suite, Wo Long 2: Wings of Ember, est déjà programmée pour le début d’année 2027.

DEUXIEME PARTIE

Les épisodes principaux

Dynasty Warriors (1997, PlayStation 1)

Sorti en 1997, en exclusivité PlayStation, le tout premier opus de la saga était un jeu de combat en un contre un. Pour l’époque, le genre n’était absolument pas né et on ne parlait pas de Musou, d’armée d’un seul homme contre des armées entières. Il adapte pour la première fois le fameux récit des Trois Royaumes et proposait 13 personnages différents à incarner et se finissait toujours par vous faire affronter Lu Bu. La particularité du gameplay étant que les personnages ne se battait pas à mains nues mais avaient tous leurs propres armes et vous aviez la possibilité de faire des parades et des parades parfaites dans des décors en 2D avec des personnages en 3D.

Dynasty Warriors 2 (2000, PlayStation 2)

La légende de la saga commence doucement avec ce second opus. On y incarne alors 9 personnages différents, toujours dans la guerre des Trois Royaumes (pour rappel : Wei, Shu et Wu) dans des décors en 3D et en temps réel. Du début de l’insurrection des Turbans Jaunes jusque la bataille des plaines de Wu Zhang (qui scelle le destin de Zhuge Liang), c’est donc sur 8 niveaux que vous découvrirez une large partie (mais pas l’intégralité) du récit. C’est aussi l’occasion pour le studio de nous présenter 14 nouveaux personnages, certes non jouables, mais qui rejoignent officiellement la galerie. Dans le gameplay, on assiste alors aux prémices du genre Musou. Un mode scénario, qui vous permet d’accomplir son histoire et un mode libre qui vous proposera de rejouer les niveaux mais avec un autre personnage. On parle déjà d’un personnage (le vôtre) contre une armée adverse (représentée par des centaines de PNJ à l’écran). Le but pour gagner est simple : assécher la barre de morale adverse avant la vôtre pour gagner la bataille en cours. Pour se faire, il faudra accomplir des objectifs comme prendre le contrôle d’un camp ennemi, battre un général adverse mais aussi faire le ménage des armées ennemies dans des combats qui vous proposent d’exécuter des combos et de déclencher votre fameux coup ultime : le Musou.

Dynasty Warriors 3 (2001, PlayStation 2, Xbox)

Nous sommes un an plus tard et Oméga Force, édité par Koei au Japon et chez nous par THQ viennent alors de rentrer dans la légende en ayant créer avec cet opus, un genre dont seul le studio maitrise, même encore 25 ans plus tard. Si le second opus était une tentative timide (mais honnête) de proposer une nouvelle expérience aux joueurs, ce troisième opus est celui de la révélation et de l’aboutissement, autant pour le studio que pour la série toute entière.

Un véritable tour de force de la part du studio sort donc en 2001 : il introduit un mode 2 joueurs en écran scindé et afin de lutter contre le sentiment de répétitivité ressenti par les joueurs dans l’opus précédent, un véritable travail de scénarisation est abattu de la part du studio, puisque ce troisième épisode contient un certain nombre d’éléments réels et fictifs, qui, je vous le rappelle, parlent toujours de la guerre des Trois Royaumes. Cette fois-ci, la galerie de personnages « JOUABLES » est étendue, puisque nous pouvons incarner 41 personnages. De nouveaux lieux de combats sont ajoutés. De nouvelles armes, attaques, combos sont introduits afin d’offrir une expérience totalement nouvelle pour le joueur. Le moteur graphique est mis à jour, histoire d’immerger le ou les joueurs du mieux possible grâce à des décors et des textures retravaillés.

Au niveau de l’ambiance, une bande son techno rock ainsi qu’un doublage français est proposé par chez nous ! Pour l’anecdote, le doublage français est assuré en Allemagne et on retrouve au casting des noms comme Etienne Gillig, Yves Vatin-Perrignon, Olivier Tomaso, Patric Pouly, Alex Brasseur, Simon Bakhouche, Pierre-Jean Charbert, Sophie Ostria, Mireille Damon, Anouk Charlier, Fréderique Alphant, Ozzy Rhageb, et Philippe Saniez. Enfin, la traduction pour la France est assurée par Magali Rouyer.

Ce troisième opus contient 4 modes de jeu distincts : le mode Musou, qui est le mode histoire. Le mode libre, qui permet à son joueur de rejouer les niveaux, avec le personnage qui lui plaira. Le mode versus quant à lui permet de tout calibrer comme il nous plaira afin de « réécrire » une partie du récit qui vous permet d’y jouer contre votre ami en local. Et enfin le mode défis qui nous propose de relever des défis divers comme gagner une bataille sur un temps donné ou d’accomplir un certain nombre de KO le plus rapidement possible.

En ce qui concerne le mode histoire, qui peut se parcourir en solo, en coop ou en face à face avec son copain (ou sa copine). Il commence toujours par l’insurrection des Turbans Jaunes et se finit comme le précédent opus, par la bataille des plaines de Wu Zhang.

J’aborde également le gameplay, puisque même si il a été revu et un peu corrigé, il reste sensiblement le même que le précédent épisode. Vous réalisez des combos avec votre arme et une fois que votre jauge de Musou est pleine, vous pouvez la déclencher afin de réaliser une attaque dévastatrice qui va alors ravager les rangs ennemis. Vos objectifs restent identiques : faire le ménage dans les armées ennemies tout en veillant sur notre propre camp. On ramasse toujours des denrées consommables qui restaurent notre barre de vie et/ou de musou, on peut toujours se déplacer à cheval afin de se rendre à toute vitesse dans un coin précis de la carte. Pour la première fois de la saga, des éléments de RPG sont ajoutés afin de fluidifier un peu plus l’expérience du joueur. Que ce soit les personnages ou leur arme, tout est régi par un système de niveaux à prendre dans les différents modes afin de repartir avec de l’expérience en échange de nos faits et gestes.

Un an après la sortie de Dynasty Warriors 3, en 2002, Omega Force introduira le tout premier Xtreme Legends de l’histoire de la saga. Les Xtreme Legends sont des grosses extensions, proposées en physique, mais dont vous aviez besoin de la version du jeu de base pour accéder a ce contenu supplémentaire. Le Xtreme Legends de DW3 introduisait alors un pan supplémentaire de l’histoire, basé sur Lu Bu (et son armée). En plus de ça, il vous offrait de nouvelles armes, de nouveaux objets, de nouvelles cartes, des niveaux de personnages et d’armes en plus. Enfin, Dynasty Warriors 3 (et son extension Xtreme Legends) reviendra en 2026, le 1er octobre pour être précis, dans une remasterisation complète afin de fêter comme il se doit les 25 ans de la série, tout simplement nommée Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered.

Dynasty Warriors 4 (2003, PlayStation 2, Xbox et PC)

On reprend les mêmes (ou presque) et on recommence ! Cette fois-ci, le studio se repose sur ce qu’il a appris du précédent opus mais va axer ses efforts sur le soin apporté à la narration du mode Musou (histoire). Il proposera alors un mode scénario qui sera le plus fidèle possible à la « véritable » histoire des Trois Royaumes et supprimera dès lors pratiquement tous les éléments fictifs qu’il avait introduit dans le précédent opus. Je précise toutefois que seule la présence de certaines femmes qui ne sont pas dans le récit original sont encore de la partie dans l’histoire. Le mode Musou commence toujours par l’insurrection des Turbans Jaunes pour se finir à la bataille de la porte de Hu Lao.

Petite spécificité de cet opus, vous pouvez accomplir les scénarios de chacun des Trois Royaumes indépendamment, dans un ordre bien précis (vous commencez par faire le scénario du camp de Shu, puis Wei et enfin Wu). De plus, vous pourrez également accomplir l’histoire vu par un regard différent selon le personnage que vous jouerez (par exemple, si vous incarnez Lu Bu, Nanman ou les Turbans Jaunes) qui ajoutent énormément de contenus et d’heures supplémentaires, rien que pour le mode solo qui pouvait toujours être parcouru en coop ou contre un copain copine !

Une petite nouveauté dans le gameplay fait son apparition, celui de « verrouiller » un général ennemi pour se battre contre lui sans avoir d’autres PNJ en même temps dans les pieds. L’issue de ce combat en un contre un pouvait littéralement décider du sort de la bataille puisque si vous remportiez le combat, vous pouviez faire plier le sens de la bataille à vous tout seul (et inversement, si vous perdiez, c’était le Game Over assuré).

Une fois le mode scénario accompli, le jeu vous permet de jeter votre dévolu sur d’autres modes autres que celui du scénario, comme le mode libre, qui pouvait s’accomplir en solo ou en coop. Le but étant d’accomplir à nouveau une bataille précise en incarnant un autre personnage que celui imposé par le mode scénario afin de « farmer » ses niveaux de personnages et d’armes (par exemple).

Le mode défi est toujours de la partie et vous proposera d’accomplir toute sorte de défis, comme le précédent opus. Le mode versus, quant à lui, vous permettait d’affronter votre ami dans des scénarios originaux et revisité pour l’occasion. Et enfin, le mode édition, l’une des nouveautés de cet opus, vous permettait de crée votre propre personnage, avec sa propre armure et ses propres armes afin de le faire combattre dans les autres modes de jeu (y compris le mode Musou).

Quant au reste, la formule n’évolue sensiblement pas et propose toujours un doublage français. Pas de réel bouleversement de la saga mais une continuité dans l’exécution de l’expérience du joueur est proposé.

Pour finir, l’extension Xtreme Legends (sorti aussi en 2003) vous proposera des modes, des niveaux, des batailles, des armes en plus. C’est toujours proposé sous forme d’Add-on autonome mais rassemble sur la galette l’intégralité du contenu de la version originale (on peut parler de version GOTY ou Définitive avant l’heure).

Nous sommes en 2004 et Koei nous propose alors Dynasty Warriors 4 Empires. C’est toujours Dynasty Warriors 4 mais cette fois-ci, vu par le prisme de la stratégie au tour par tour. Pour vous donner un ordre d’idée, vous pouvez cette fois-ci décider d’aller ou non sur le champ de bataille. Si oui, vous vous farcissez la bataille. Au retour de la bataille, un tour va alors passer et vos compagnons d’armée vous feront à tour de rôle deux propositions comme soigner votre armée ou vous allier à un général jusqu’à présent ennemi. Néanmoins, n’espérez pas ce souci de stratégie une fois sur le champ de bataille puisque tout se décide en dehors, entre chaque bataille.

Et enfin, clou du spectacle pour ce 4ème épisode, c’est la proposition de l’opus Dynasty Warriors 4 Hyper à destination du PC qui regroupe alors le contenu du 4ème épisode et son extension Xtreme Legends à destination seule du PC et c’est… Tout.

Dynasty Warriors 5 (2005, PlayStation 2 et Xbox)

Dynasty Warriors 5 va, dans son mode solo, opérer une nouveauté scénaristique en abandonnant sa narration par armée et se concentrer cette fois-ci sur chacun de ses personnages. Vous vivrez donc l’histoire des Trois Royaumes non plus vue par les armées mais par leur personnages indépendamment en supprimant le début, le milieu et la fin d’une histoire conventionnelle. Vous vivrez donc chaque bataille les unes après les autres comme un récit autonome et non plus comme une étape d’un tout scénaristique.

En ce qui concerne le gameplay, une notion de poids pour les armes est introduit et vous pourrez choisir entre des armes légères, moyennes et lourdes. Les combos ont été revus et vous pouvez cette fois-ci accomplir des combos plus longs. Un jeton musou est également de la partie, vous permettant de déclencher une seconde attaque ultime appelée Musou Rage sans avoir recours a votre jauge de musou (en gros, c’est une attaque musou gratuite supplémentaire, différente de votre attaque musou de base, qui se déclenche dès lors qu’on ramasse le jeton afin de le stocker à l’endroit prévu à cet effet).

Outre le mode scénario, d’autre modes sont toujours de la partie, comme le mode libre et le mode défi que vous connaissez, puisque identiques aux opus précédents de la série. Néanmoins, le mode versus à été supprimé de cet opus.

La vraie nouveauté de ce 5ème épisode, c’est le travail de fond (et de forme) fait par Omega Force sur les graphismes. Nous sommes toujours sur PlayStation 2 et Xbox mais le moteur graphique va se voir subir une nette évolution afin de proposer une expérience graphique revue et magnifiée telle qu’une distance d’affichage plus grande, un nombre accru de PNJ en simultané à l’écran afin de proposer aux joueurs une expérience et des conditions de gameplay satisfaisantes.

Comme pour le précédent opus, Dynasty Warriors 5 vous proposera son extension Xtreme Legends (toujours proposé en add-on autonome) qui vous offrira la possibilité de vous plonger dans ses deux nouveaux modes Xtreme et Legends qui sont des versions RPG-esque du mode solo avec des saynètes et des embranchements narratifs à choisir, lesquels vous proposeront leur exclusivité propres. De plus, on retrouve également DW 5 Empires sorti en 2006 sur PS2 et Xbox 360.

On retrouve toujours DW5 mais avec une surcouche de politique en plus qui cette fois-ci va prendre un tournant bien intéressant. En effet, deux modes de jeux sont de la partie. Le premier, plus classique, qui commence à la rebellion des Turbans Jaunes pour finir en apothéose par la bataille de la porte de Hu Lao ou le second mode, véritable révolution silencieuse, qui vous proposera de gérer de A à Z votre propre pays et armée avec votre propre personnage créé de toutes pièces à l’aide d’un éditeur de personnage.

Dynasty Warriors 6 (2007, PlayStation 3, Xbox 360 et PC)

Pour sa première incursion dans la génération PS360, la série se repose sur ses acquis, avec un épisode qui va simplifier ses combats mais très fortement rendre les batailles ultra difficiles, du moins à partir du mode normal. Si on y retrouve le mode Musou (le mode scénario) et le mode libre, ce DW6 n’est pas l’épisode de tous les dangers mais plutôt celui de la transition. Ce qui démarquera cet épisode, c’est bel et bien les missions qui rendront fous les guerriers les plus patients. En effet, le studio a voulu proposer une « nouvelle » façon de gagner les batailles. Plus (vraiment) question de vider la barre de morale ennemie mais de garder la nôtre le plus longtemps possible, sous les coups les plus perfides d’une IA sans foi ni loi. Si on ne protège pas coûte que coûte nos généraux, c’est le game over assuré. Pour se faire, soit on compose avec la chance et être là où il le faut quand il le faut, soit réussir à deviner le prochain coup de l’armée ennemie en temps réel et s’assurer de contrecarrer ses plans.

Autre nouveauté, dans le gameplay, cette fois-ci on pourra vraiment arpenter la carte comme bon nous semble, comme par exemple nager, escalader un mur et ainsi de suite. De plus, une jauge appelée « Renbu » fait partie de cet épisode. La petite particularité de cette jauge étant qu’elle propose aux joueurs de réaliser des combos infinis à condition que la jauge atteint un niveau adéquat (de 1 à 3 pour arriver à Infini). De plus, une attaque appelée « Grappin » permet de briser une garde adverse sans forcément devoir accomplir un combo ou une attaque Musou. Le système de duel entre vous et les généraux ennemis est toujours de la partie avec une petite spécificité, en effet, les fantassins vont alors entourer les deux combattants jusqu’à ce que mort s’en suive. Je finirais par évoquer que, pour la première fois de la série, un spin off a inspiré le studio et récupéré l’une des idées apparues (Dynasty Warriors Gundam) en ce qui concerne les Forteresses. Sorte de très grand camp, les Forteresses vous demanderont d’abord d’enfoncer les portes (ou passer par dessus les fortifications), faire le ménage pour faire apparaitre le maitre des lieux pour lui refaire le portrait et reprendre le contrôle pour le compte de son armée.

Si le gameplay est une nouvelle fois au cœur de cet épisode, le reste du contenu n’est pas en reste, non, puisque vous pourrez livrer bataille dans le mode histoire qui suivra encore une fois le destin personnel de chacun des combattants jouables de cet opus (41 personnages dont 18 sont jouables). Un mode libre est toujours d’actualité et enfin le mode défi fait un petit coucou sans forcément proposer quelque chose de nouveau par rapport à l’épisode précédent.

On y retrouve une nouvelle fois l’extension Empires, qui ne proposera pas de réelle nouveauté par rapport au précédent épisode.

Enfin, une extension Special est également de la partie. A destination unique de la PS2 et de la PSP, cette extension réduit les graphismes et supprime des fonctionnalités telles que la natation et les duels, mais ajoute des histoires supplémentaires pour son mode histoire.

Dynasty Warriors 7 (2011, PlayStation 3, Xbox 360 et PC)

Nous sommes 4 ans après la sortie du précédent opus mais également, en 2011, la saga en tant que genre fête ses 10 ans d’existence. Koei Tecmo le sait. Omega Force le sait. Le réalisateur de ce 7ème épisode le sait. Les fans purs et durs le savent aussi. Dynasty Warriors 7 se doit d’être un épisode qui va tout fracasser sur son chemin. Il le fait, à sa manière.

Tout d’abord, le réalisateur voulait faire de ce DW7 un épisode très cinématographique où un seul combattant se bat contre une armée de plus de 1000 ennemis en même temps. Le pari est tenu. DW7, pour son époque, mettra les petits plats dans les grands.

Le mode Musou se voit remercié et les fans verront alors apparaitre le mode Histoire. Plus question de suivre le destin d’un personnage, on suit à nouveau le destin de chacune des forces en présence : Wei, Shu et Wu. Avec un petit nouveau, le clan Jin ! Du soulèvement des Turbans Jaunes jusqu’à la réunification de la Chine toute entière, jamais un mode histoire d’un DW n’avait été aussi complet jusqu’à présent. Des cinématiques sont maintenant de la partie en accentuant le côté dramatique de l’histoire, de ce que ressentent les personnages face à leur destin, leur décision, les conséquences des guerres successives.

Cette forte scénarisation supprime la possibilité pour le joueur de choisir le personnage qu’il souhaite incarner pour le remplacer par le fait de découvrir l’histoire de chacun des clans présent dans le mode histoire. De plus, jamais un DW n’avait été aussi respectueux de l’histoire des Trois Royaumes, en faisant mourir les personnages aux dates et au moment où il devait mourir dans l’histoire originale, offrant donc à ce DW7 une cinématographie encore jamais atteinte par un épisode original.

Le travail en profondeur n’est pas fini puisque le studio n’oublie pas une refonte complète de son gameplay et fait revenir sur le devant de la scène son système de combos traditionnels de la série à base d’enchaînements de coups normaux et de coups chargés, tout en le peaufinant et en le perfectionnant de façon à rendre le gameplay plus complet et jouissif qu’auparavant. Les attaques simples comme spéciales se veulent dorénavant encore plus impressionnantes qu’auparavant et touchent encore plus de soldats aux alentours, garantissant un fun immédiat dès les premières minutes de jeu. Les personnages se voient dotés maintenant de deux armes qu’ils peuvent intervertir en même temps afin d’offrir une vraie et réelle variété dans les combos. Maintenant, tous les personnages ont leur arme favorite, appelée Arme « EX », avec laquelle le personnage en question peut lancer son attaque spéciale et unique, appelée « l’Attaque EX ». Chaque personnage du jeu possède maintenant un niveau de compatibilité avec les armes du jeu, allant de une étoile (maîtrise nulle) à trois étoiles (maîtrise complète). Plus le niveau de compatibilité est élevé, mieux le personnage sera capable de tirer profit de certaines capacités spéciales de l’arme en question.

Autre nouveauté dans le gameplay, c’est le fait de voir apparaitre une jauge Musou en deux parties. Certains personnages auront la faculté, pour cette seconde barre d’attaque Musou, de pouvoir l’activer dans les airs, du jamais vu auparavant dans la série. Du côté de la composante RPG du titre, les joueurs verront alors une autre refonte puisque se fait à l’aide de Points de Compétences qui s’obtiennent en éliminant des généraux ennemis. Le personnage pourra alors se voir attribuer des capacités spéciales, comme l’invulnérabilité aux attaques élémentaires ou encore l’augmentation de la jauge de vie par exemple.

Au niveau du contenu, si les joueurs voient disparaitre les modes libres et défi, ils accueillent un petit nouveau pour la série : le mode Conquête. Jouable localement ou en ligne à deux (ou en solo bien entendu), le mode Conquête proposera alors aux joueurs de débloquer de nouvelles armes et personnages exclusifs à ce mode de jeu. Le but étant d’accomplir des objectifs suivant alors un thème précis proposé par le mode en question. En suivant par exemple une série de missions fidèles à l’histoire des Trois Royaumes, un mode « What if ? » et enfin des histoires parallèles sur un personnage précis en mettant en valeur sa toute puissance sur le champ de batailles. Mais la petite particularité de ce mode étant qu’il se joue en mode damier comme un Advance Wars ou un FF Tactics et proposera alors une sorte de vrai jeu d’aventure, avec ses étapes dans les boutiques, les auberges et ainsi de suite entre deux batailles.

Bien qu’il soit considéré comme l’un des épisodes les plus complets, il bénéficiera lui aussi de ses versions Special et Xtreme Legends, qui sortira quelques mois plus tard, en novembre 2011.

Dynasty Warriors 8 (2013, PlayStation 3, Xbox 360)

Pour ce 8ème épisode de la saga, l’objectif étant de proposer aux joueurs d’incarner l’arme ultime contre les armées de 1000 hommes. Pour réaliser ce souhait, cet épisode se verra alors offrir un moteur graphique plus poussé que les itérations précédentes. Pas de réelle nouveauté autre qu’une dizaine de nouveaux personnages portant le roster de personnages jouables à… 77 (COMBIEN ?!?). Du jamais vu pour la série principale.

Du côté du contenu, outre le mode Histoire, identique à celui de DW7, on retrouve également le mode libre, qui revient faire un petit coucou et ne propose pas de réelles nouvelles choses. Mais la très grosse nouveauté s’appelle le mode « Ambition« . Celui-ci propose à ses joueurs d’y jouer en solo ou en coop locale et/ou en ligne et de gérer un immense Palais, qui se veut être un havre de paix pour les paysans du coin. Il faudra donc gérer son palais d’une main de fer dans un gant de velours et le faire prospérer en allant accomplir des batailles pour récupérer de l’argent, des hommes et des minerais, essentiels à la construction et l’extension du terrain sur lequel est bâti le palais et ainsi proposer de nouvelles boutiques et bâtiments divers.

Pour le gameplay, pas de bouleversement majeur, surtout par rapport au(x) précédent(s) titre(s) de la saga, même si l’on peut noter un système de points d’expériences ultra permissif qui peut être distribué entre tous les personnages.

La petite tradition des éditions supplémentaires fait son grand retour et vous noterez que ce DW8 fait revenir une extension Empires (qui est pratiquement identique à celle du 6ème épisode) mais aussi et surtout une édition Xtreme Legends à destination de la PSVita qui nous offre une campagne sur Lu Bu, 5 nouveaux personnages portant le casting à 82 (!), étend le mode Ambition au delà de son histoire de base et offrira aux joueurs des heures supplémentaires de bastons en tous genres.

Dynasty Warriors 9 (2018, PlayStation 4, Xbox One et PC)

Nous sommes 5 ans après la sortie du précédent opus de la série et ce DW9 marque un tournant majeur dans la série puisque pour la première fois de la saga, nous évoluerons dans un immense monde ouvert représentant la Chine antique au moment de l’histoire des Trois Royaumes. Qui dit monde ouvert, dit aussi refonte complète de beaucoup de fonctionnalités au sein du gameplay et du scénario puisque tout se passera dans cet immense open world qui tend ses bras à destination du fan pur et dur de la série.

Comme dans bon nombre de mondes ouverts, ce DW9 proposera des quêtes principales qui fera avancer le scénario et des quêtes secondaires qui aideront le joueur à progresser dans la partie RPG de son personnage avec moultes denrées, armes, expériences. De plus, on peut signaler la présence d’une certaine « vie » sur le chemin du joueur puisqu’il pourra retomber sur des ennemis humains ou animaux qui, le cas échéant, lui donnera des récompenses en cas de victoire.

En ce qui concerne le scénario, si il débute toujours par la rébellion des Turbans Jaunes, il se finit selon le personnage que vous jouerez mais l’histoire vous raconte l’essentiel de la guerre entre les royaumes de Wei, Shu et Wu.

Pour le gameplay, notons l’apparition des attaques à QTE appelées Reactive Attack et des coups spéciaux appelés Trigger Attack offrant alors une nouvelle dynamique dans des batailles toujours aussi violentes. Je n’ai pas parlé du casting et son nombre toujours aussi exorbitant n’a de cesse que de repousser lui aussi ses limites. Nous en sommes à 83 personnages jouables, dont certains connaissent très bien si ils sont accompli le spin off Warriors All Stars.

Enfin, DW9 ne fait pas l’impasse sur son extension Empires et se débarrasse momentanément de son monde ouvert pour permettre à ses joueurs de combiner tactique de guerres et champ de batailles. Un effort notable a aussi été réalisé sur les relations entre les personnages, qui peuvent représenter un tournant majeur dans une bataille (outre la tactique employée bien entendu).

Dynasty Warriors Origins (2025, PlayStation 5, Xbox Series S/X et PC, 2026, Nintendo Switch 2)

Après bien des batailles, des KO par centaines de milliers, des spin off et j’en passe et des meilleurs, c’est LE Dynasty Warriors qui s’adresse non pas qu’à ses fans mais aussi à un nouveau public. Cette proposition entre tradition et modernité, ancien public acquis à la méthode Koei/Omega Force mais aussi un nouveau public curieux de découvrir de nouvelles choses aura eu aussi une conséquence inattendue : ramener l’ancien public lassé des anciens opus et leur faire retomber amoureux d’une licence qui aura ainsi traverser des générations entières de consoles.

Dans cet opus, toujours au cœur du récit des Trois Royaumes, vous incarnez une Sentinelle de la Paix, censée apporter la paix dans toute la Chine. Se faisant, vous devrez réaliser la prophétie en mettant un Champion de la Paix en avant pour arrêter la guerre. Une maitrise parfaite dans le scénario, dans sa narration, qui est de placer son joueur au centre de tout, une maitrise parfaite de sa technique puisque le studio aura réussi à conjurer le sort des accrocs techniques des différents opus, et une maitrise dans un gameplay revu et magnifié. Dynasty Warriors Origins commence toujours par le soulèvement des Turbans Jaunes et se finira par la victoire d’un des Trois Royaumes (Wei, Shu et Wu). Selon le clan que vous choisirez, votre fin sera différente d’un autre joueur. Mais, l’une des forces de ce Dynasty Warriors Origins, c’est…son écriture, sa narration, sa compréhension de la présence de son joueur au sein de l’échiquier qui se joue sous ses yeux. Se faisant, l’effort d’écriture va jusqu’à proposer une vraie histoire pour la Sentinelle de la Paix, proposant aux joueurs une connexion entre lui et son protagoniste afin de l’incarner du mieux possible.

Dans le gameplay, puisque vous ne jouez que votre avatar, vous aurez accès à l’ensemble des armes du jeu et vous pourrez donc vous équiper comme bon il vous semblera, à la volée en plein cœur du champ de batailles. L’aspect RPG est aussi poussé et vous permettra de vous forger votre propre Sentinelle de la Paix comme bon vous semblera. Reposant sur un système de niveaux basé sur la somme totale des niveaux de vos armes, vous pouvez également avoir accès à des compétences ainsi qu’à des compétences à destination de vos armes (par exemple +10% de puissance et ainsi de suite).

Si on peut regretter l’absence notable d’un mode libre, l’aventure ne se reposant que sur son mode histoire, l’ajout d’une carte en 3D rappelant les J-RPG d’antan continue d’offrir à ce DW Origins une très forte personnalité. De plus, une fois en combat, le studio n’oublie pas ses fondamentaux : l’échange d’amabilités et de sociabilité en tous genre.

Le soin apporté de la part du studio est tel que cette fois-ci les combats sont addictifs au possible. On doit parer, esquiver, faire attention à sa jauge de bravoure, être attentif sur le champ de bataille, les duels entre nous et les ennemis « nommés » sont de la partie et le fait de savoir lire le déroulé d’un champ de bataille est très fortement recommandé. On ne « joue » plus de façon machinale mais on prend du plaisir à évoluer sur le champ de batailles et enchainer les KO tel un guerrier ultime. Mieux : nous sommes LE guerrier ultime, capable à lui tout seul de faire plier la balance de son côté. Nous, le joueur, sommes l’ange rédempteur de la guerre, le percepteur des âmes des soldats ennemis. Nous sommes l’absolu, l’Alpha et l’Oméga de la guerre ancestrale. Ahem.

Le studio n’a pas non plus oublié l’aspect technique puisque jamais un DW n’aura été aussi propre côté technique et graphique. Se servant d’un moteur graphique appelé le Katana Engine, déjà à l’œuvre sur Rise of The Ronin ou Wo Long Fallen Dynasty, la direction artistique est mis en avant au lieu de graphismes purs et le pari est gagné. Mais n’oublions pas l’effort apporté par le studio côté fluidité. Une fois encore, jamais un DW original n’a su tourner comme une horloge suisse de la sorte alors que la série avait habitué ses joueurs à ses errances techniques et graphiques. Une vraie révolution silencieuse dont seul les fans de la première heure ont su comprendre à quel point le studio avait progresser dans le bon sens.

Pas de versions Empires ni d’Xtreme Legends pour cet épisode qui se voit disposer d’un DLC à la place, nommé Visions de quatre héros sorti le 22 janvier 2026, soit un an (presque jour pour jour) après la sortie d’Origins. Nous proposant un très gros What If (et si ?) et de répondre à la question de Zhuhe qui nous rejoindra même sur le champ de batailles en tant que compagnon, Et si le destin de quatre des meilleurs guerriers ayant foulé le champ de batailles était différent de leur fin initiale ? Que se passerait-il si au final ils étaient le symbole de la Paix tant recherchée ? Un DLC plus court que ce que la saga nous a habitué, mais tellement bien écrit et d’une narration exemplaire qu’il se permet d’être un incontournable si on a aimé le jeu de base.

Pour moi, Dynasty Warriors Origins, c’est le meilleur Dynasty Warriors de toute la saga entière, aux côtés de la trilogie des Dynasty Warriors Gundam.

TROISIEME PARTIE

Les spin-offs

Si la série principale « Dynasty Warriors », c’est plus de 30 opus entre 1997 et 2025, en comptant les épisodes Empires, Tactics, Xtreme Legends Special Edition, les versions exclusives à une plateforme particulière (Game Boy Advance, PC, PSP, PSVita et Nintendo DS), Omega Force et Koei Tecmo ne se sont pas reposés sur leurs lauriers pour autant.

Puisque outre la série Dynasty Warriors, le duo développeur/éditeur fut prolifique avec sa formule Musou en l’adaptant pour proposer d’autres œuvres. En effet, toujours entre 1997 et 2025, c’est 32 spin off qui se sont succédés pour proposer aux fans de ces adaptations de découvrir la formule musou dans l’univers de leurs œuvres préférées.

Entre les Samurais Warriors (adaptant l’époque Sengoku dans le Japon Féodal), les Warriors Orochi (fusionnant les univers de Dynasty Warriors et Samurais Warriors contre le démon Orochi), la trilogie des Dynasty Warriors Gundam (proposant de retracer les différentes œuvres Gundam sur l’ensemble des trois jeux), les One Piece Pirate Warriors (adaptant One Piece à la sauce Musou), Hyrule Warriors (univers The Legend Of Zelda), Hokuto No Ken (2010), Arslan, Dragon Quest Heroes, Berserk, Fire Emblem, Warriors All Stars (réunissant le casting complet de l’ensemble du casting de Koei, si si), sans oublier Attack On Titans et sa suite (et dont le troisième épisode est attendu pour le mois de décembre, retraçant la dernière saison de l’animé), jamais une formule n’avait accouchée d’autant de jeux vidéo aussi différents, adaptant chaque univers à la sauce Musou, tout en respectant le plus possible l’œuvre en elle même.

Cette richesse et cette ouverture sur autant de marchés différents est une force pour le studio et son éditeur qui ont su se servir de ces enseignements multiples et les diffuser d’une œuvre à l’autre, de la série originale vers un spin off et vice versa avec un certain brio. Par exemple, l’idée des Forteresses est apparu dans Dynasty Warriors Gundam puis fut reprise dans Dynasty Warriors 6. Les idées infusées dans Hyrule Warriors L’Ere du Fléau se retrouvent également dans Dynasty Warriors Origins (notamment en ce qui concerne la façon d’upgrader les armes).

Le film

Hé oui, c’est l’une des plus grandes surprises lors de l’écriture de ce (très) gros dossier, j’ai découvert l’existence d’un film qui adapte l’histoire des Trois Royaumes qui s’appelle tout simplement : Dynasty Warriors. Sorti une première fois en Asie en 2021, il est disponible sur Netflix (France) depuis septembre 2025.

D’après un scénario écrit par Christine To (qui est productrice également), réalisé et produit par Roy Chow, Dynasty Warriors nous raconte la fameuse rébellion des Turbans Jaunes et nous raconte donc la fin de la Dynastie Han sur un peu plus de 2 heures. On y retrouve les acteurs Louis Koo (Lu Bu), Carina Lau (le maitre du château de la forge de l’épée), Wang Kai (Cao Cao), Tony Yang (Liu Bei), Han Geng (Guan Yu), Justin Cheung (Zhang Fei), Gülnezer Bextiyar (Diao Chan), Ray Lui (Yuan Shao), Lam Suet (Dong Zhuo), Philip Keung (Zhang Jiao) et tout ce beau monde va se livrer une bonne grosse guerre comme on aime dans un Dynasty Warriors.

Si je n’ai hélas pas vu le film, je me garderais donc de vous donner mon avis sur une œuvre, qui à priori, et selon la bande annonce, essaye d’être le plus fidèle possible à l’esprit des jeux vidéo. Je vous laisse avec sa bande-annonce chinoise :

Si l’histoire des Trois Royaumes vous passionne et vous fascine, vous pouvez également vous diriger vers le film éponyme de John Woo sorti en 2008 avec Tony Leung.

CONCLUSION

Si ce dossier déjà bien long, reste tout de même exhaustif, vous aurez compris que sur 25 ans, puisque le compteur ne commence qu’en 2000, excluant le premier Dynasty Warriors de 1997, on peut affirmer sans problème que Omega Force et Koei Tecmo (et maintenant un troisième acteur : AAA Games Studio) marquent l’industrie de leur empreinte en ayant réussi à créer un genre à eux tous seuls : le Musou. Ils sont les seuls à proposer un genre que personne ne peut proposer autre qu’eux et ils sont les seuls à avoir réussi à proposer une formule infatigable, qui réussit à se renouveler sans se faire influencer par d’autres. Si on pourrait tout de même leur reprocher leur errances durant pas mal d’années, qu’elles soient techniques, de contenu ou autre, on peut aussi affirmer une seconde chose : jamais un duo de studio et d’éditeur ne sont aussi prolifiques qu’eux. Et je finirais par vous partager une observation totalement personnelle, puisque grand amateur de leurs productions (si je n’ai pas accompli tout les DW, je vous donnerais la liste complète dans quelques lignes), j’ai remarqué, depuis quelques années maintenant à partir des années 2020, avec Hyrule Warriors L’Ere du Fléau, que Koei Tecmo Games, AAA Games Studio et Omega Force ont opérés une révolution interne affectant dans le bon sens la qualité de leurs productions. J’en veux pour preuve de comparer une production sortie avant 2020 et après 2020 et ça saute tout de suite aux yeux, tant dans le gameplay que dans la narration intrinsèque de leurs œuvres.

MA LISTE DES DYNASTY WARRIORS ET SPIN OFF

  • Dynasty Warriors 2
  • Dynasty Warriors 3
  • Dynasty Warriors 4/Xtreme Legends/Empire
  • Dynasty Warriors 5 Special (Xbox 360)
  • Dynasty Warriors : Gundam
  • Dynasty Warriors 6
  • Warriors Orochi
  • Dynasty Warriors : Gundam 2
  • Fist of the North Star: Ken’s Rage
  • Dynasty Warriors Gundam 3
  • Dragon Quest Heroes: Le Crépuscule de l’Arbre Monde
  • Attack On Titans
  • Fire Emblem Warriors
  • Attack On Titans 2
  • Warriors Orochi 4
  • Persona 5 Strikers
  • Hyrule Warriors Age Of Calamity
  • Samurai Warriors 5
  • Dynasty Warriors Origins (et son DLC)
  • Hyrule Warriors Les Chroniques du Sceau

Auteur / autrice

  • YoannRatcliffe

    Rédacteur augmenté biberonné à la science fiction, explorateur chevronné, adorateur du mouvement cyberpunk, et aime se faire peur sur des survival-horror.

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