
Alors que Dragon’s Dogma II est sur le point d’accueillir, à l’instar du premier opus, son extension appelée à son tour Dark Arisen, il s’apprête également à débarquer sur une toute nouvelle plateforme: la Nintendo Switch 2. En effet, Capcom a choisi le moment opportun pour continuer de porter un jeu de son catalogue sur la nouvelle (qui a un peu plus d’un an tout de même) machine de Nintendo. Resident Evil, Kunitsu-Gami: Path of the Goddess (faites cette merveille), Devil May Cry 5, bientôt Monster Hunter Wilds, sans oublier les sorties simultanées de ses derniers titres (RE Requiem, Pragmata, Monster Hunter Stories 3 ou très récemment Onimusha: Way of the Sword), il était plus que naturel que les aventures de l’Insurgé(e) suivent le même chemin. Disponible dès le 9 octobre 2026, sur toutes les plateformes, Nintendo Switch 2 incluse, j’ai pu de mon côté partir à l’aventure. Mais point de test complet ici, puisque vous pouvez retrouver les tests du jeu de base ainsi que de Dark Arisen seul dans nos colonnes, je vais me contenter de vous parler de la solidité technique de ce portage.

| Version | Numérique sur Nintendo Switch 2, fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | Environ 28h |
| Histoire terminée | Celle du jeu de base oui, DLC bien entamé |
| Complétion totale | Non communiquée |
| Difficulté | Normal |

| Genre(s) | Action, Aventure, RPG |
| Date de sortie | 9 octobre 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 49€99 avec le jeu de base |
| Version physique | Oui, en GKC |
| Plateforme(s) | PS5, Xbox Series S|X, Nintendo Switch 2, PC |
| Voix | Anglais, Japonais |
| Textes français | Oui |

Vous êtes l’Insurgé(e). Le seul héritier légitime du trône. Et pourtant, à Vermund, un autre homme usurpe votre statut. C’est alors que vous allez partir aux côtés de votre fidèle Pion afin de prouver votre légitimité et reprendre ce qui vous est dû mais surtout partir à la recherche de celui qui vous a choisi pour lui succéder.
Une fois votre quête terminée, vous avez vent de la présence d’un autre deuxième insurgé, sur les terres de Norgan cette fois-ci. Pas de repos pour les braves, vous allez devoir vous aventurer une nouvelle fois sur des terres hostiles pour faire la lumière sur ce nouvel événement qui n’aurait jamais dû se produire.
Vous avez là très grossièrement un résumé de Dragon’s Dogma II et de son extension Dark Arisen. Pour les détails (mais pas trop quand même), je vous invite, une nouvelle fois, à parcourir les tests de mon comparse.

Pour ce Dragon’s Dogma II, on ne change pas une équipe qui gagne puisqu’il reprend les valeurs sûres du RE Engine, moteur maison et plutôt bien maitrisé par les équipes de Capcom depuis plusieurs années (on rappelle que le moteur a pour la première fois été utilisé sur Resident Evil 7 et qu’il a depuis fait ses preuves sur bien d’autres titres et licences). Pour rappel, Dragon’s Dogma II est un jeu en monde ouvert qui vous demandera de visiter 3 régions: Vermund et Battahl du jeu de base et Norgan toute nouvelle région introduite dans Dark Arisen.
Depuis plus d’un an que la Switch 2 a été commercialisée, impossible de ne pas voir le gap entre elle et sa prédécesseur qui accusait le coup d’un retard technologique avec ses « concurrentes » (notez la présence des guillemets) notamment sur les jeux dits tiers. Mais il faut bien le dire, l’arrivée de la nouvelle Switch a permis à Nintendo et surtout aux éditeurs/développeurs tiers de réduire drastiquement ce gap, en témoignent les nombreuses Nintendo Switch 2 Editions et autres portages (dont certains cités plus haut). Qu’en est-il donc pour ce Dragon’s Dogma II et de son extension?

N’y allons pas par quatre chemins: c’est du très solide. En termes d’options, cette version Nintendo Switch 2 propose 2 modes non pas graphiques mais de performances: un mode 30 FPS max et un mode dit variable. Chacun d’eux propose la technologie appelée FSR 3 Frame Generation, en d’autres termes, cette option simule du 60 FPS en générant des images supplémentaires et ce en mode nomade ainsi qu’en mode docké. Petit particularité selon votre préférence de jouer en mode portable ou en mode salon, le mode nomade ne dispose pas de flou cinétique (personnellement, moi ça me va très bien, je le désactive toujours).
En termes de performances pures (mode variable et FSR 3 activé), Dragon’s Dogma II ne moufte pas. Il est d’une fluidité presque déconcertante et impressionnante. Je n’ai essuyé durant mon périple (à peine moins de 30h en ayant terminé le jeu de base et arpenté l’extension pendant quelques heures) qu’une seule grosse chute de fréquence d’images. Le contexte? L’attaque d’une grosse bête dans une ville.
Version Xbox Series X


Version Nintendo Switch 2


Graphiquement, oui, des concessions ont évidemment dû être faites pour que le jeu tourne aussi bien. On notera un certain manque de résolution dans certains détails (les cheveux par exemple ou certaines textures extérieures), une distance d’affichage qui fait apparaitre du clipping. C’est également quelques effets de lumière en moins histoire de grapiller quelques FPS et un champ de vision plus restreint. Mais pour autant il n’en perd pas de sa superbe et reste tout à fait satisfaisant dans le style photoréaliste qui est le sien et ce en mode docké ou en mode nomade (j’ai tenté au mieux de faire du 50/50 lors de mes sessions de jeu).
Version Xbox Series X


Version Nintendo Switch 2


Le plus gros défaut de ce portage? Les temps de chargement qui sont indécemment longs et qui cassent le rythme dans notre élan. Après une cinématique? Temps de chargement. Vous mourrez pendant un combat et rechargez votre partie? Temps de chargement. Car en plus d’être longs ils peuvent aussi s’avérer nombreux. Et c’est très sincèrement le seul grief que j’ai à avancer sur ce portage qui pour le reste est d’une solidité déconcertante, et j’insiste, en mode portable comme en mode docké.


Une nouvelle fois, la Nintendo Switch 2 prouve sa capacité à accueillir des jeux que sa prédecesseur n’aurait osé imaginer. Après des jeux tels que Cyberpunk 2077 (l’une des références en matière de portages pour la machine) ou encore Fallout 4 et autres Resident Evil VII, Village et même Requiem, sans oublier The Witcher 3 Remastered, c’est au tour de Dragon’s Dogma 2 et son extension Dark Arisen de faire preuve d’une grande maitrise de la machine et de s’ouvrir un peu plus aux joueurs. Une maitrise qui se traduit par une fluidité irréprochable, malgré quelques concessions graphiques évidentes mais qui n’entachent pas l’immersion visuelle du titre qui concerne malgré tout tout son charme. On lui reproche surtout des temps de chargements longs et fréquents qui peuvent effectivement faire défaut à ce portage pourtant très solide. Une chose est sûre, Capcom fait preuve d’une certaine insolence cette année et c’est clairement pas pour nous déplaire.

- Un portage d’une solidité déconcertante
- D’une fluidité exemplaire
- Le mode nomade impressionnant
- Et un mode docké qui n’a pas à rougir
- Des concessions présentes mais qui restent malgré tout discrètes

- Les temps de chargements très longs