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  • [ Test ] Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered – Un glow-up indéniable mais une formule vieillissante

[ Test ] Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered – Un glow-up indéniable mais une formule vieillissante

marypokegamesland12 octobre 202612 octobre 2026

Episode culte qui a permis de démocratiser le genre Musou instauré par Dynasty Warriors 2 (2000), inventé par Omega Force, Dynasty Warriors 3 revient 25 ans après sa sortie dans une version complète et remasterisée. Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered, c’est son nom, est sorti le 1er octobre 2026 après un report de presque 7 mois (prévu initialement le 19 mars 2026) sur PS5, Xbox Series S|X, PC et même Nintendo Switch 2 (remplaçant la version Nintendo Switch initialement visée). Vingt cinq ans plus tard il est temps de se (re)plonger dans les balbutiements d’un genre unique, toujours tenu par Omega Force et Koei Tecmo.

VersionNumérique sur PS5, fournie par l’éditeur
Temps de jeuEnviron 20h
Histoire terminéeMode Musou terminé à 23% (soit 10 personnages)
Complétion totale18% des trophées
DifficultéFacile
Genre(s)Action, Hack’n Slash, Musou
Date de sortie1 octobre 2026
Prix (maximum conseillé)39€99
Version physiqueOui
Plateforme(s)PS5, Xbox Series S|X, Nintendo Switch 2, PC
VoixAnglais, Japonais, Chinois
Textes françaisNon

Pour les 2 du fond qui ne connaissent pas l’histoire de Dynasty Warriors, un rapide rappel s’impose. Depuis 1997, Dynasty Warriors raconte l’histoire des Trois Royaumes et la guerre entre les clans Wu, Shu et Wei qui a duré pas moins de 60 ans. Et globalement, Dynasty Warriors va nous raconter les nombreuses batailles pendant lesquelles ce sont opposés de (très) nombreux soldats et leurs officiers, le tout sous des points de vues différents (selon le personnage jouable que vous aurez choisi). Et c’est ce qui fait toute l’identité de la franchise qui n’a jamais dévié de cette partie de l’histoire de Chine, de Dynasty Warriors à Dynasty Warriors Origins. Aujourd’hui encore, Koei Tecmo est l’éditeur qui met le plus en avant l’histoire des Trois Royaumes, que cela soit grâce à Dynasty Warriors, Romance of the Three Kingdoms ou encore Wo-Long.

C’est donc ainsi que va se dessiner le mode Musou, autrement dit le mode histoire/campagne, de ce Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered au travers de pas moins de 41 personnages jouables (comprenant ceux tous les personnages du jeu original et de son extension Xtreme Legends). On choisit un personnage de la faction de notre choix et on mène les batailles auxquelles ce même personnage a participé. Plus globalement, chaque mode Musou ne sera pas une histoire différente mais un point de vue différent selon le camp choisi. Par exemple, les combattants du Shu, menés par Liu Bei, combattent les soldats du Wu et Wei respectivement menés par Sun Quan et Cao Cao. De ce fait, la condition de victoire principale sera toujours la même quelque soit le personnage choisi, seuls quelques objectifs secondaires différeront.

Pas grand chose de plus à dire sur l’histoire de Dynasty Warriors 3 puisqu’il ne propose pas de scénario linéaire ou une quelconque narration à suivre tel que l’a fait Dynasty Warriors Origins en 2025, un épisode qui a souhaité renouveler la formule d’un genre qui pouvait donner l’impression de tourner un peu en rond après autant d’années d’existence et d’épisodes.

Le Musou est un genre à part, instauré en 2000 avec Dynasty Warriors 2 (le premier épisode étant un jeu de combat), dont le concept est des plus simples: un combat à un contre 1000. Et c’est avec ce concept que vous allez livré chaque bataille et l’histoire de chaque personnage, seul (enfin pas vraiment, vous avez quand même le droit à des « gardes du corps » et une armée) contre 1000 ennemis, au travers de différentes cartes, à pied et à cheval et dont l’objectif principal reste le même pour chacun, vaincre le leader du camp adverse.

Le mode Musou, c’est donc 41 personnages jouables issus de chaque clan ainsi que ceux qui n’appartiennent à aucun clan (au hasard le redoutable Lu Bu). Chaque personnage a sa propre arme (lance, épée, et même éventail, etc) et dispose de statistiques de départ différentes (points de vie, barre de Musou, attaque, défense, etc) et sera plus ou moins rapide dans ses attaques. Au fil de vos combats, vous allez rencontré un bon millier d’ennemis et un paquet d’officiers à affronter. Certains ennemis vous permettront, de façon totalement aléatoire, de vous soigner, d’autres de vous ravitailler en flèches mais aussi d’augmenter vos points de vie, vos points d’attaques et de défense et augmenter votre barre de Musou (celle qui, une fois remplie, vous permet de lancer une attaque surpuissante). Le jeu vous gratifiera aussi de quelques buffs éphémères (régénération de la barre Musou pendant 30 secondes, attaque augmentée pendant 30 secondes, etc). Et tout ça vous permettra donc de livrer et remporter chaque bataille jusqu’à la bataille finale. Le mode Musou de chaque personnage dure en moyenne 2 à 3h pour une moyenne d’une dizaine de batailles (parfois un peu moins pour certains et un peu plus pour d’autres).

Dynasty Warriors fait partie de ces licences que j’adore. Sans forcément faire chaque épisode de la série, faire un Dynasty Warriors de temps en temps c’est un réel plaisir pour son capital fun et défouloir. Et clairement, Dynasty Warriors 3 et son lifting 25 ans après sa sortie vient une nouvelle fois le confirmer: Dynasty Warriors c’est un jeu addictif au possible. Surtout qu’il permet une certaine « montée en puissance » au fil des batailles grâce à la possibilité de « looter » nouvelles armes et objets ainsi que de fusionner les armes pour en obtenir de meilleures. Ce serait donc malvenu de ne pas parler de l’efficacité du gameplay de Dynasty Warriors.

Mais il faut quand même bien l’avouer, c’est aussi particulièrement répétitif. Et au bout de 10 personnages terminés, j’en avais ras la casquette. Il me fallait une pause. En effet, c’est aujourd’hui une formule qui a vieilli et qui n’a pas forcément bien vieilli. On fait toujours la même chose, les cartes se répètent, les cinématiques aussi, bref c’est une formule qui aujourd’hui ne correspond pas du tout à des longues sessions de jeu. Et côté gameplay c’est un peu la même rengaine malgré la diversité des personnages et la volonté de moderniser les commandes. La boucle de gameplay quant à elle ne diffère pas selon les personnages, d’où un sentiment d’overdose après plusieurs heures de jeu. Autrement dit, Dynasty Warriors 3, malgré la volonté d’être remis au goût du jour, dispose d’une formule vieillissante qui aura beaucoup plus de mal à séduire les joueurs qui ont par exemple découvert la licence avec Origins, un épisode plus moderne aussi bien dans son gameplay que dans son game design qui a préféré faire suivre aux joueurs un personnage unique dans une aventure plus scénarisée et même en nous laissant la choix de notre voie.

Côté difficulté, il dispose fort heureusement de plusieurs mode de difficultés puisqu’il faut savoir qu’en normal le jeu s’avère relativement difficile, presque indécent, me faisant très vite basculer en mode facile, tant j’ai eu l’impression dès la première bataille que c’était mon tout premier jeu de la licence. Et même en facile, il m’est arrivé de me sentir tel un paquet de croquettes au milieu d’une meute de chiots affamés: encerclée, malmenée et surtout impuissante. En effet, encore aujourd’hui, Dynasty Warriors 3 souffre de ces origines de jeu de combat, où vous vous retrouvez immobilisés par le spam de vos ennemis jusqu’à ce que mort s’en suive. Heureusement, il dispose d’un système de « checkpoint » qui vous permet de choisir où reprendre la bataille.

En termes de contenu, on ne peut rien reprocher à ce Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered. Au mode Musou et ses 41 personnages, s’ajoute le Free Mode (mode libre) qui vous permet de livrer les batailles que vous le souhaitez avec le personnage de votre choix (ajoutant au passage un personnage mystère dont je tais le nom), autrement dit un mode « what if ». Il dispose également du Challenge Mode qui vous met au défi de remplir certains objectifs (nombre de K.O, temps imparti etc), d’un mode Versus à 2 joueurs, je pense que tout est dit dans le nom, et le mode Camp qui permet d’équiper en amont les personnages débloqués (de l’arme en passant par les objets et les gardes du corps). S’il m’a fallu 20h pour terminer seulement 10 personnages (sur 41) du Mode Musou soit 23%, je vous laisse imaginer la durée de vie du titre qui est exponentielle.

Graphiquement et techniquement, Dynasty Warriors 3: Complete Edition Remastered est bien plus qu’une simple remasterisation, je pense qu’on peut clairement parler de remake graphique. Bien que loin de la qualité graphique de Dynasty Warriors Origins, il n’empêche que le titre a subit un ravalement de façade assez impressionnant pour revenir plus beau que jamais sur plateformes actuelles. Evidemment, le tout reste assez inégal et imparfait mais suffisamment remis au goût du jour pour l’apprécier. Ce qui m’impressionnera évidemment toujours, c’est la faculté de la licence à afficher des centaines d’ennemis à l’écran sans jamais fléchir (oui je sais, sur PS5 encore heureux me direz-vous, mais j’y peux rien ça me laisse toujours sans voix).


Était-ce une si bonne idée de remasteriser un épisode vieux de 25 ans? La réponse n’est pas aussi évidente. Si on ne peut lui enlever son aspect graphique qui rend très clairement honneur à ce titre devenu culte et qui a popularisé un genre, on peut toutefois se poser la question sur la partie gameplay. Des commandes modernisées, un capital fun toujours aussi présent et addictif, il faut quand même bien avouer que la formule à l’ancienne a pris un sacré coup de vieux. Le tout se révèle affreusement répétitif, les mêmes cartes, les mêmes batailles, les mêmes cinématiques, presque en boucle, même le Free mode n’y changera finalement pas grand chose, et l’addiction peut très vite se transformer en overdose. Alors quelle est la meilleure façon de remasteriser un tel jeu? On ne va quand même pas demander à un jeu plus ancien d’être au même niveau de gameplay que l’épisode le plus récent, ce serait du non sens. C’est ainsi que je me pose vraiment la question: était-ce une si bonne idée de remasteriser une formule vieille de 25 ans? Pour la nostalgie? Pourquoi pas. Pour attirer des nouveaux joueurs? Pas si sûre, surtout quand Koei Tecmo nous font ce qu’il savent faire de mieux: localiser un excellent épisode tel qu’Origins pour abandonner la localisation sur l’épisode d’après (surtout quand le dit épisode était doublé et traduit en français à sa sortie en 2002). Bref, j’aurais aimé que Dynasty Warriors 3 ait droit à une vraie seconde jeunesse plutôt qu’à un lifting qui ne le rajeunit finalement pas tant que ça.

  • Un vrai glow-up graphique
  • Le capital fun de Dynasty Warriors inchangé
  • Une durée de vie exponentielle
  • Une version qui embarque tout le contenu sorti
  • Une formule qui a pris un sacré coup de vieux
  • La répétitivité presque indigeste
  • Pas de localisation FR, un peu de sérieux

Auteur / autrice

  • marypokegamesland

    Mangeuse de JRPG depuis 2017, infatigable joueuse des jeux Atlus et RGG, curieuse de nature, dévoreuse de pages noircies.

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