
Imaginez Story of Seasons en version vampire. C’est la promesse de Little Chicken Game Company et son Moonlight Peaks, un simulateur de vie à la ferme où cohabitent de nombreuses créatures surnaturelles. Edité par Marvelous/XSEED Games, Moonlight Peaks sortira sur Nintendo Switch, Switch 2, PC et même mobile via Google Play ce 7 juillet 2026. Une version physique (Nintendo Switch 2 Edition) est dores et déjà prévue pour le 28 août 2026 (je pose ça là). Après environ 25h de jeu, en amont de sa sortie, je vous livre mon avis, mi-figue mi-raisin, sur cette simulation de vie à la sauce Dracula.

| Version | Numérique sur Nintendo Switch 2, fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | Environ 25h |
| Histoire terminée | Non |
| Complétion totale | Non communiquée |
| Difficulté | Unique |

| Genre(s) | Simulation, Gestion, Solo, Aventure |
| Date de sortie | 7 juillet 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 39€99 |
| Version physique | Oui, le 28 août 2026 |
| Plateforme(s) | Nintendo Switch, Nintendo Switch 2, PC, Google Play |
| Voix | / |
| Textes français | Non |
| Connexion obligatoire | Non |

Vous vous incarnez vous-mêmes, progéniture de l’illustre Dracula, et décidez de quitter le foyer familial pour rejoindre la petite ville de Moonlight Peaks et le domaine de votre enfance laissé à l’abandon. Un départ précipité qui n’a pour seul but de sortir de l’ombre de votre père et lui prouver que la coexistence, la compassion et la bienveillance sont possibles, même pour un vampire.
Voici donc le contexte scénaristique de Moonlight Peaks qui vous tiendra pendant les prochaines heures. Nous attendent rencontres avec loups-garous, sorcières et autres vampires, liens d’amitié et plus si affinités, mais aussi secrets de familles qui animeront les nuits et les saisons. Le scénario viendra s’agrémenter de quêtes à remplir et autres événements auxquels participer pour faire avancer son histoire et ses personnages, le tout sous une petite couche d’humour bienvenu.


S’il se veut original par le choix d’un univers surnaturel, Moonlight Peaks n’en reste pas moins assez classique dans sa construction. Les habitants vous donnent des missions à remplir qui feront avancer l’histoire mais aussi viendront étoffer les mécaniques de gameplay au fil des heures. Vous pourrez augmenter vos liens amicaux avec eux, en leur offrant des cadeaux par exemple ou en jouant aux cartes, tout en en apprenant plus sur la ville et ses 7 familles (non rien à voir avec le jeu de cartes du coup).
Si vous avez déjà joué à Story of Seasons ou même Stardew Valley, nul doute que vous serez en terrain connu en vous lançant dans Moonlight Peaks. Des terres à cultiver, des animaux à élever, des grottes à explorer, de la pêche, du minage, de la cuisine, on craft, on fait construire, on transforme, et j’en passe, tout ce qui fait le sel de ce genre de simulation et qui la rend addictive au possible. A la différence qu’ici tout se passe de nuit, que le voisin est une chauve-souris, le maire un loup-garou et que vous élèverez des Piggoat, des Cowcula et des Cheekens. Pour ce qui est des mécaniques, Moonlight Peaks reprend ce qui se fait de mieux et de plus basique dans le genre: cuisiner, fabriquer, pêcher mais évidemment planter, cultiver, piocher, creuser, etc. On y passe des heures et on ne voit, habituellement, pas le temps passer.


Parce que oui, aussi classique puisse-t-il être avec un potentiel énorme, Moonlight Peaks révèle très vite une progression assez lente. D’une part, pour faire évoluer vos terres, il faut de l’argent, souvent beaucoup d’argent, ce qui revient finalement à farmer des objets qui se revendent assez cher, d’autre part parce que, bien souvent, les quêtes principales et secondaires, se débloquent au compte goutte. Si on trouve toujours quelque chose à faire, bien vite on se retrouve à toujours faire la même chose, la faute à des accès bloqués si vous n’avez pas débloqué la forme adéquate.
En effet, Moonlight Peaks souhaite être jusqu’au boutiste dans l’exploitation de son univers. En d’autres termes, il instaure des mécaniques qui n’existent pas chez ses concurrents et qui apportent quelques petites subtilités intelligentes au gameplay. Par exemple, on peut arroser nos cultures d’un simple coup de baguette magique et on peut se déplacer plus vite en se transformant en chat. Et en 25h de jeu, c’est la seule forme que j’ai à ma disposition (sur, semble-t-il, 3). Autrement dit, le jeu m’interdit l’accès à certaines zones de la carte, me conditionnant donc à faire et refaire, encore et toujours les mêmes activités, farmer encore les mêmes matériaux en attendant qu’il veuille bien se décider à me faire avancer. En résulte, une redondance et une répétitivité certaines, pour un genre qui peut déjà le paraitre de base.


Ajoutez à cela une barre d’énergie qui se consomme très vite et qui semble ne pas pouvoir être améliorée, et il en va de même pour le nombre de sorts maximum à invoquer par jour. En d’autres termes, Moonlight Peaks reste assez scolaire et peine donc à innover pour se démarquer, et ce malgré l’exploitation d’un univers différent, minimiser l’effet de répétitivité et à agrémenter sa boucle de gameplay.
MAIS il me faut tout de même vous parler du Nokturna, son Gwent, son Queen’s Gambit, son deckbuilder maison. Avec des règles assez simples, le Nokturna n’en reste pas moins un jeu de cartes agréable et addictif. Ajoutez à cela le besoin de récupérer de nouvelles cartes et vous vous trouverez certainement un but pendant les longues soirées d’hiver en attendant la floraison et la récolte de vos cultures.

Joué sur Nintendo Switch 2 en mode nomade et en mode docké, Moonlight Peaks est franchement très joli. Se déroulant exclusivement la nuit, forcément, il joue avec des couleurs sombres, avec une prédominance de bleus et de violets, le tout avec une très jolie direction artistique et un character design en « chibi ». L’OST est elle aussi très qualitative, se mariant à son univers et son ambiance.
Techniquement, pas grand chose à signaler si ce n’est beaucoup trop de temps de chargement entre chaque zone, à l’entrée d’une maison, et de leur longueur, ce qui casse d’autant plus le rythme du jeu, déjà répétitif. Quelques bugs sont également à signaler mais rien de bloquant.

S’il est évident que l’univers atypique et surnaturel de Moonlight Peaks fait tout son charme, il peine malheureusement à faire mieux que ses concurrents (déjà sortis et réputés). Sans être mauvais, il peine malheureusement à effacer la répétitivité du genre déjà bien installée et voire même, malgré lui, à l’accentuer. On lui regrette notamment une avancée trop lente qui oblige à refaire les mêmes choses en boucles le temps qu’il décide de nous récompenser pour nos efforts, le tout agrémenté de trop nombreux temps de chargement qui desservent d’autant plus son rythme. Malgré un potentiel évident, Moonlight Peaks ne réussit pas pleinement sa mission de nous happer des heures durant.

- L’univers surnaturel pour un jeu de simulation de vie, c’est validé
- Visuellement très joli, notamment sur Switch 2
- Le Nokturna, un jeu de cartes addictif
- Un humour bien dosé

- Une progression trop lente et pas assez récompensée
- Vite répétitif
- Trop de temps de chargements
- Pas de développement de notre personnage (énergie, mana)
- Pas de localisation française