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  • [ Test en duo ] Onimusha: Way of the Sword – Une renaissance à la hauteur de la renommée

[ Test en duo ] Onimusha: Way of the Sword – Une renaissance à la hauteur de la renommée

YoannRatcliffe31 août 202631 août 2026

Il aura fallu attendre 20 ans après Onimusha: Dawn of Dreams (2006) pour que Capcom se décide de nous proposer un autre opus de sa saga légendaire et mythique appelée Onimusha. Mais ça y est, je peux vous le dire : Onimusha est bel et bien de retour en 2026 avec un nouvel et fier opus sous titré Way Of The Sword. Si l’envie de Capcom de revitaliser ses sagas d’hier est une idée lumineuse, la confrontation au réel peut s’avérer parfois moins évidente qu’on aurait pu le croire. Alors que l’éditeur développeur nippon mène une année 2026 sur les chapeaux de roues, on pourrait craindre un relâchement sauf que l’on se retrouve avec un titre entre modernité et tradition qui ramène une saga du passé qui se tourne vers l’avenir du Jeu Vidéo avec un certain brio et une insolence qui fait beaucoup de bien. Explications sur un nouveau tour de force de la part de Capcom qui ne démérite pas dans un test en duo affuté comme jamais. Pour rappel, Onimusha: Way Of The Sword sortira le 4 septembre sur PS5, Xbox Series, PC et Nintendo Switch 2. Une démo plus complète que celle précédemment mise en ligne est disponible pour tous sur toutes les plateformes.

Pour nous adonner à la rédaction de ce test d’Onimusha: Way of The Sword, nous avons décidé de vous proposer une nouvelle fois notre format en duo. Vous pourrez donc retrouver les ajouts faits par Mary dans les encadrés en italiques. Le jeu a été testé sur PS5 Pro en mode Performances et sur PS5 (Fat) en mode Graphismes.
VersionNumérique sur PS5 (Pro), fournie par l’éditeur/Numérique sur PS5 (Fat), fournie par l’éditeur
Temps de jeu29 heures/38 heures
Histoire terminéeOui/Oui
Complétion totale100%/100% de l’histoire pour environ 60% des trophées débloqués
DifficultéHistoire/Action+Histoire (sur quelques boss)
Genre(s)Action, Aventure, Dark Fantasy, TPS, hack and slash
Date de sortie4 septembre 2026
Prix (maximum conseillé)79€99
Version physiqueOui, version simple et Premium
Plateforme(s)PS5, Xbox Series S|X, Nintendo Switch 2, PC
VoixFrançaises
Textes françaisOui

« Quand on vit par l’épée, seul importe le combat » Miyamoto Musashi

Bien loin des opus d’il y a vingt ans, Onimusha Way Of The Sword se situe à l’époque Edo (1603-1868) où on fait la rencontre de Miyamoto Musashi (incarné à l’écran par le regretté Toshiro Mifune, immense acteur de sa génération), en route vers Kyoto avec la ferme intention de (se) prouver qu’il est le meilleur épéiste de son époque. Sauf que rien ne va se passer comme prévu et il tombera au combat face aux Genma, de redoutables démons, ennemis des Oni. Ces derniers feront alors de Musashi un Onimusha, un champion des Oni qui aura la lourde mission de faire toute la lumière sur cette mystérieuse attaque et de l’enrayer…

Résumé ultra accéléré, sans aucun spoil, bien entendu, mais si je ne vous dis rien, c’est bien parce que ce nouvel opus de la saga met la barre extrêmement haut en termes… De tout. Une narration classique mais d’une efficacité sans borne, un scénario surprenant, mené tambour battant avec son lot de personnages hauts en couleurs, Musashi en tête de liste, un gameplay proprement hallucinant et enfin un RE Engine d’une insolente démonstration de ses capacités.

On s’attarde rapidement sur le scénario puisque même quelques jours après l’avoir accompli, il reste encore dans la tête, notamment le prologue, ahurissant de qualité. Généreux et long, il attrape le joueur pour le plonger dans son univers, sans le lâcher une seule seconde avec un sens du rythme qui ébourifferais même un chauve. Mais outre son incroyable prologue, c’est tout le reste du titre qui se permet de happer son joueur dans une folle et furieuse aventure où le scénario et le gameplay sont de concert pour offrir au joueur une aventure qui mérite le coup de s’y attarder.

Le scénario utilise le procédé narratif du « voyage du héros » qui établit en 12 points le commencement, le firmament et la fin d’un personnage principal en proie à des épreuves qui le ressort grandi à la fin de son aventure. Le concept fut établi par Joseph Campbell en 1949 dans son livre intitulé « Le héros aux mille et un visages« . Et dans ce Onimusha Way Of The Sword, le concept est respecté à la lettre.

Un scénario qui jouit d’une certaine richesse et d’une générosité à laquelle je ne m’attendais pas (c’est mon tout premier Onimusha, soit dit en passant) mais sa mise en scène n’est pas en reste. Du grand spectacle comme Capcom sait en proposer, avec une ambiance singulière et une véritable énergie.

Je l’ai dit plus haut, vous n’incarnerez que Miyamoto et le bougre se révèle être extrêmement attachant au fil des heures pour au final devenir le genre de héros qui fait beaucoup de bien à notre époque. A la fois moderne mais aussi avec un pied dans la tradition, notre protagoniste se voit affublé d’un charisme qui fait que je ne l’oublie pas et qui reste dans la tête, tant son écriture est d’une incontestable réussite.

Du côté du contenu, sachez que ce Onimusha se révèle être d’une surprenante générosité. A la fois en monde semi-ouvert (qui trouve son explication dans le scénario, affublé de ses quêtes secondaires et annexes) mais aussi avec des niveaux plus fermé mais assez grand pour les explorer, ce nouvel opus est le titre le plus long de sa saga avec au compteur, de mon côté, 29 heures pour en voir le générique de fin. Si je n’ai rien à vous dire de négatif, je pourrais éventuellement vous dire que je n’ai eu qu’une envie, c’était d’y retourner, signe pour moi, des plus grands. Et je sais qu’après sa sortie, j’y retournerais, ne serait-ce que pour me relancer une seconde fois dans l’aventure.

Pour y avoir passé un peu moins de 40h, en terminant toutes les quêtes annexes et histoires secondaires, en ouvrant tous les coffres uniques (ou presque), en améliorant Musashi quasiment au maximum, en sauvant tous les Komainu, Onimusha: Way of the Sword maitrise le dosage à la perfection. Généreux, mais qui n’en fait jamais trop, qui n’agresse jamais son joueur d’une multitude d’icônes aux quatre coins de sa carte. Tout se débloque au fur et à mesure de notre avancée dans le scénario et surtout avec parcimonie. A l’ère où certains éditeurs font plus de la rétention de joueurs que du véritable contenu qui apporte quelque chose au jeu, Capcom fait ici tout l’inverse: quelques quêtes, parfois un peu FedEx mais rien d’indigeste, un lore étoffé non pas par des collectibles mais par des quêtes narratives, le tout à une fréquence exemplaire. En résulte qu’à une époque où j’ai plutôt tendance à fuir tout ça, Onimusha: Way of the Sword a réussi le tour de force de me happer, corps et âme, dans tout ce qu’il avait à me proposer.

Un mot sur le gameplay, je tiens à vous rassurer (ou pas) : ce n’est pas un Souls Like. En revanche, si vous avez connu les épisodes d’antan, la difficulté a toujours fait partie de l’ADN de la saga. C’est encore le cas ici, puisque en mode normal, j’ai attendu d’arriver au premier (vrai) boss pour baisser la difficulté, puisqu’il m’était impossible de le faire tomber. Je suis donc repassé en mode de difficulté « Histoire » et je vous rassure (ou pas), ce n’est pas un mode facile. Il n’est tellement pas facile que je considère même que ce mode histoire est le « vrai » mode normal du jeu. Loin de moi l’idée de me trouver des excuses, peut-être que je suis particulièrement nul mais j’ai un peu galéré parfois mais j’ai tellement pris un pied immense que je me permet de vous dire que Capcom a réussi à équilibrer son jeu à la perfection. Ni trop facile, ni trop difficile, je ne suis mort que deux fois parce qu’y jouer après une journée difficile au travail pour enchainer sur des ennemis qui avaient une dent contre moi n’est pas si facile que ça. Tout de même, nous ne sommes pas des bêtes, allons. Le gameplay donc, qui vous permet de choisir entre une configuration avancée et de base, respecte à la lettre le gameplay si légendaire de la saga. des combats à l’épée, un gantelet Oni pour absorber les âmes des Genmas et des objets pour aider le joueur et roule ma poule. Un gameplay qui demande un petit temps d’adaptation mais qui se révèle être ultra addictif tant le travail de Capcom est admirable et force le respect.

Cet Onimusha a pour moi été synonyme de sortie totale de ma zone de confort. Première entrée dans la série en ce qui me concerne, bien que je la connaissais évidemment de nom notamment avec Onimusha 3 et la présence exceptionnelle de Jean Reno dans le jeu (à l’époque ce n’était pas comme maintenant, la présence d’un acteur de cinéma était un véritable événement), je n’avais jamais sauté le pas. Aujourd’hui, c’est chose faite, certes non sans quelque mal par moments mais avec une immense satisfaction: avoir progressé tout au long de mon aventure. Je n’ai cédé au mode facile qu’à quelques moments du jeu, notamment contre les premiers boss, parce que je sentais qu’en normal ça ne passerait pas à l’instant T. Mais dans l’ensemble j’ai eu l’immense fierté de faire la majeure partie du jeu en mode Action (normal). Onimusha: Way of the Sword est à l’image de l’identité de la série, exigeant, parfois difficile surtout quand on débute dans la série, mais qui s’avère également être une excellente porte d’entrée à celles et ceux qui voudraient sauter le pas avec cet épisode.

Onimusha: Way of Sword dispose d’un gameplay d’une profondeur presque déroutante. Dès les premières minutes, il annonce la couleur, certaines mécaniques telles que la parade et l’esquive sont primordiales à maitriser, mais surtout il réussit à renouveler ses affrontements avec de nouvelles mécaniques, certes parfois discrètes, mais qui apportent parfois une nouvelle façon d’aborder les combats quelques soient les ennemis face à vous. En toute circonstance, vous devrez vous adapter, à gagner en rapidité, en réflexes, en observation et en réactivité. Un gameplay grisant, addictif, qui demande énormément d’investissement, c’est un fait, mais d’une grande générosité, nerveux et dynamique.

Testé sur PS5 Pro de mon côté, Onimusha Way Of The Sword a été propre techniquement (et graphiquement parlant) tout du long de mes nombreuses sessions. Que ce soit sans, puis avec, le patch dit day one, je n’ai rien de négatif à vous remonter sur le bébé de Capcom. J’y ai joué en mode performances et je n’ai essuyé aucun ralentissement alors même que parfois, l’écran était chargé. Bref, une fois n’est pas coutume, Capcom délivre un sans faute côté technique et c’est une fois de plus, un point plus que positif sur lequel j’insiste.

Dans un Kyoto en proie à une invasion démoniaque, Onimusha: Way of the Sword jouit d’une direction artistique et d’une ambiance franchement réussies. En plus de nous proposer des plans et panorama absolument fabuleux, le mélange entre réalisme et fantastique fait visuellement mouche. Graphiquement, le jeu est incroyable, notamment dans sa motion capture des personnages principaux et dans la modélisation de son bestiaire. Et techniquement, il ne moufte à aucun moment. Sur PS5 (fat de 2020) en mode graphismes (et les 30 FPS qui vont avec) le jeu est d’une stabilité irréprochable alors que les ressources de la machine semblent plutôt bien exploitées. Même constat sur les bugs, rien à signaler de mon côté, Capcom réussit à faire tourner le jeu sans patch day one nécessaire (nous y avons eu accès seulement plusieurs jours après avoir démarré le jeu).

Une fois n’est pas coutume, Capcom fait partie de ceux qui continuent de soutenir le doublage français et ses comédiens. Disposant d’un casting de comédiens qui mêle grands noms du doublage comme Frédéric Souterelle ou encore Pascale Chemin et Laëtitia Lefèbvre, il sait aussi mettre en avant des comédiens plus discrets dont la carrière est encore à ses balbutiements mais déjà bien remplie. La voix de Musashi a été confiée à Arthur Khong, jeune comédien qui a déjà un très beau CV, de Simu Liu dans Shang Chi en passant par Roronoa Zoro dans l’adaptation live de One Piece par Netflix, il porte son rôle dans Onimusha avec un aplomb remarquable. Il donne la réplique à Flora Brunier, Philippe Roullier, ou encore Anna Lauzeray Gishi pour ne citer qu’une infime partie du carton de doublage.

Maintenant que le tour du propriétaire est effectué, place à mon avis et vous l’aurez sans doute compris j’ai adoré mon aventure dans ce Onimusha cuvée 2026. Un scénario (et un prologue) haletant, un héros auquel je me suis attaché mais surtout une œuvre généreuse, intelligente et qui fait un bien fou, surtout à notre époque où de plus en plus d’œuvres dites modernes se veulent davantage être un plaidoyer pour pas grand chose d’intéressant alors que l’utilité première d’une œuvre est de divertir sans abrutir son joueur. C’est le cas ici, entre respect des traditions du Japon et un sens certain de la modernité. Capcom n’a certes plus rien à me prouver et pourtant il n’a de cesse de toujours réussir à me surprendre et c’est ce qui fait de l’éditeur développeur l’un de mes préférés dans cette industrie. Je me permet un petit trait d’esprit en ce qui concerne ce Onimusha, puisqu’il m’a fait repenser à un titre auquel je n’aurais pas pensé de prime abord: un certain Ghostwire Tokyo du studio Tango Gameworks (fermé puis réouvert en 2025) dans sa façon d’aborder le folklore japonais mais je n’en dirais pas plus. Enfin, je me permettrais un petit chipotage, c’est ce qui concerne la fréquence des dialogues de Shizuka qui parle un peu trop selon moi. Mais c’est de l’ordre de l’exagération, tant ce petit point négatif est un grain de sable en comparaison des immenses qualités de nouvel opus de la saga Onimusha qui la ramène à notre époque d’une bien belle façon.

Onimusha: Way of the Sword est dans la lignée des productions de Capcom, et particulièrement de cette année 2026 (Monster Hunter Stories 3, Resident Evil Requiem, Pragmata), une franche réussite dans tout ce qu’il propose. D’une grande générosité, tout en restant mesuré, il saura réjouir ses plus fervents fans de longue date mais s’avère également être une excellente porte d’entrée dans la série. Il réussit tout ce qu’il entreprend, de son scénario et sa narration, à son gameplay, en passant par une technique irréprochable. Un retour mérité et rondement bien mené pour une licence qui avait disparu depuis 20 ans. Voilà le jeu vidéo qu’on veut, celui qui régale.

Jamais, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais espéré meilleur retour d’une licence de jadis, tant ce Onimusha Way of The Sword m’a offert 29 heures de pur bonheur. Un scénario, une narration, un gameplay et un doublage français qui assurent un show incroyable et inoubliable. Je peux dorénavant le dire : 2026 c’est l’année de Capcom, tant il déroule hits sur hits et signe une année qui alterne quantité et qualité. Assurément un titre sur lequel vous pourrez compter dans cette rentrée 2026!

Sortie totale de ma zone de confort, Onimusha: Way of the Sword s’est révélé être bien plus qu’à la hauteur de ce à quoi j’aurais pu m’attendre. C’est avant tout une invitation. Dans un univers avec sa propre identité, dans une histoire captivante pleine de rebondissements, mais aussi une invitation à se lancer, parfois malgré nous, des défis. C’est un jeu d’une grande générosité tant en termes de gameplay que de contenu qui sait trouver ses limites pour ne pas frôler l’indigestion. Avec un début d’année qui avait déjà mis la barre très haut, Capcom continue son année 2026 sur un sans faute de productions qui savent autant se renouveler (Monster Hunter Stories 3) et moderniser leurs plus vieilles licences, ici avec Onimusha: Way of the Sword mais aussi avec Resident Evil Requiem en février dernier.
  • Miyamoto Musashi, charismatique et attachant
  • Un scénario haletant et marquant
  • Une grosse durée de vie
  • Un gameplay addictif
  • Le mode photo !
  • La Dualsense prise en charge de bien belle manière
  • C’est graphiquement impressionnant
  • Les chroniques étranges
  • Une « vibe » Ghostwire Tokyo assez surprenante
  • Accessible aux nouveaux arrivants (dont je fais partie)
  • Généreux mais qui sait aussi poser des limites
  • Shizuka parle un peu trop par moment
  • Seulement 2 modes de difficultés pour le premier run, de quoi decevoir les plus courageux et téméraires

Auteurs/autrices

  • YoannRatcliffe

    Rédacteur augmenté biberonné à la science fiction, explorateur chevronné, adorateur du mouvement cyberpunk, et aime se faire peur sur des survival-horror.

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  • marypokegamesland

    Mangeuse de JRPG depuis 2017, infatigable joueuse des jeux Atlus et RGG, curieuse de nature, dévoreuse de pages noircies.

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