
Onimusha: Way of the Sword, sorti le 4 septembre 2026 sur PS5, Xbox Series S|X, Nintendo Switch et PC, sera la porte d’entrée dans la saga pour beaucoup de joueurs, et j’en fais partie. C’est pourquoi il me semble assez intéressant de vous apporter quelques conseils et quelques pistes pour bien approcher le jeu autre que « passez le jeu en mode facile ». Si vous êtes un habitué de la licence, ce guide de démarrage risque de vous être complètement inutile, soyez prévenus.
Globalement, Onimusha: Way of the Sword coche toutes les cases du jeu d’action/aventure avec une pointe de RPG et en ce sens son gameplay se divise en 2 grands axes majeurs: les combats et l’exploration. Ces deux axes seront nécessaires pour réussir à arriver au bout de l’aventure. Si tout ce qui va être dit ici semble assez évident, certains sujets abordés peuvent être un peu plus subtiles ou paraitre totalement dérisoires, et pourtant ils peuvent avoir une certaine importance.
Bien comprendre les combats
Lorsque j’ai démarré l’aventure, je savais que la difficulté serait au rendez-vous, surtout dans la mesure où c’était mon tout premier opus de la série. Je savais d’entrée de jeu que j’opterai, à un moment donné, pour le mode facile mais j’ai eu aussi à cœur de me lancer des défis et de tester mes limites dans ce genre de jeu: ne basculer en mode facile qu’en cas d’extrême nécessité.
Onimusha: Way of the Sword n’est PAS un Souls like et c’est important de le répéter (d’ailleurs, une démo est disponible sur toutes les plateformes sur lesquelles il est disponible, n’hésitez pas à la faire pour savoir si l’œuvre de Capcom est faite pour vous ou pas). Oui, ses combats vont être très orientés sur la parade et l’esquive, oui ses boss seront démesurés mais non, il n’a rien emprunté aux jeux de From Software et consorts. Il dispose d’un système de combat très nerveux et il faut dès les premiers instants comprendre les mécaniques de base du combat pour réussir à le maitriser au fil des heures. Plus les heures vont passer, plus le jeu vous paraitra simple. Les ennemis lambda ne vous poseront pas vraiment de problème, et les mini-boss vous paraitront être une promenade de santé au fil de votre aventure. Seuls les boss pourront vont donner du fil à retordre, et encore, pas forcément tous. J’en ai « first try » quelques uns en mode Action non sans une certaine fierté.
La première chose qu’il faut absolument comprendre c’est que le jeu vous invite avant tout à épuiser vos ennemis (et tout particulièrement les boss et mini-boss). Un ennemi épuisé est un ennemi vulnérable qui prendra de très lourds dégâts en un seul coup. Pour réussir, il vous faut attaquer sa barre d’endurance avant sa barre de vie et donc abuser de la parade et du blocage. Le tout c’est de maitriser les timing nécessaires pour un maximum d’efficacité.
Pour réussir à choper ces timing, je vous conseille 2 choses. La première, n’hésitez pas à perdre quelques minutes dans les entrainements à l’arène des épreuves. En plus de vous récompenser avec quelques consommables qui seront fort bienvenus, surtout en début de jeu, ils vous permettront de vous entrainer (c’est logique) aux nombreuses mécaniques que le jeu a à vous proposer. Blocage et déviation, parade, esquive, Issen (à maitriser surtout à l’approche de la fin du jeu, mais je n’en dis pas plus), etc, chaque nouvelle mécanique aura son ou ses entrainements liés à mesure que vous les débloquerez dans l’histoire. De plus, vous pourrez également vous entrainer contre les boss déjà vaincus ce qui n’est pas négligeable pour la suite des réjouissances.


Ne laissez pas votre ego parler et laisser la frustration l’emporter. N’hésitez pas à alterner entre les deux modes de difficultés disponibles lors de votre premier run (Histoire et Action). Je le disais plus haut, les ennemis basiques ne poseront pas vraiment de problème mais les boss, surtout les premiers (et le dernier), vous montreront très vite de quoi le jeu est capable. Et il n’y a, à mon sens, rien de pire et de plus éreintant que de bloquer sur un boss et de laisser la frustration et l’échec répété l’emporter. Passez votre boss en facile et s’il le faut, retentez le en normal dans les Ombres du passé, et rebasculez votre jeu en normal au prochain Hokora une fois votre ennemi vaincu. Contrairement à Resident Evil qui vous oblige à faire le jeu dans la difficulté initialement choisie, Onimusha est beaucoup moins sévère et vous laisse le choix tout au long de votre aventure. Cela ne vous empêchera pas de progresser à mesure que vous avancerez. D’ailleurs, si le mode facile l’active d’office, en mode normal vous pouvez choisir d’afficher les commandes en combat pour savoir quand parer, esquiver, etc cela pourra vous être d’une grande utilité que vous décidiez que cela soit temporaire ou jusqu’à la fin de votre aventure. Cela se trouve dans les options onglet gameplay.

N’ayez pas peur d’utiliser vos consommables. Hozuki, revitalisants, talismans, remèdes miraculeux, si votre inventaire peut paraître assez restreint, le jeu reste malgré tout généreux dans l’acquisition des consommables et vous en stockerez un certain nombre dans votre réserve. Vous avez besoin de vous soignez? Faites le. Vous manquez d’un chouïa de puissance? Utiliser un talisman de force. Vous trouvez que vous prenez un peu trop cher? Utilisez un talisman de défense. S’il peut être exigent, Onimusha: Way of the Sword n’est absolument pas punitif. On le répète, ce n’est pas un Souls-like.
Pour les combats dans le « monde ouvert », n’hésitez pas à vous servir des objets de décors prévus à cet effet. A l’instar d’un vélo, un pot de fleur ou un plot de signalisation dans la série Yakuza/Like A Dragon, une planche ou un chariot peuvent tout autant l’être dans Onimusha (oui, j’aime à croire que Capcom s’est inspiré de Yakuza pour cette mécanique).

Et enfin, une fois débloqué, abusez de votre arc. Partout. Surtout une fois qu’il sera bien amélioré il peut s’avérer fort utile dans votre quête d’épuiser vos ennemis, même contre les boss. Je pose ça là, à vous de tenter des choses mêmes les plus folles.
L’art de l’exploration
Si vous souhaitez suivre mes conseils, et notamment « utilisez vos consommables » il va falloir explorer pour les obtenir. Si en début de jeu, vous pouvez en acquérir un certain nombre dans les entrainements, cela ne sera pas suffisant pour aller au bout de l’aventure (sauf si vous vous lancez des défis type « pas de soins » et autres joyeusetés). Bref, dès que vous le voulez, explorez. Cueillez des fleurs d’hozuki, secourez des villageois, ouvrez des coffres, bref prenez tout ce qui vous tombe sous la main. Mieux vaut en avoir trop que pas assez, quitte à ce que ça parte dans la réserve, ça ne pourra qu’être utile à un moment donné.
Ne fuyez pas le combat, cherchez le. Déjà, cela vous aidera pour maitriser le gameplay et ses différentes mécaniques même contre des ennemis faibles mais surtout ça vous permettra de vous faire un stock d’âmes rouge. Globalement, les âmes rouge vont servir de monnaie pour un grand nombre de choses: améliorer vos amulettes (nécessite également un certain nombre de bénédictions), acheter des talents de base et spéciaux ou encore acheter certains matériaux et consommables auprès du seul marchand disponible dans le jeu (mais je n’en dis pas plus). Il en faudra donc inévitablement un certain nombre pour améliorer ce que vous souhaitez (ou si vous êtes zinzin comme je l’ai été, tout « maxer » avant le boss de fin). Chaque passage à un Hokora réinitialisera l’apparition des ennemis, ce qui peut vous aider à mieux « farmer » ces fameuses âmes rouge (ne faites pas d’ingestion non plus, ce n’est pas nécessaire de faire de grosses sessions de farm comme dans un JRPG traditionnel). Enfin, n’oubliez pas de casser les cristaux d’âmes en votre possession, cela peut toujours s’avérer utile.


Le jeu distingue 2 types de coffres à ouvrir, des petits coffres qui pourront éventuellement se réinitialiser à mesure que vous jouez et des grands coffres uniques. Les deux sont importants à trouver. Les petits renferment obligatoirement des matériaux pour améliorer votre habit (santé), votre sabre (attaque) et votre gantelet (âmes). Ne les négligez pas. Dans la grande majorité des cas, les coffres uniques renferment des consommables mais pas que. Il est donc important que pendant votre exploration, vous fassiez aussi attention aux clignotements de votre gantelet puisque nombreux d’entre eux ne sont pas visibles.



En même temps que vous cherchez le combat, cherchez les fissures (des épaisses colonnes de fumée rouge et noir) quelque soit le lieu où vous êtes. Si certaines sont scriptées dans le scénario, d’autres ne le sont pas et vous demandent de les trouver pour les fermer (ce qui n’est pas nécessaire pour terminer l’histoire). Les fissures sont nécessaires à l’obtention de certains matériaux pour améliorer votre gantelet. Outre les petites et grandes miasmites, elles vous permettront d’obtenir des matériaux plus rares auprès de certains ennemis qui n’apparaissent pas toujours (le but n’est pas de vous spoiler pour autant, je n’en dirais donc pas plus).

Cet Onimusha dispose de 2 types de quêtes secondaires: les histoires fortuites et les chroniques étranges. Si les premières n’apportent pas grand chose au lore et à l’histoire, les deuxièmes sont particulièrement intéressantes à faire et apporte un charme supplémentaire à l’univers. Dans tous les cas, il ne me semble pas déconnant de s’y attarder pour récolter les récompenses (de nouvelles amulettes par exemple) qu’elles ont à nous donner. Pas déconnant ne veut pas dire obligatoire et surtout à votre rythme. En ce qui me concerne, dès que de nouvelles quêtes secondaires se débloquaient, je les terminais avant de reprendre la quête principale, histoire d’être la plus optimisée possible pour un éventuel combat de boss à venir. Mais cette fréquence est tout à fait personnelle, à vous de jauger dans VOTRE partie.

Voilà donc comment j’ai de mon côté abordé le jeu, et ce que j’ai appliqué pour le faire au maximum en difficulté Action. Globalement, il n’y a que quelques boss que j’ai passé en facile dans le mode histoire (puis revaincus en Action dans les Ombres du passé). Evidemment tout cela n’est pas gravé dans la roche, ni obligatoire. Vous pouvez tout aussi bien appliquer certains points ou totalement les ignorer.