
Après m’être précipité en salles pour découvrir le grand retour d’un des réalisateurs que j’aime le plus, Christophe Gans, avec son Return To Silent Hill, voilà que le livre qui adapte le film en novélisation déboule le même jour (4 février 2026) sous l’égide de la maison d’édition Mana Books. Après l’avoir dévoré entre deux tests de jeux vidéo, je vous propose à mon tour, mon retour, non pas sur le film mais bel et bien sur le roman.

| Editeur | Mana Books |
| Prix | 13€ |
| Date de sortie | 5 février 2026 |
| Nombre de pages | 352 pages |
| Format | 140 x 203 mm |
| Auteur | John Passarella |
Avant de s’attaquer au livre, je vous propose de lire, ou relire, ma critique sur le long métrage, sorti en salles françaises le 4 février dernier juste ici. Vous pouvez aussi vous jeter une nouvelle fois sur le test du remake de Silent Hill 2 par Bloober Team juste là.
Avant de nous attaquer au livre, revenons, le temps de quelques lignes, sur son auteur, John Passarella. Il a obtenu le prix, prestigieux, Brahm-Stoker des mains de l’association Horror Writers pour son co-travail sur le roman Withers. Il est également l’auteur des romans Wither’s Rain, Wither’s Legacy, Kindred Spirit et Shimmer. Enfin, il a aussi travaillé sur des novélisations de séries TV telles que Supernatural, Buffy The Vampire Slayer, Grimm, Angel. Retour A Silent Hill marque ainsi son 15ème roman.
Le synopsis (du roman)
Dans mes rêves agités, je vois cette ville. Silent Hill.
Retour à Silent Hill marque le retour sur grand écran de la mythique franchise d’horreur psychologique.
Lorsqu’il reçoit une mystérieuse lettre de Mary, son amour perdu, James est attiré vers Silent Hill, une ville autrefois familière, aujourd’hui engloutie par les ténèbres. En partant à sa recherche, James affronte des créatures monstrueuses et découvre une vérité terrifiante qui le poussera aux limites de la survie.

Mon avis sur le roman
Dans les grandes lignes, le roman s’appuie littéralement sur le film de Christophe Gans, qui, il est bon de le rappeler, n’est autre qu’une relecture personnelle, une analyse différente du réalisateur et non pas un copié/collé du jeu de Konami. Ecrit et structuré de la même manière, avec une chronologie identique, je me suis souvent surpris, en lisant le roman, à revoir la scène (du film) à l’identique dans ma tête. Sauf que… le roman nous offre également plusieurs subtilités par rapport au long métrage. En effet, plusieurs scènes y ont été ajoutées pendant que d’autres ont été retravaillées pour apporter des détails, qui manquent parfois indéniablement au film de Gans, afin d’éclaircir certains points bien précis du scénario pour le rendre plus logique et plus approfondi. Je ne vous spoilerais pas, rassurez vous, mais afin d’illustrer mon propos, je vais prendre l’exemple d’une scène qui arrive dès les 5 premières minutes du film : la fameuse scène de la rencontre. Dans le film, un personnage doit prendre le bus. Il rate son bus puisque celui-ci repart. Dans le film, pas un mot, le bus repart derechef. Dans le roman, la décision du chauffeur de bus est explicitée et limpide. Bien entendu, ne pas vous raconter en détail et essayer de rester vague rend mon explication un peu floue mais gardez bien en tête que je ne souhaite pas vous spoiler et vous garder intact du moindre spoil que ce soit (surtout si vous n’avez pas encore vu le film).
Ce genre de détail parait anodin mais il n’est pas le seul point du scénario à se voir être travaillé et tout au long du roman, certaines scènes clés sont rendues plus longues, avec plus de profondeur, moins avares en détails qui me fait vous dire que le roman est un peu, dans une certaine mesure, la version Director’s Cut du film (même si Christophe Gans n’est aucunement intervenu sur le roman, NDLR).

A la différence du film, le support du roman fait que l’on peut véritablement entrer dans les pensées de James et comprendre réellement ses réactions, ses émotions, son caractère, sa façon de voir les choses. Ce qui va créer un lien entre le lecteur du roman et le personnage, encore plus que dans le film mais également le jeu vidéo.
John Passarella réussit à accompagner le long métrage d’une bien belle manière, la sienne, avec sa patte bien à lui. Il prend le temps de rentrer dans les détails, à tel point qu’après avoir vu le film et durant ma lecture, chaque scène est apparue comme un flash(back) dans ma tête durant ma lecture. Ça m’a donné encore plus envie de le revoir (et vous imaginez que j’ai déjà hâte de me le refaire!).
De plus, cerise sur le (gros) gâteau, à la fin de la lecture, on y retrouve une interview exclusive de Christophe Gans dans laquelle il traite notamment son amour pour la licence de Konami. J’aurais aimé qu’elle soit plus longue mais les questions sont très intéressantes (les réponses aussi au passage!) pour enfin se finir sur des photos en couleurs des images du film.


Conclusion
Très clairement, si vous avez vu et aimé le film, comme moi, vous pouvez vous jeter sur le bouquin qui vous fera peut-être patienter jusqu’à la sortie du long métrage sur support physique. Pour les autres qui ne l’ont pas vu, sachez que vous aurez entre les mains la version du film avec un peu plus de détails scénaristiques ici et là qui va vous permettre de comprendre certaines scènes les plus importantes du film et peut-être de donner sa chance au film de Gans qui ne mérite pas tout le torrent de haine qu’il a reçu et qu’il reçoit encore. Je remercie volontiers Mana Books pour cette lecture qui m’a encore plus retenu dans l’univers tourmenté de Silent Hill vu au travers des yeux d’un réalisateur que j’aime vraiment et au travers d’une plume que je découvre. Enfin, John Passarella a réussi, selon moi, à comprendre Gans et transposer le tout dans un roman qui se lit facilement et qui se met au service de son lecteur (ou lectrice) afin de le plonger un peu plus dans la diégèse de Retour à Silent Hill, qui adapte, je le rappelle, le chef d’œuvre absolu qu’est Silent Hill 2 et la longue descente en enfer de James Sunderland.