
Annoncé en grandes pompes lors du RGG Summit du 20 septembre 2024 puis de retour dans le Xbox Partner Preview du 17 octobre, Like A Dragon Gaiden 8 Pirate Yakuza in Hawaii, centré sur le Chien Enragé de Shimano, Goro Majima, a abordé nos consoles et PC le 21 février 2025. Et il était évident qu’il aurait sa place ici-même après l’avoir terminé, 44h au compteur plus tard. Ruy Ga Gotoku Studios nous proposent-ils ici de découvrir un spin-off digne de la série? Telle est la question à laquelle je vais tenter de répondre dans ce test.

Version | Physique PS5 commerciale, achetée par mes propres soins |
Temps de jeu | 44h |
Histoire terminée | Oui |
Complétion totale | 77% des trophées débloqués |
Difficulté | Normal |

Genre(s) | Beat’m all, action, aventure |
Date de sortie | 21 février 2025 |
Prix (maximum conseillé) | 59€99 |
Plateforme(s) | PS4, PS5, Xbox Series S/X, Xbox One et PC |
Voix | Anglais, Japonais, Chinois |
Textes | Français, Anglais, Italien, Allemand, Espagnol, Japonais, Coréen, Portugais, Russe, Chinois traditionnel et simplifié |
Connexion obligatoire | Non |


L’histoire démarre avec un Goro Majima sur un trône accoutré d’un costume de pirate. Il commence son récit qui s’est déroulé 6 mois auparavant, en août 2024, soit un an après les événements d’Infinite Wealth.
Goro Majima à bord d’un navire dans l’archipel d’Hawaii s’échoue sur un petite île, totalement amnésique, jusqu’à en avoir oublié sa propre identité. Il est secouru par un jeune garçon de 10 ans, Noah, qui compte bien l’aider à recouvrer la mémoire mais aussi réaliser ses propres rêves. Par des circonstances inattendues, Majima devient capitaine pirate de son propre navire et est fin prêt à trouver des indices sur son passé. Cela le mènera à une île occupée par des Yakuzas qui semble cacher un secret qui le dépasse mais à la valeur inestimable.
Je m’arrêterai donc ici pour vous raconter le scénario de ce Pirate Yakuza in Hawaii qui malgré ses 5 chapitres se veut être relativement dense. A l’instar de son prédécesseur Like A Dragon 7 Gaiden The Man Who Erased His Name, l’aventure se veut donc plus courte qu’à l’accoutumée, mais non sans son lot de rebondissements. Pour la deuxième fois de la série, on contrôle donc Goro Majima, éternel Chien Enragé de Shimano, véritable boute en train et casse-cou zinzin de la bande de Kazuma Kiryu. A la différence près qu’ici on en découvre une toute nouvelle facette de sa personnalité bien loin de ce à quoi il nous a habitué jusqu’à maintenant. Un Majima attachant avec son petit grain de folie comme on l’aime va donc être au gouvernail de cette nouvelle histoire dans l’univers de la piraterie.

Fort de son personnage principal, Pirate Yakuza in Hawaii nous fait donc voguer sur les mers de l’archipel d’Hawaii, d’île en île, de lieux connus en lieux inconnus et inédits, pour arriver à son point de chute. Mené par l’univers de la piraterie avec brio, cet opus qui fait office d’entre deux épisodes majeurs, et sert également à étoffer, à sa manière, le scénario d’Infinite Wealth. Un scénario qui se révèle finalement assez classique dans son genre mais qui ne manque pas d’efficacité à nous y happer. Cependant, on pourra lui regretter peut-être quelques longueurs, la faute à une narration parfois un tantinet poussive nous obligeant à s’adonner à une partie du contenu secondaire. Si cela ne m’a aucunement dérangée aux vues de la palanquée du contenu annexe exploré après 44h de jeu, cela peut évidemment entaché la liberté d’autres joueurs. De plus, on lui regrette un scénario un chouïa moins impactant, des rebondissements moins percutants, et des méchants nettement moins marquants que la série à l’habitude de nous servir pour devenir réellement inoubliable. Il se rattrape dans son chapitre final qui a le mérite d’être mené tambours battants dans une ultime ligne droite assez fracassante.
Mais malgré ses défauts scénaristiques et narratifs, ce nouvel opus de la série m’a transporté de bout en bout, à ne pas vouloir lâcher la manette me la clouant aux mains des heures durant. En résulte donc la majorité du contenu secondaire bouclé, la larmichette coulant sur mes joues une fois que la scène post crédits en avait terminé. L’alliance entre en Like A Dragon et l’univers de la piraterie a fait mouche. Un univers déjà exploré de long en large et en travers par de nombreuses productions, qu’elles soient cinématographiques, vidéoludiques ou même animées. Impossible ici de ne pas voir en cet épisode les nombreuses inspirations de Pirates des Caraïbes ou encore One Piece. Oui, cet opus ne manquera pas de faire tilter les fans de l’œuvre d’Eiichiro Oda.

Si tant est que cette « histoire parallèle » s’avère bien moins dense que l’épisode majeur précèdent, autrement dit Infinite Wealth, elle n’en reste pas moins d’une grande générosité en termes de contenu. Le studio mettant un point d’honneur à la cohérence de son univers, il a usé de son savoir-faire pour relier les wagons entre eux avec brio, remettant donc des activités déjà connues, Aloha Links ou encore Alohappy, tout en en y incorporant de nouvelles activités inédites à Hawaii mais aussi les lieux instaurés pour l’occasion, Madlantis en tête de liste ainsi que l’histoire dans l’histoire, la chasse à des instruments un peu particuliers, tout en s’adonnant à l’obligatoire recrutement de membres pour l’équipage.
Au revoir au tour par tour des aventures d’Ichiban Kasuga, Pirate Yakuza in Hawaii revient aux standards de la série pour nous proposer son éternel beat’em all. On oublie également les poings de Kazuma Kiryu pour saluer la machette de Majima et son duo de sabres. Manette en main, excusez moi pour la tournure, c’est une véritable orgie. Le gameplay virevolte dans tous les sens pour être d’une nervosité absolument incroyable. Les animations sont folles, les chorégraphies fabuleuses, contrôler Majima est un pur régal de gameplay dans ses 2 styles de combats bien distincts. Le style Mad Dog reprend donc les cabrioles du Majima de la série principale que l’on connait pour faire très mal, avec la possibilité d’invoquer ses doubles et le style Sea Dog qui ajoute un peu de peps à tout ça avec quelques accessoires qui, bien maitrisés, rendent les combats d’autant plus jouissifs.


Evidemment, jeu de pirates oblige, ce spin-off nous propose également son lot de batailles navales à bord de notre navire adoré. Equipé jusqu’à la proue, on s’adonnent à ces combats en mer avec un plaisir décuplé grâce à un attirail explosif. Et pour peu qu’on tombe sur des navires à aborder, les 2 systèmes de gameplay s’imbriquent parfaitement pour être véritablement addictifs. Vous l’aurez compris, du point de vue du gameplay, ce Pirate Yakuza in Hawaii est une valeur sûre.


On pourra dire ce qu’on veut, et même si on peut estimer que le jeu manque d’une certaine évolution graphique, ce Like A Dragon Pirate Yakuza in Hawaii est tout simplement magnifique. Retrouver Hawaii, dans une bien plus petite portion, est un régal, et Madlantis brille de mille feux. Même les zones plus secondaires et anecdotiques font leur petit effet visuel, notamment l’île de départ. La photographie est toujours une merveille, et à l’instar des précédents jeux de la série, c’est une usine à capture d’écrans (d’ailleurs RGG, à quand un vrai mode photo?). Il s’inscrit donc dans la lignée de son prédécesseur.
Que dire sur l’OST, si ce n’est que c’est de la grande piraterie. Combinant des pistes connues des épisodes précédents, on ne manquera pas de s’arrêter de longues minutes durant pour écouter les nouveaux morceaux qui sont absolument incroyables avec des sonorités qui ne manquent pas d’épouser à merveille son univers. Evidemment, certaines pistes ne sont pas sans rappeler quelques morceaux de la franchise de Disney, Pirates des Caraïbes.


Non sans imperfections, notamment scénaristiques et narratives, Like A Dragon Pirate Yakuza in Hawaii s’est payé de culot de sortir des sentiers battus. On retrouve Goro Majima en tant que personnage jouable dans un nouveau contexte et un univers rocambolesque et pour le moins inattendu qui lui sied à ravir. Le gameplay est une véritable orgie de cabrioles dont seul le Chien Enragé de Shimano a le secret, tout en implantant un gameplay en bateau très réussi et addictif. Quarante quatre heures plus tard, me voilà donc sous son charme tant il a su me happer dans son univers et son scénario, qui réussit malgré tout à apporter un nouveau développement à celui d’Infinite Wealth. Toujours aussi généreux en matière de contenu, on y passe des heures sans les voir défiler à vitesse grand V, et c’est là qu’il révèle toute sa force. Fan un jour, fan toujours, je suis déjà en manque de ma dose de Like A Dragon. Vivement la suite? Evidemment que oui.

- Goro Majima, le rôle de personnage principal lui va à merveille
- Le scénario qui continue celui d’Infinite Wealth à sa façon
- Les 2 styles de combat jouissifs à souhait
- Les batailles navales addictives
- Le retour d’Hawaii et l’implantation de nouvelles zones à explorer
- Un contenu généreux qui combine activité déjà connues et nouveautés
- L’OST fabuleuse
- Le Dragon Engine ne prend pas une ride

- Des méchants nettement moins marquants
- Quelques longueurs narratives qui peuvent entacher la liberté