Sorti en octobre 2024 en Occident (2023 au Japon), Ys X: Nordics continuait de nous compter les aventures d’Adol Christin, celles-ci se situant chronologiquement avant Ys: Memories of Celceta sorti en 2012 (et dont la version remasterisée est toujours prévu chez Marvelous en cours d’année). Un an plus tard, Falcom nous fait ce qu’on a appelé une Persona 5 Royal (pour grossir le trait) qui porte ici le nom de Ys X: Proud Nordics. Sorti au Japon le 31 juillet 2025 exclusivement sur Switch 2, cette réédition est enfin disponible en Occident, depuis le 20 février 2026, sur Switch 2 mais également sur PS5 et PC. Et après avoir terminé une nouvelle fois le périple d’Adol et Karja, il est temps de faire le point sur cette édition « définitive ».

| Version | Numérique sur PS5, fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | 46h |
| Histoire terminée | Oui |
| Complétion totale | 47% des trophées débloqués |
| Difficulté | Normal |

| Genre(s) | Action, Aventure, Solo, RPG |
| Date de sortie | 20 février 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 69.99€ |
| Plateforme(s) | PS5, Nintendo Switch 2, PC |
| Voix | Japonais, Anglais |
| Textes français | Oui |
| Connexion obligatoire | Non |
Pour ce test, je ne reviendrais pas sur Ys: Nordics, dont vous pouvez retrouver le test ici-même, préférant me concentrer sur la partie inédite à cette édition « Proud ». Et je préfère vous prévenir que je ferais de nombreux parallèles à Persona 5 Royal, déjà cité en introduction, notamment sur la construction et la façon dont les deux jeux n’ont pas la même approche pour introduire leur contenu.
Pour une fois, je commencerais par la partie technique dans un test, puisqu’en effet, pour Proud Nordics, elle fait partie intégrante de l’intérêt de cette ressortie, tout particulièrement pour la version Switch 2 si vous y aviez joué sur la première Switch. Mais ici, nous comparerons la version PS4 (jouée sur PS5) à une version native PS5 de Proud Nordics.
Graphiquement, cela relève du détail qui ne changera finalement pas grand chose au jeu initial sorti en 2024 (chez nous). Sur l’image choisie, on remarque un réel gain de netteté sur les ombres des personnages ou encore quelques nuages de fumée supplémentaires. Rien qui ne transcende réellement le jeu original sur sa partie graphique.
Ys X: Nordics (PS4)
Ys X: Proud Nordics (PS5)


A noter que Proud Nordics apporte 2 modes de jeu bien distincts, les éternels mode graphismes (ou qualité) et performances, l’un tournant en 60 FPS (constants sans faiblir) avec une qualité visuelle accrue, le second proposant, pour les écrans compatibles, le 120 FPS. Sur PS5, les deux modes se valent visuellement parlant.
Ys X: Proud Nordics mode qualité
Ys X: Proud Nordics mode performances


Parmi les améliorations de qualité de vie, la plus notable est l’apparition de nouveaux flux de vents, permettant d’aller plus vite à bord du Sandras, déblocables en s’adonnant à de nouvelles batailles navales spécifiques. Une amélioration qui apporte un confort indéniable notamment quand on souhaite explorer au maximum le contenu secondaire, particulièrement généreux, du titre sans subir les nombreux voyages maritimes.



Outre le fait que Proud Nordics embarque sans surcoût quasi tous les DLC (à l’exception d’un seul) de Nordics, cette nouvelle édition apporte son lot de contenus exclusifs, dont le principal est l’île d’Öland. A l’instar de Persona 5 Royal, et son donjon supplémentaire, ce nouveau pan scénaristique est entièrement facultatif qu’il faudra aller « chercher » par soi-même pour y avoir accès. Toutefois, rien d’aussi fastidieux que le contenu Royal de Persona 5 qui demandait un certain nombre de pré-requis lié aux liens avec certains personnages en particulier avant une date précise, etc. Ici, il faudra se contenter d’être attentifs au déblocage d’une mission secondaire précise donnant accès à l’île, son scénario, ses nouveaux personnages et sa nouvelle mana-action, la manakinésie. Et contrairement à Persona 5 Royal, ce nouveau contenu s’étale sur tout le jeu, les quêtes se débloquant au fur et à mesure que nous avançons dans l’histoire. Ainsi donc, impossible de faire l’arc Öland d’une traite.
On découvre donc sur cette île la présence de 2 nouveaux personnages, Knut et Astrid. L’un sera au cœur même du scénario de l’île, pendant que l’autre introduit l’Arène Bergen, une arène de combats qui permettra de s’adonner à de nombreux affrontements en solo ou en duo avec un système de rangs à atteindre définissant les récompenses obtenues.


L’île d’Öland a sa propre histoire à suivre, ses mystères et ses secrets à lever avec son propre déroulement totalement indépendant de l’histoire principale qui permet notamment d’apporter un peu plus de lore et un peu plus de profondeur à Karja et les Normans. De plus, l’île introduit de nouveaux ennemis à combattre et sa nouvelle mana-action, la manakinésie, permettant de déplacer certains objets. Une nouvelle mécanique de gameplay bonne à prendre mais qui ne sera finalement utilisable que sur l’île et dont l’utilisation s’avère aussi particulièrement fastidieuse notamment quand il s’agit de lancer (ou renvoyer) des objets. Le système de visée est trop peu clair et visible, laissant place à l’imprécision dans le feu de l’action.
Dans l’ensemble, l’île d’Öland apporte son lot d’heures de jeu supplémentaires, dépendant avant tout de votre volonté à explorer l’île de fond en comble. Son histoire et son lot de quêtes en elles-mêmes apportent entre 6 et 8h de jeu approximativement, ce qui n’est pas rien.
Si ce nouveau contenu en lui-même réussit à s’imbriquer parfaitement dans l’histoire principale (si tant est évidemment qu’on va le chercher) et à apporter un nouvel arc scénarisé intéressant, il lui manque toutefois un petit quelque chose en termes d’introduction pour qu’il se fonde véritablement dans l’histoire principale et fasse illusion d’y être connecté directement en matière d’écriture. Si on ne demande pas à Falcom de faire du Atlus, ce qui serait contreproductif, on aurait aimé que les nouveaux personnages soient introduits plus naturellement dans l’histoire, à l’instar de ceux de Persona 5 Royal. On se contente ici d’être à l’affût d’une nouvelle quête qui se débloque en avançant dans l’histoire.

La dernière nouveauté inédite, c’est le Sanctuaire de Muspelheim, un donjon chronométré en end-game, particulièrement difficile qui nous demandera de mettre à bien notre maitrise du gameplay, promettant donc de nombreuses heures de jeu pour les plus téméraires.
Enfin, pour en terminer avec la comparaison avec Persona 5 Royal, Ys X: Proud Nordics est, à l’instar du jeu d’Atlus et Sega, une édition à part entière. Autrement dit, pas de sauvegarde du jeu « vanilla » compatible (il faut tout refaire du début), pas d’upgrade gratuite ou à moindre coût, pas de prix préférentiel si vous avez déjà le jeu de 2024. Autrement dit, seuls les fans de la licence (quand on aime on ne compte pas, j’en sais quelque chose) ou les nouveaux joueurs n’ayant jamais fait le jeu de base sauteront dessus, en version numérique ou physique distribuée par Microids, sans se poser de question.


Dans sa globalité, Ys X: Proud Nordics apporte une certaine plus-value à un Ys X: Nordics déjà solide. Si les améliorations techniques entre la version PS4 et PS5 peuvent paraitre chiches, toute la richesse de cette réédition va évidemment se trouver dans son contenu inédit et les améliorations en matière de confort de jeu. Tout en étant imparfait notamment concernant la maniabilité de la manakinésie, ou en matière d’introduction du nouveau contenu, cette nouvelle édition réussit à approfondir le jeu d’origine avec de belles nouveautés notamment en termes de lore. Une édition qui trouve son intérêt avant tout pour les nouveaux joueurs qui n’avaient pas sauté le pas en 2024 ou les fans (hardcore) de la licence.

- Le contenu de l’île d’Öland conséquent (histoire, arène, donjon) apportant de nombreuses heures de jeu supplémentaires
- Les améliorations de confort de jeu (la possibilité par exemple d’avoir de nouveaux flux de vents)
- Graphiquement et techniquement légèrement revu à la hausse

- La maniabilité de la manakinésie un peu fastidieuse
- J’aurais préféré que le nouveau contenu soit mieux introduit pour mieux se fondre dans l’histoire (avis totalement personnel)