
En accès anticipé depuis décembre 2024, Overthrown le jeu bac à sable de Brimstone Games, édité par Maximum Entertainment, s’est enfin lancé en version finale 1.0, accompagné de sa mise à jour la plus ambitieuse à ce jour, la Airship Update, le 18 mars 2026 sur PC, Xbox Series S|X et PS5, en version numérique et physique. Overthrown a-t-il l’étoffe de devenir un jeu bac à sable incontournable ? Une question tout à fait légitime quand un certain Pokopia monopolise toute l’attention des joueurs depuis quelques semaines côté Switch 2.

| Version | Numérique sur PS5, fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | Environ 8h |
| Histoire terminée | Objectifs principaux terminés, mais pas d’histoire à proprement parlé |
| Complétion totale | 51% des trophées débloqués |
| Difficulté | Défi |

| Genre(s) | City-builder, gestion, bac à sable, |
| Date de sortie | 18 mars 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 24.99€ en numérique – 39€99 en version physique |
| Plateforme(s) | PS5, Xbox Series X|S et PC |
| Voix | / |
| Textes français | Oui |
| Connexion obligatoire | Non |

Dans Overthrown, nous incarnons une monarque récupérant par un heureux hasard la couronne qui lui permettra de bâtir sa propre ville, son propre royaume. Fraîchement propulsé maire d’un patelin qui n’existe pas encore, il va falloir user d’un peu d’huile de coude pour attirer les premiers habitants et travailleurs de notre future ville.
Pas de scénario à l’horizon, à l’instar d’autres productions du genre (je pense par exemple à Minecraft, Ark, etc), Overthrown démarre simplement sur une série d’objectifs à remplir (faire x recherches, recruter x habitants, etc) qui serviront avant tout de tutoriels pour apprendre les bases de son gameplay et de ses possibilités. Car si Overthrown est un jeu bac à sable dans lequel les joueurs sont entièrement libres, il est avant tout un city-builder et un jeu de gestion, jouable en solo ou en coop (jusqu’à 6 joueurs). Et pour se lancer pleinement dans la proposition, la case exploration est de mise afin de recueillir les premiers matériaux qui serviront à construire les premières habitations, les premiers postes de travail, etc. Dans Overthrown on récolte pour construire, mais aussi nourrir et divertir nos habitants. On y élève des laineux pour leur laine (ça me parait assez évident), on cultive légumes et fruits pour en faire des ragoûts et des confitures, et on chasse le Défensar pour sa viande. On extrait de la pierre, du souffre, et on coupe du bois pour alimenter tout ça et étendre notre royaume. Au fur et à mesure que l’on termine nos recherches scientifiques, s’ajoutent de nouveaux bâtiments à construire, notamment militaires qui permettent de nous défendre face aux brigands qui sévissent aux alentours.

Indéniablement, Overthrown est un jeu bac à sable addictif, qui oscille entre city-builder, gestion des ressources, exploration et combats. Vos habitants vaquent à leurs activités professionnelles respectives pendant que vous partez en mission d’exploration, de récolte de matériaux supplémentaires et que vous continuez d’étendre la ville à votre envie. Et je vous dis tout ça en ayant joué exclusivement en solo.
Malheureusement, une fois les objectifs principaux imposés par le jeu en guise « d’histoire » terminés, vous voilà donc laissés seuls avec vous-mêmes totalement libres et maitre de votre royaume. Les premières difficultés apparaissent notamment en matière de ressources, qui empêchent certains bâtiments de fonctionner. On continue donc notre train-train quotidien afin de palier à ce manque. C’est là que les premières faiblesses montrent le bout de leur nez: le manque d’explications. En effet, alors que tout semble se passer pour le mieux, je me vois (encore à l’heure où j’écris ces lignes) être en manque de 130 fertilisants pour mon agriculture. Fertilisants censés être fabriqués avec des déchets organiques (dont par exemple des cendres ou des algues). Alors que je m’évertue à ramasser tous les déchets organiques que je peux pour refaire fonctionner mon agriculture qui me permettra de stocker de la nourriture pour l’hiver, rien ne bouge. Et quand le message daigne disparaitre, il ne le fait que pendant quelques secondes pour revenir de plus belle. Il en va de même pour les constructions à l’arrêt par manque de ressources. Afin d’aider mes travailleurs, dont certains sont déjà épuisés, je pars donc en quête de tous les matériaux qui se trouvent sur mon passage: souffre, pierre, bois, herbes, fruits, légumes, métaux, etc. Si le nombre de constructions à l’arrêt descend bel et bien, il ne le fait que pendant quelques secondes seulement et ne tombe jamais à 0. Deux explications s’offrent à moi: soit la consommation de ressources est bien trop élevée soit le jeu n’a clairement pas été pensé pour être véritablement joué en solo et nécessite donc un niveau de ressources exponentiel. Sur ce deuxième point, cela ne m’empêche pour autant pas de m’amuser, puisque j’y reviens à chaque fois. Mais il n’en reste pas moins que j’aime quand un plan se déroule sans accroc et en l’état, difficile d’étendre encore ma ville avec plus d’habitants sans me heurter à des difficultés de plus grande ampleur.


Au démarrage, Overthrown vous offre la possibilité de choisir la carte sur laquelle vous allez construire votre royaume. Des cartes plus ou moins grandes, en relief, et j’en passe. J’ai pour ma part opté pour la carte recommandée par défaut, moyenne et équilibrée entre plaines et reliefs. Hormis mes quelques soucis de gestion de ressources, la carte est correctement fournie en matériaux en tous genres, les nids d’animaux y sont conséquents, la présence de « mutants » mériterait d’être un chouïa augmentée, mais globalement tout est relativement bien fourni. Par contre, il faut le dire, il ne se passe absolument rien. Les camps de voyous sont très (trop) limités, on a vite fait le tour de ce p’tit monde et leur repop est bien trop timide. Et surtout cela manque « d’action » ou plutôt d’événements aléatoires. Il s’installe donc très rapidement une certaine routine qui tend sur la répétitivité du titre. Au final et c’est malheureux de le dire pour un jeu du genre, en moins de 10h de jeu on a déjà fait le tour de ce qu’il a à proposer, et c’est fort dommage. Overthrown a un potentiel immense qui n’est, à l’heure de son lancement en 1.0, pas exploité, en tout cas pas assez pour garder ses joueurs pendant plusieurs dizaines d’heures comme il le devrait.

Je finirais par la partie visuelle qui se veut être de bonne facture. Nous sommes face à un jeu coloré, chill avec une direction artistique très orientée « cartoon ». C’est un jeu qui n’est pas là pour se prendre au sérieux et qui fait office de jeu détente (le temps que ça dure). Il nous propose de surcroit un cycle jour/nuit ainsi qu’un système de saisonnalité qui influera sur les ressources notamment alimentaires disponibles sur la carte. Par exemple, en automne on trouvera des champignons en abondance, pendant que l’été donne énormément de fruits à récolter. Ce système de saisons influe évidemment sur la colorimétrie de la carte: très orangée en automne pendant que tout est recouvert d’un blanc immaculé en hiver. D’ailleurs, avec mes 8 heures de jeu j’ai déjà écoulé un an dans le jeu et ai déjà bien entamé la deuxième année. Ce qui est dommage franchement dommage dans l’écoulement des saisons c’est la façon très abrupte qu’elles ont de changer. En effet, chaque changement de saison « pop » pour regénérer l’entièreté de la carte. En résulte un popping assez désagréable aussi bien lors du changement de couleurs que de l’apparition des éléments de décor.



Pensé pour être un jeu bac à sable qui allie city-building, gestion et exploration, Overthrown se veut être un jeu chill et addictif. Malheureusement, au fil des heures, il dévoile rapidement ses faiblesses. Un manque cruel de contenu, une répétitivité qui s’installe très vite, un manque d’événements qui mettraient un peu de piment dans nos parties, au final, Overthrown ne saura, en l’état, nous tenir en haleine qu’une petite dizaine d’heures tant son potentiel (certain et indéniable) manque d’être exploité. Alors que son postulat officiel nous parle d’une couronne « capable de voler les âmes et dotée de puissants pouvoirs magiques », rien ne laisse vraiment penser à un univers magique qui tend vers la fantasy et c’est bien dommage. On espère que le contenu pleuvra à l’avenir, malheureusement son lancement en 1.0 est malheureusement trop maigre pour être un incontournable du genre.

- Le mélange de city-builder, gestion et exploration
- Haut potentiel addictif…
- Un jeu coloré et chill qui transpire la bonne humeur
- Un système de saison qui influe sur les ressources
- Prise en main très agréable sur consoles

- Un manque de contenu qui laisse place à la redondance
- …malheureusement inexploité
- Pas d’événements particuliers
- Un manque d’explications sur les ressources