
Alors que le studio vient de fêter ses 17 ans, il nous avait promis lors de la sortie de la version Nintendo Switch 2 de Cronos: The New Dawn que la nouvelle machine de Nintendo deviendrait le temple de l’Horreur made by Bloober Team. Et c’est maintenant chose faite avec une seconde entrée de la part du studio : Layers of Fears The Final Masterpiece Edition en exclusivité (temporaire ?) sur Nintendo Switch 2 depuis le 19 décembre. Au programme : tout Layers of Fear, reconstruit sous Unreal Engine 5. Pour quel résultat ? La réponse dans les lignes qui vont suivre.

| Version | Dématérialisée sur Nintendo Switch 2, fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | Environ 14 heures |
| Histoire terminée | Oui |
| Complétion totale | / |
| Difficulté | / |

| Genre(s) | Survival Horror |
| Date de sortie | 19 décembre 2025 |
| Prix (maximum conseillé) | 39.99€ |
| Plateforme(s) | Nintendo Switch 2 |
| Voix | Anglais |
| Textes français | Oui |
| Connexion obligatoire | Non |

Si le studio a ouvert ses portes le 6 novembre 2008, il leur faudra attendre 2016 pour nous proposer la première version de Layers Of Fears mais aussi leur plongée toujours aussi profonde pour un genre qui nous réunit tous les deux : le Survival Horror. Du premier Layers of Fear, en passant par Blair Witch, Observer, The Medium jusqu’au remake de Silent Hill 2 et Cronos: The New Dawn, cela fera 10 ans en 2026 que Bloober Team n’a eu de cesse de toujours me proposer ma dose de survival horror (avec Capcom qui plus est). En ayant à chaque fois été au rendez vous, il me manquait tout de même une œuvre à mon tableau de chasse pour prétendre avoir réussi à accomplir toutes les œuvres du studio depuis 2016. Je vous le donne en mille : c’est Layers Of Fear.
Alors me voir confier la responsabilité de ce test était pour moi l’occasion de redire au studio tout l’amour que je lui porte (au hasard tous mes tests mais je vous remet celui de Cronos The New Dawn ici). Layers of Fear The Final Masterpiece Edition regroupe l’ensemble de la saga dans une même œuvre. Que ce soit le premier opus (2016) et ses extensions Inheritence et The Final Note, accompagné de Layers Of Fear 2 (2019) et son extension The Final Prologue, tout est là et même plus, puisque nous ne sommes pas en présence d’une simple compilation comme l’est la Legendary Edition de Mass Effect, non, c’est bien plus subtile que ça, puisque tout est lié et interconnecté entre chaque opus par une sorte de gros contenu qui se charge lu-même de tout relié par une explication scénaristique qui vaut (vraiment) le détour.

Si d’habitude je vous laisse un minimum de clé de compréhension sur le scénario d’une œuvre testée, hé bien ici, je n’en dirais pas plus que ce que vous venez de lire au dessus. Tout juste que vous assisterez dans le premier épisode au destin d’une famille d’artistes en proie à une horreur insidieuse qui se transmettra entre les membres de cette même famille. Puis dans Layers of Fears 2, vous incarnerez tour à tour un acteur et un réalisateur de film en proie à quelque chose qui pourrait bien vous rappelez les évènements racontés dans le premier opus… Et enfin, vous aurez, clou du spectacle, le regard d’une écrivaine enfermée dans un phare qui a le désir de lier ensemble les récits entre eux. Le tout, en vue FPS.
Refaçonnée à l’aide de l’Unreal Engine 5, qui nous offre alors une nouvelle vision des œuvres, cette compilation met les petits plats dans les grands au niveau de l’ambiance. Que ce soit le sound design (le studio n’oublie pas de nous prévenir de mettre un casque puisque il fait une nouvelle fois appel au son binaural) mais aussi dans la direction artistique nous offrant des décors et des intérieurs qui offrent des frissons de frémissements (oui ce n’est pas français mais je dis ce que je veux), c’est toujours du « Bloober Team » d’antan. Toujours aussi efficace, toujours aussi démonstratif d’un charme qui a fait les beaux jours des débuts du studio (pour moi, il y a un avant et un après à partir du remake de Silent Hill 2, confirmé par Cronos: The New Dawn).

Un mot sur la technique, si je n’ai rien à dire sur le premier opus et ses extensions ainsi que nos passages dans le phare, il me faut vous prévenir que le second opus et ses extensions, en mode docké, cumule ralentissements sur ralentissements. C’est selon moi, pas si « grave » que ça en a l’air, puisque là encore témoin d’une époque maintenant derrière le studio, c’est à dire le fait de sortir des œuvres pas complètement propre côté technique (il en était par exemple de même sur Observer ou encore The Medium). Cela ne m’a jamais posé problème mais j’ai toujours été honnête vis à vis de vous sur ce point très précis puisque j’ai toujours voulu voir le studio grandir et évoluer (ce à quoi je suis entrain d’assister d’ailleurs). En ce qui concerne la durée de vie, cela va bien évidemment dépendre de vous, moi j’ai atteins la fin de l’ensemble du contenu en environ 14 heures et quelques. Cela me semble vraiment honorable mais j’y reviendrais dans la partie du test où je vous donne mon avis et ça tombe bien puisque c’est parti (mon kiki).


On arrive enfin à la partie où je peux vous donner mon avis comme j’ai envie ! Pouvoir enfin découvrir les seuls opus qu’il me manquait de faire dans la galaxie Bloober Team est un met exquis, en sachant qu’en plus, le tout a été refait sous Unreal Engine 5, on peut dire que j’ai été choyé comme jamais par cette The Final Masterpiece Edition et en effet, je l’ai été durant 14 longues heures. Un peu trop longues d’ailleurs puisque bien que je salue l’idée de lier le tout en un seul bloc, il faut tout de même évoquer la forme. Puisque sur le fond, l’idée est bien trouvée, sur la forme, il y a tout de même un petit souci d’exécution, qui rend l’expérience un peu, excusez moi du terme, pénible. Pénible dans le sens où l’expérience est répétitive (puisque l’on fait tout le temps la même chose dans un cadre différent à chaque fois). Ce qu’il aurait fallu, c’est laisser souffler le joueur et lui permettre, pourquoi pas, de revenir quand il le souhaite dans le phare et lui permettre de se replonger dans son avancée comme il le souhaite. Ce qui aurait pu atténuer, selon moi, une expérience déjà éreintante sur le plan psychologique. Néanmoins, si comme moi vous avez une Switch 2 et que vous n’avez jamais découvert la saga Layers Of Fear, je ne peux que vous la recommander, en sachant le « petit » prix auquel elle est proposée actuellement.


Recrée intégralement sous UE5 à destination du nouveau temple de l’Horreur made by Bloober Team qu’est la Nintendo Switch 2, cette Layers Of Fear The Final Masterpiece Edition nous propose de jeter un regard sur ce que faisait le studio qui aura contribuer à ce qu’il devienne le grand studio que j’aime profondément depuis maintenant une bonne dizaine d’années. Si l’idée de lier les opus d’une même saga entre eux, l’exécution aurait pu se faire avec plus de douceur, en résulte quand même une édition indispensable pour tous les publics et qui porte décidément très bien son nom. Je vais me répéter (et je n’aurais de cesse de le faire) : j’aime profondément le studio et ses œuvres. Je suis extrêmement fier de voir le chemin parcouru depuis bientôt 10 ans et je me surprend encore maintenant à me souvenir des conditions de la découverte d’un studio qui ne me quitte plus et que je n’ai pas envie de lâcher de sitôt. Merci à vous, Bloober Team !

- L’idée de lier les opus de la saga entre eux…
- La promesse faite par le studio démarre en trombe
- Une grosse durée de vie…
- Le plaisir de (redécouvrir) la « première » œuvre d’un genre qui ne quitte plus le studio depuis 2016
- Un prix plus que doux pour un contenu à ras la tartine
- Entièrement refait sous UE5

- … Qui aurait méritée d’être un peu plus réfléchie
- … Qui souffre de répétitivité et d’une certaine lourdeur