
Bienvenue à Windscale en 1962. Cinq ans après la catastrophe de la centrale nucléaire, un confinement strict est levé dans toute la région pour éviter que le pays tout entier ne soit plongé dans un enfer perpétuel. Vous vous incarnez vous même, coincé dans la zone confinée du nord de l’Angleterre et vous avez pour objectif de vous sortir de là… Même si tout ne se passera pas comme vous l’avez prévu. Atomfall est le nouveau bébé de Rebellion Developments (les papas de Sniper Elite entre autres), sorti le 27 mars sur PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series S/X et enfin PC via Steam.

Version | Dématérialisée sur PS5, jouée sur PS5 Pro, fournie par l’éditeur |
Temps de jeu | Environ 26h |
Histoire terminée | Oui |
Complétion totale | 23 trophées sur 37 pour 42% de complétion |
Difficulté | Facile dans les trois options de difficultés |

Genre(s) | Solo, FPS, Action, Survie, Post Apo, SF |
Date de sortie | 27 mars 2025 |
Prix (maximum conseillé) | 59.99€ Version simple/79.99€ version deluxe |
Plateforme(s) | PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series S/X et PC |
Voix | Anglais |
Textes | Allemand, Anglais, Chinois, Coréen, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Polonais, Portugais, Russe |
Connexion obligatoire | Non |

Atomfall s’inspire d’un réel événement survenu en 1957 à Windscale en Angleterre. En effet, le 10 octobre de cette année là s’est produit un incendie dans la première centrale nucléaire d’Angleterre. Un accident jugé sérieux puisque classifié niveau 5 sur l’échelle INES (pour Echelle Internationale des Evènements Nucléaires et Radiologiques, acronyme de l’anglais international). A titre de comparaison, Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011 sont de niveau 7 (soit le niveau maximum) sur l’échelle INES.
Le studio Rebellion s’est donc inspiré de ce tragique évènement pour nous proposer une nouvelle IP bien inédite, délaissant un peu l’univers de Sniper Elite pour l’occasion. L’action d’Atomfall se situe 5 ans après l’accident de Windscale et se passe en 1962. Dans la réalité d’Atomfall, la centrale nucléaire a explosé, forçant l’armée à mettre la région sous quarantaine dont le village de Wyndham. Votre objectif prioritaire sera donc de vous échapper coûte que coûte de cette zone de quarantaine. A moins que vous ne cherchiez à faire toute la lumière sur ce qu’il se passe réellement…

Si le scénario, alors que je l’ai fini une première fois se révèle être très classique (mais diablement efficace bon dieu), la narration se veut être le haut du panier selon moi. En effet, Atomfall est conçu de tel sorte que vous devez aller chercher vos objectifs au gré de vos recherches dans l’environnement à force d’explorer ou d’écouter les conversations des nombreux PNJ qui n’attendent que votre oreille indiscrète, sachant que les meilleures informations et/ou indices se trouvent toujours, forcément, dans les lieux les plus dangereux (sinon ce n’est pas drôle).
En résulte alors une narration qui place le(la) joueur(se) au centre direct de sa propre histoire, se construisant de ce fait sa propre aventure. Je n’en dirais pas plus puisque je n’ai pas envie de vous divulgâcher les tenants et les aboutissants mais le scénario global est réellement une excellente surprise, du moins pour un joueur qui adore la série Fallout. La comparaison n’est pas anodine puisque énormément de sujets traités dans Atomfall ont été, par le passé, évoqués par Fallout 3, voire même Fallout New Vegas par exemple. Un scénario à tiroir où les apparences sont souvent trompeuses et plusieurs fois, vous vous ferez la réflexion de savoir à qui vous pouvez vous fier dans ce joyeux bazar.
Je pourrais, par exemple, vous relater une quête secondaire qui vous explique qu’un PNJ en apparence anodine se révèle être bien plus mesquin que prévu, alors imaginez vous que le scénario se veut être bien plus complexe que la simple idée que vous vous faites. Même si j’ai toujours apprécié me faire quelques petites théories sur les œuvres que j’attend le plus, j’ai été plus que surpris par celui d’Atomfall puisqu’à de très nombreuses reprises, il m’a laissé sur mon séant. Me relançant immédiatement sur une nouvelle piste. Même en le finissant une première fois, en choisissant une fin spécifique, l’aventure n’est pas finie pour autant et Atomfall n’a pas répondu à toutes les questions qu’il vous pose (ou vous fait vous poser).

Du côté du gameplay, Atomfall se veut être un FPS qui vous propose alors de devoir adopter les réflexes du survivaliste pour espérer s’en sortir. Exploration, collecte de ressources, équipement pour se défendre (cela va d’un arc aux armes à feu en passant par des armes de corps à corps). Un système de denrées alimentaires (y compris des potions) régi par un menu de fabrication est de la partie. Au passage, le système d’expérience se veut être lui aussi atypique puisqu’il vous faudra mettre la main sur des pilules spéciales pour débloquer des capacités (dont il faudra aussi les débloquer via des livres de compétences) dans 4 branches distinctes.
De plus, sachez que vous pourrez embarquer avec vous trois accessoires fort utiles : un détecteur de métaux, un redirecteur de ligne électrique et enfin une lampe torche (mais des années 60, imaginez vous la taille de la lampe torche). Du côté du système monétaire, si on a pas d’argent sur nous, pas de panique puisqu’un système de troc est de la partie. Il faudra donc proposer des choses en échange à certains PNJ spécifiques contre les denrées que l’on souhaite. Pour cela, un système de balance s’affiche et vous demandera d’être juste avec votre interlocuteur/interlocutrice. Un bémol néanmoins et j’y reviendrais plus bas dans l’encart de mon avis, la taille rachitique du sac à dos (notre inventaire) est clairement l’une des faiblesses les plus importantes de ce Atomfall.

Du côté de la technique et des graphismes, déjà à l’œuvre sur les derniers opus de la saga Sniper Elite, le moteur Asura nous offre une direction artistique permettant à Atomfall de se distinguer en nous proposant un nouvel univers bien inédit comme je les aime. Sur PS5 Pro, en 60 FPS constant sans aucun souci à noter (malgré tout de même une coupure du son impromptue) en 26 heures de jeu. Si les captures d’écrans se chargeront aisément d’appuyer mes propos, sachez qu’un mode photo embarqué nous permet de donner libre cours à notre imagination en termes de photographies virtuelles.
Un mot, plus que positif sur le doublage anglais où l’accent « so british » se fait entendre partout, tout le temps; moi même étant d’origine anglaise, j’ai eu l’impression d’être comme à la maison dans cette zone de confinement. Pour finir, la bande son se veut être correcte et appuie sur l’immersion du joueur, selon l’endroit où il se trouve, un gros point dans les intérieurs, notamment les bunkers, plongés dans l’obscurité la plus totale. Sensations garanties !

Place à mon avis. Atomfall fait partie de mes plus grosses attentes de ce début d’année. Si vous me lisez assidûment, j’ai très certainement dû vous le dire plusieurs fois. Grosse attente puisque projet totalement inédit pour le studio depuis pas mal d’années maintenant, Atomfall avait toutes les cartes en main pour me séduire. Et il a su transformé l’essai de bien belle manière. Que ce soit l’utilisation d’un événement réel pour nous proposer une histoire inédite à la sauce Rebellion ou alors le fait de placer le joueur au cœur de sa narration avec un scénario à tiroir qui nous demande d’explorer encore et encore l’univers pour dénicher les réponses à nos questions tout en trouvant le moyen de sortir de la zone de quarantaine, je trouve que j’ai été servi plus que je n’aurais pu l’espérer.
Néanmoins, quelques petits griefs sont tout de même à vous remonter, en commençant par un inventaire rachitique. En effet, notre sac à dos nous permet de transporter 4 armes longues, nos 3 accessoires ainsi que 12 objets simultanément, que ce soit nos objets de soin ou alors certains objets importants du scénario. Ce qui est totalement ridicule puisque très vite, nous sommes surchargés et on doit faire des concessions, malgré un système de banque via des pneumatiques disséminés un peu partout nous permettant de ranger jusqu’à 100 objets de plus. Ce qui restreint énormément l’aspect survivaliste selon moi. D’après mon expérience, le studio aurait dû s’inspirer de Fallout par exemple avec un poids maximal ou bien de Resident Evil 4 avec sa valise en damier.

De plus, toujours dans les griefs, l’aspect des points de compétences qu’il faut trouver dans la nature ainsi que le fait de devoir trouver les livres de compétences pour pouvoir ensuite les débloquer est, je trouve, bien trop compliqué pour être vraiment intéressant (bien qu’expliqué dans le scénario). Il aurait été de bonne idée de proposer un système de progression au fur et à mesure que le joueur accomplisse des choses (par exemple, à force de se battre au corps à corps, qu’il soit de plus en plus fort ou bien plus il se sert d’une arme à feu, plus il sera précis avec celle-ci, à la manière de Kingdome Come Deliverance par exemple). Si dans le gameplay, on peut ressentir l’inspiration auprès de Bioshock Infinite, ça manque parfois de sensations, surtout au corps à corps et même si nous sommes limités par un système d’endurance, les combats rapprochés manque de punch, là où il se récupère totalement quand on sort les armes à feu ou l’arc.
Là où je dois vraiment saluer le studio et où j’ai été le plus surpris, c’est le level design d’Atomfall. Si nous ne sommes pas dans un monde ouvert mais plutôt une connexion de zones semi-ouvertes les unes avec les autres, je ne me suis jamais senti aussi libre que dans cette zone de quarantaine puisque plusieurs fois, je me suis fait la réflexion que le level design était l’une des plus belles surprises du bébé du studio. Et je finirais là dessus, Atomfall m’a offert ce que j’aime le plus dans ce genre d’œuvre bien précise : l’urbex (pour exploration urbaine) que j’affectionne particulièrement dans les Fallout. J’ai été servi plus que de raison et j’en redemande presque une fois l’avoir fini une première fois.
Malgré des petits couacs, je ressort de ce Atomfall plus que comblé puisqu’il m’a offert plus que je n’attendais de lui. Un scénario fort habile, laissant le joueur totalement libre de la marche à mener, une écriture intelligente nous offrant plus à partir du moment où l’on commence à gratter le vernis et on déterre ce qui se trouve sous l’apparence d’un simple Fallout like et enfin un univers bien inédit comme je les aime. Atomfall est une réussite quasi totale qui m’aura offert 26 très bonnes heures manette en main.


Bien plus qu’un Fallout like/lite de plus, Atomfall a dépassé les attentes que j’avais placé en lui pour m’offrir une aventure pleine de rebondissements avec un level design surprenant, une DA singulière et une liberté de diriger notre propre aventure comme on le souhaite (au point de pouvoir le terminer très vite). Si quelques bémols significatifs sont tout de même à mettre dans la balance, il en ressort tout de même que le dernier né du studio est une franche réussite et une bien belle surprise. Maintenant, si le studio a prévu d’en faire une suite avec pourquoi pas une autre localisation, j’espère qu’il saura retravailler certains aspects du gameplay pour aller encore plus loin, c’est tout le moins que je lui souhaite puisqu’il tient quelque chose de vraiment chouette entre les mains.

- Avoir pris un événement réel comme cadre, c’est une idée de génie
- Une DA inédite
- Le doublage anglais, c’est du très bon
- Sur PS5 Pro, c’est du 60 FPS constant sans aucun problème !
- Un level design surprenant
- La liberté offerte au joueur, ébouriffante
- Le scénario et sa narration, l’une des forces de ce Atomfall
- Le mode photo
- La durée de vie, juste parfaite
- J’ai été plus que servi en terme d’urbex !
- Une très bonne rejouabilité pour débloquer toutes les fins

- La taille du sac à dos, pour une œuvre de survie, ce n’est pas du tout ça
- Le système de compétences, inutilement complexe pour pas grand chose
- Le corps à corps, ça manque de sensations