
Attendu par des millions de fans à travers le monde, avec plus de 5 millions de wishlist à l’heure où ce test est écrit, Resident Evil Requiem sort ce 27 février 2026 sur PS5, Xbox Series S/X, Nintendo Switch 2 et PC. Il est le neuvième opus de la saga principale et il est censé être une sorte de conclusion. Mais une conclusion pour quoi justement ? Après bien des théories et des questions, j’ai eu l’immense chance, que dis-je, l’honneur, de me plonger en amont de sa sortie dans cet opus qui me marquera, à son tour, de bien des manières. C’est parti pour mon (très) gros test sur cette nouvelle démonstration de force de la part d’un Capcom qui sait indubitablement ce qu’il fait avec sa saga de survival horror fétiche.

| Version | Dématérialisée sur Xbox Series X, fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | Environ 18 heures |
| Histoire terminée | Oui/320 G |
| Complétion totale | Non communiquée |
| Difficulté | Standard/Moderne |

| Genre(s) | Action, Survival Horror, TPS, FPS, Solo |
| Date de sortie | 27 février 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 79.99€ |
| Plateforme(s) | PS5, Xbox Series X|S et PC |
| Voix | Français |
| Textes français | Oui |
| Connexion obligatoire | Non |

Avant de nous plonger dans les méandres de ce nouvel opus de la saga d’horreur de Capcom, je vous propose une petite piqûre de rappel sur deux petites choses importantes quant au scénario de ce RE Requiem. Puisqu’il a la lourde tâche de « canoniser » les évènements de Resident Evil 6, mais aussi de remettre sur le devant de la scène l’un des personnages majeurs de Resident Evil Outbreak Files I et II, je parle bien sûr de Alyssa Ashcroft, laissez moi donc vous parler de la DSO et Alyssa.
La DSO, pour Division of Security Operations, à été créée par Adam Benford en 2011, alors Président des Etats Unis, soit un an avant les évènements racontés dans Resident Evil 6, où il comptait révéler certaines informations sensibles sur Raccoon City. L’idée de la DSO est de recruter les meilleurs agents des branches fédérales (FBI, CIA, NSA et ainsi de suite), de les rassembler en un seul groupe d’élite qui ne répondrait qu’aux ordres exclusifs du Président des Etats Unis. Leur mission est d’enrayer toute menace visant directement les intérêts des Etats Unis. Si le BSAA répond aux ordres des Nations Unies, la DSO jouit de l’appui et de l’aval du Président en exercice. Activée pour la première fois durant les évènements de Resident Evil 6, on y retrouve notamment Leon Scott Kennedy qui n’est nul autre que son co-créateur.

Alyssa Ashcroft apparait pour la première fois dans Resident Evil Outbreak Files I, sorti en 2003 sur PlayStation 2. La petite particularité scénaristique de cet opus (et de sa suite, parue en 2005) est de nous faire incarner de simples survivants de la catastrophe de Raccoon City afin de nous montrer un autre regard sur les évènements. Parmi les personnages jouables, on y retrouve donc Alyssa Ashcroft, simple journaliste pour la gazette locale qui réussira à survivre tant bien que mal puis fera éclater la vérité dans les médias à la suite du bombardement de la ville. C’est un peu grâce à elle que le grand public découvrit que Umbrella Corporation était derrière ce qu’il s’était passé à Raccoon City en 1998.
Nous sommes maintenant 28 ans après les évènements de Raccoon City (qui surviennent dans Resident Evil 2 et 3 respectivement sortis en 1998 et 1999). Des morts mystérieuses, apparemment liées à ce qu’il s’est passé à ce moment là, agitent le FBI qui ordonne à Grace Ashcroft, fille d’Alyssa Ashcroft, qui n’est qu’une simple analyste de bureau, de se rendre dans l’hôtel Wrenwood, là où une nouvelle victime fut retrouvée. Dans le même temps, la DSO, intriguée par ces mêmes morts plus que mystérieuses, menée par Leon Scott Kennedy, enquête de son côté. Par un malheureux concours de circonstance, Grace et Leon se retrouveront mêlés à une affaire liée à leur passé respectif…


Ce synopsis maison s’arrêtera là puisque je n’ai ni l’envie de vous spoiler, ni d’entrer dans les détails. Ce que je peux (vous) dire en revanche, c’est que le scénario de ce RE Requiem est d’une redoutable efficacité. Intelligent comme pas permis dans son scénario pur, addictif dans une narration qui frôle la perfection, il jouit du même soin d’écriture qu’ont les remakes, RE7 et RE8 Village. Autant vous dire que je n’ai pas lâché la manette une seule minute une fois lancé (sauf pour aller travailler à mon grand regret). Proposé dans un seul bloc narratif, vous alternerez entre Grace et Leon, à l’instar de Resident Evil 3 Remake par exemple avec Jill Valentine et Carlos Oliveira. L’alternance se fait selon le scénario et le studio maitrise son sujet (et son art) avec brio et m’a fait parfois pensé à ce qui se fait dans les séries TV, en alternant d’un personnage à l’autre à un moment crucial pour pousser le joueur à ne pas lâcher la manette pour découvrir la suite de l’histoire. Car oui, RE Requiem fait cet effet, l’envie d’y retourner alors même qu’on quitte le jeu et qu’on pose la manette.
Capcom nous avait promis d’alterner entre l’horreur, l’épouvante et l’action et je vous le confirme, il réussit avec brio son pari. Pour se faire, vous pourrez dans un premier temps choisir votre vue à la première personne et à la troisième pour Grace et Leon. Si vous suivez les conseils de Capcom sur ce sujet, je me permet à mon tour d’émettre le même conseil : prenez la vue FPS pour Grace et la vue TPS pour Leon. Premier bon point sur ce nouvel épisode, un soin tout particulier a été fait et on se rend compte que les deux vues vont alors nous offrir une expérience hors norme et harmonieuse. Les animations en vue FPS vont vraiment nous faire incarner Grace et la vue TPS de Leon nous rappellera alors le travail démentiel sur le remake de Resident Evil 4.

Un soin particulier a été apporté sur le gameplay respectif de Grace et Leon. Du côté de Grace, on a le droit à un inventaire à la Jill Valentine de RE 3, c’est à dire en cases. De plus, vous avez le droit de gérer votre inventaire à l’aide d’un coffre à votre disposition. Le gameplay de Grace se veut être totalement inédit dans l’histoire de la saga, grâce à un système d’analyse de sang d’infectés qui vous permettra de confectionner moultes denrées qui vous faciliteront la tâche, comme par exemple un sérum hématique, qui tuera les infectés qui vous barreront la route. Toujours en ce qui concerne Grace, qui n’est pas une combattante comme Leon, son gameplay vous demandera d’avancer à tâtons, avec observation et débrouillardise. Le sens du mot survie prendra alors tout son sens dans les phases avec Grace. Son gameplay se veut donc être addictif, éreintant mais diablement redoutable, même pour le vieux briscard que je suis. Ses phases de pure horreur sont dans la droite lignée de ce que sait faire la saga, en se réinventant suffisamment pour ne pas lasser les habitués des opus précédents, tout en étant accessible pour les nouveaux/elles venu(e)s.
Quant à Leon, c’est bien simple : si vous avez aimé, comme moi, le gameplay du remake de RE4, vous serez aux anges. Vous retrouvez son inventaire iconique, issu tout droit de RE4. Avec tout de même son lot de nouveautés qui fait que ce RE Requiem achève d’être un opus à ne surtout pas louper. Leon troque son fameux couteau pour une hache incassable, qui peut toutefois s’émousser, qu’il faudra aiguiser le cas échéant. Ici, pas de marchand, mais un système de points en temps réel qui va venir vous récompenser pour chaque mort que vous ferez sur le terrain. Vous pourrez échanger votre dû à des bornes prévues à cet effet, ces fameux points vous permettront d’acquérir armes, munitions, ainsi que de pouvoir upgrader les armes de Leon. Viscéral et lui aussi addictif, le gameplay de Leon se veut d’une brutalité sans commune mesure, en lien avec la rage de Leon. Un mot sur le « Requiem », l’arme de service de Leon, qui se montre redoutablement puissante mais qu’il faudra utilisée avec parcimonie, puisque ses munitions se feront rares. Résolument tourné action, le gameplay de Leon n’oublie pas de jeter le personnage dans une horreur et une épouvante propre au personnage. C’est différent de Grace mais là encore, l’idée même et profonde du genre du Survival Horror prend là encore tout son sens. D’ailleurs, à certains moments de son avancée dans l’histoire, j’y ai vu l’inspiration d’un certain The Evil Within 2 qui, de toute évidence, aura inspiré le studio. L’addition de ces deux gameplay, inscrit ce RE Requiem dans le haut du panier, tout en renouvelant la saga vers un avenir plus que radieux. Capcom sait ce qu’il fait avec sa saga et nous le démontre clairement avec ce neuvième opus (principal).

Développé, comme toujours, à l’aide du RE Engine, RE Requiem est, pour le dire simplement, superbe. Graphiquement, les environnements que vous traverserez vous immergeront comme sait si bien le faire Capcom et les multiples détails disséminés sur votre route achèvent le tout pour que je puisse me permettre de vous dire que le moteur graphique n’a jamais été aussi musclé que ce que j’ai pu voir durant mon aventure. Une mention est à mettre en avant, c’est la transition entre les phases de cinématiques et le moment où vous reprenez le contrôle de votre personnage, surtout quand la dite cinématique est en vue FPS lors des passages avec Grace. Un véritable tour de force graphique de la part de Capcom. Il est toutefois dommage de voir l’absence regrettable d’un mode photo et j’espère qu’il est bien prévu, puisque je n’ai pas l’intention de le lâcher de sitôt…
Testé sur Xbox Series X, j’aborde la technique : si dans l’ensemble, tout s’est très bien passé, j’évoque avec vous 6 freezes avec un retour au dashboard dont 3 qui se sont passés en l’espace de quelques minutes. De plus, un freeze m’aura vu voir s’éteindre complètement la Series X. Enfin, j’évoque avec vous un ralentissement dans un moment assez chargé avec Leon. Mais à part cela, je n’ai rien de plus à vous en dire. Tout s’est très bien passé et Resident Evil Requiem est fin prêt pour sa sortie le 27 février.

Côté durée de vie, je compte mon temps de jeu pour en voir la fin en environ 16 heures, en sachant qu’en ayant fouillé le maximum possible, j’ai raté pas mal de choses. Par exemple je n’ai pas cherché à chasser les statuettes de Raccoon ni réunir l’ensemble des collectibles (les documents à lire). Une fois votre première aventure finie, il n’y a pas de « NG+ » à proprement parler. Néanmoins, en relançant une nouvelle partie, Capcom a prévu des petites surprises ici et là dont je taie volontairement la teneur (n’oubliez pas d’aller voir dans la partie des bonus, sait-on jamais). Si, dans ma première partie, j’ai accompli l’aventure en standard/moderne, c’est à dire la difficulté normale par défaut du titre, j’ai relancé une seconde partie en standard classique, soit une difficulté conçue pour les joueurs habitués de la saga avec cette fois-ci l’obligation de récupérer des rubans encreurs pour sauvegarder.
D’ailleurs, parlons en un peu plus de cette seconde partie en standard/Classique qui voit le retour des fameux rubans encreurs. Ils ne concernent que la partie avec Grace qui nous offre alors une partie un poil plus difficile que la difficulté Standard/Moderne. Les infectés font un peu plus mal et il vous faudra une ou deux munitions de plus pour vous en défaire. Il faudra également faire attention à quand sauvegarder mais rassurez vous, si vous vous débrouillez bien, vous ne manquerez pas de rubans encreurs. Toutefois, cette seconde partie m’a fait découvrir des choses que j’avais raté lors de ma première partie, notamment avec Grace. J’ajoute de ce fait que Resident Evil Requiem regorge de détails très impressionnants. Comme par exemple, la peur palpable de Grace au travers des tremblements de ses mains ou alors des empreintes laissées dans le sang par un infecté passant par là (alors qu’elles n’étaient pas présentes au premier coup d’œil).
Pour rassurer les néophytes, il y a un mode Facile si jamais vous avez peur de la difficulté et souhaitiez le découvrir avant tout pour son scénario (et vous avez absolument raison de le faire comme ça si vous le voulez). Néanmoins, si vous vous lancez dans l’aventure avec la difficulté par défaut, vous n’aurez aucun problème de difficulté si vous fouillez l’environnement convenablement (munitions, objets de soin, etc). De mon côté, j’ai dû mourir 3 ou 4 fois et je n’ai rencontré aucun obstacle majeur. Une fois encore, Capcom maitrise son sujet sur la difficulté de son titre et vous offrira une expérience équilibrée de bout en bout sans mauvaise surprise.


Je finirais par évoquer l’excellente prestation de l’ensemble du casting vocal français avec notamment le duo Alice Orsat, qui double Grace Ashcroft et Anatole De Bodinat, présent depuis le remake de Resident Evil 2, qui double toujours avec autant de brio Leon S. Kennedy. Mention honorable également à l’OST (composée par Akiyuki Morimoto qui œuvre sur la saga depuis Resident Evil 6) et le sound design du titre qui achève comme il faut l’immersion, au casque ou non, le joueur dans l’aventure. De plus, j’évoque avec vous le titre qui accompagne le générique de fin du titre : « Through the Darkness« , qui rejoindra le titre The Blade/The Bullet du remake de Resident Evil 4 dans ma playlist.
Vous l’avez certainement compris, Resident Evil Requiem réussit à tenir ses promesses en nous offrant un opus maitrisé, d’une générosité folle, d’une intelligence dans son scénario et sa narration et d’une maitrise arrogante dans ses deux gameplay, pourtant aux antipodes pour fusionner et ne former qu’un seul bloc bien solide. Je l’ai attendu de pied ferme depuis son annonce et je n’ai pas été déçu un seul instant. Si j’aurais aimé la présence d’un mode photo ainsi qu’une aventure plus longue (puisque c’est bien connu, quand c’est super bon, on ne veut pas que cela s’arrête), je n’ai que des louanges à émettre sur ce Resident Evil Requiem. En un mot comme en cent : si vous aimez la saga, vous pouvez foncer tête baissée et les yeux grands ouverts sur le spectacle que vous réserve Capcom avec son nouvel opus.


Que dire ? Que dire de plus que je n’ai pas déjà dit au dessus ? Resident Evil Requiem nous avait promis monts et merveilles. Et vous aurez vos monts, vos merveilles et vos monts et merveilles. Si vous avez aimé, comme moi, les remakes, ainsi que les RE7 et Village, alors imaginez vous que ce RE Requiem est une synthèse de l’ensemble de ces titres pour vous offrir sur un plateau d’argent ce que la saga a de meilleure en elle. Une saga qui, manifestement ne s’essouffle pas et qui n’en a pas fini avec ses fans de longue date. Pour finir, je n’en ai pas fini avec cet opus sur lequel je n’ai pas envie de lâcher de sitôt la manette. Un nouveau tour de force et une valeur plus que sûr de la part de Capcom qui mérite, vraiment, toute votre attention.

- Grace et Leon, charismatiques au possible
- Si la partie avec Grace est remarquable, celle avec Leon n’est pas en reste non plus
- Le choix, à la volée, des vues pour les personnages
- Les options d’accessibilité
- Il foisonne de détail en tous genre
- Deux gameplay opposés qui se fusionnent avec brio
- La VF, maitrisée
- La musique du générique de fin : « Through the Darkness » mais aussi l’OST dans son ensemble
- Les sensations de tir des armes de Leon, c’est quelque chose
- Un scénario et une narration addictive
- Une parfaite durée de vie
- Un NG + différent de nos habitudes

- Pas de mode photo
- J’aurais aimé que cela dure un peu plus longtemps tant c’est vraiment excellent
- Une version Series X qui mérite peut être un petit patch sur sa technique