
Délaissant les portages des différents Hitman, Feral Interactive change cette fois-ci de registre et nous propose son premier portage à destination de la Nintendo Switch 2 : Grid Legends, du studio Codemasters, édité chez EA, initialement sorti en 2022 sur PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series et PC. Ca débarque sur les chapeaux de roues le 29 janvier 2026 en une édition Deluxe unique et il a plusieurs arguments à faire valoir dont je me charge de vous expliquer dans un test qui sent la gomme brûlée.

| Version | Dématérialisée sur Nintendo Switch 2, fournie par l’éditeur |
| Temps de jeu | Environ 10h + 10-12 h sur PS4 |
| Histoire terminée | Oui |
| Complétion totale | / |
| Difficulté | Normale |

| Genre(s) | Courses |
| Date de sortie | 29 janvier 2026 |
| Prix (maximum conseillé) | 29.99€ |
| Plateforme(s) | Nintendo Switch 2 |
| Voix | Français, Anglais |
| Textes français | Oui |
| Connexion obligatoire | Non (oui en multijoueur) |

Sorti une première fois il y a de ça 4 ans sur PS4, PS5, Xbox Series S/X, Xbox One et PC, GRID Legends, développé par le studio Codemasters et édité par EA, le 5ème titre de la licence GRID s’attarde ici, du moins dans son scénario, à l’écurie Seneca Racing, dans sa lutte de gloire et surtout pour le titre absolu des GRID Worlds Series. Filmé en prises de vues réelles, à l’instar de Drive To Survive, le documentaire sur la F1 chez Netflix, le scénario va tour à tour nous présenter le casting qui composera ce vrai/faux documentaire les uns après les autres. On y retrouve alors (pêle-mêle) Miles Yekinni (Marcus Edo), Natsumi Kuroda (Yume Tanaka), Devesh Kishore (Ajeet Singh), Nicole Castillo-Mavromatis (Lara Carvalho), Ncuti Gatwa (Valentin Manzi), Callum McGowan (Nate McKane) et enfin Joseph Millson (Ryan McKane). Tout ce beau monde est dirigé par Christopher Tudor-Smith se basant sur un scénario écrit par le trio Brad Kane, Oliver Johnson et Becky Mackay.
On assistera alors à un vrai drame shakespearien sur fond de courses sur circuits, avec d’un côté la petite écurie bien propre sur elle, Seneca Racing et de l’autre la méchante et très très vilaine écurie Ravenwest Motorsport et son pilote star absolument antipathique au possible, Nate McKane (qui a la grosse frite). Et puis, il y a vous. Joueur ou joueuse, vous incarnerez le pilote #22, recruté par Seneca et plus particulièrement Marcus Edo qui voit en vous son salut et celui de son écurie. Vous ferez donc équipe avec Yume Tanaka afin d’aller déloger Ravenwest de son piédestal.


C’est ainsi que le scénario principal de Grid Legends se lance et vous devrez batailler comme un forcené pour vous faire accepter par votre nouvelle écurie même si on peut regretter que la narration ne soit pas en adéquation avec ce qu’il se passe sur la piste. Je prend pour exemple certains de mes exploits pour tenir les résultats de l’écurie le plus haut possible et m’entendre dire dans une cinématique que la situation au sein de l’écurie est au bord de l’implosion et qu’elle pourrait bien se faire éliminer.
Toujours du côté du scénario, si l’idée en prise de vues réelles est une bonne idée, il se révèle que dans ce Grid Legends, ça tourne facilement à la fête à la saucisse au niveau du jeu des acteurs et actrices. Si certains s’en sortent mieux que d’autres, par exemple Miles Yekinni (Marcus Edo) en patron d’écurie qui part d’en bas en rêvant de grandeur se montre particulièrement touchant, Callum McGowan (Nate McKane) a dû s’amuser à interpréter un abruti arriviste prêt à tout pour écraser tout le monde sur son passage pour gagner, je pourrais citer un certain Ncuti Gatwa (Doctor Who de 2023 à 2025) se montre détestable au possible en étant à côté de la plaque dans le rôle du pilote qui fait tout le temps des blagues nulles.

En résulte alors une histoire que j’avais suivi une première fois avec un plaisir non dissimulé pour mon plaisir personnel sur PS4 et que j’ai accompli une seconde fois ici, sur Nintendo Switch 2. C’est certes caricatural mais même en aimant les scénarios bien écrits en temps normal, j’ai passé un bon moment devant ce Grid Legends. On se prend d’affection pour les gentil(lle)s et on a envie de dégommer les méchants parce que ce sont les méchants qui méritent une petite correction.
Du côté des courses, le contenu se révèle à la hauteur en qualité et en quantité. Comptez 71 voitures pour commencer et plus de 120 avec l’ensemble des contenus supplémentaires prévu dans cette version deluxe répertoriées dans diverses catégories comme tourisme, prototypes d’endurance, monoplaces, etc. Un mot sur les circuits, si la grosse majorité sont fictifs, sachez que les tracés Brands Hatch et Indianapolis Motor Speedway existent réellement. Comptez de ce côté là plus de 130 tracés vous faisant voyager à San Francisco, Londres, Paris, Moscou.

Enfilez votre casque, vos gants, c’est parti pour un petit tour de piste. Le plus important dans un jeu de courses, c’est bien évidemment le moment où on fait vroum vroum. De ce côté là, on est plus que servi comme il le faut, le rab en plus sans avoir à le demander. Si tout se passe sur circuits, sachez que différentes épreuves vous attendent pour essayer de gommer l’impression de répétitivité inhérente au genre. Circuit tour par tour, sprint, chrono avec élimination, drift, il y a de quoi faire pour varier les plaisirs et ça fonctionne bien. Une fois lâché en tu-ture, un système de pilote dit ennemi juré est un peu l’argument de ce Grid Legends. En effet, si vous avez tendance à être un peu (beaucoup) rentre dedans, bisou calin forcé avec les autres pilotes, ceux-ci vont l’avoir plus que mauvaise et vont se mettre à vouloir vous en faire voir de toutes les couleurs. En normal, cela fonctionne super bien et l’IA a tendance à vraiment vous prendre en chasse vous et pas un autre pilote.
Je finirais sur ce Grid Legends en évoquant avec vous le contenu absolument hallucinant de cette version Deluxe qui est la seule édition à être proposée sur Nintendo Switch 2. Pour 29.99€, sachez que vous aurez l’intégralité des contenus solo sortis après la sortie initiale du titre en 2022, ce qui, du moins sur PlayStation (à titre d’exemple) vous couterait 3 fois plus que dans cette version NS2 !

Abordons maintenant le portage en lui même. Se basant sur la version PS4, Feral Interactive nous livre un sans fautes qui force le respect. Il vous propose en outre des modes Graphismes et Performances aussi bien pour le mode nomade et docké ainsi qu’un mode Equilibré spécialement conçu pour le mode nomade, équilibrant le meilleur des deux mondes, mais surtout une expérience de jeu absolument parfaite quelle que soit votre façon préférée de jouer sur Switch. D’ailleurs, j’ai même remarqué que le titre est absolument bluffant en mode nomade que sur son dock. Un mot sur la technique, je n’ai rien de négatif à vous dire, cette version Switch 2 est irréprochable et n’a pas à rougir des versions Xbox et PlayStation sur ce point bien précis.
Maintenant que le tour du propriétaire est fait, place à la partie où je vous donne mon avis. Quand on m’a proposé le test de cette version Switch 2 en me disant que c’était Feral Interactive aux manettes de ce portage, j’ai immédiatement accepté et je ne regrette pas du tout ma décision. Plus Feral Interactive avance, plus il s’améliore et plus il nous offre des portages de très haute qualité. De plus, proposer ce Grid Legends sur Nintendo Switch 2 est plus que pertinent puisqu’il n’y a, pour ainsi dire, aucune concurrence et ce Grid Legends, vendu avec toute ses extensions pour un prix aussi bas est une excellente idée. Si vous aimez les jeux de courses sur circuit « réalistes », vous pouvez lui donner sa chance puisque il se révèle être d’excellente facture sur sa partie technique pure. Côté contenu, si je n’ai fait que le contenu principal, sachez que vous avez de quoi faire, en solo comme en multijoueur d’ailleurs.


On ne s’en rend peut-être pas compte mais Feral Interactive est un studio sur qui, nous, joueurs, pouvons compter. En effet, après ses portages de Hitman, il s’attaque à un titre old et current gen en nous offrant un portage absolument irréprochable côté technique mais aussi côté contenu. Un vrai tour de force de la part d’un studio qui grimpe doucement mais sûrement et qui mérite autant votre attention que celle que je place dans le studio qui continue, décidément, de m’étonner.

- Un portage admirable, qui force le respect
- Un édition deluxe vendue à prix doux (29.99€)
- Une durée de vie hallucinante
- Un contenu gargantuesque
- Un scénario qu’on suit avec un plaisir non dissimulé

- Certains acteurs en roue libre
- Une narration qui manque de connexion avec les actions du joueur