[Avis] Saints Row: Oh when the Saints go rebooting

Voilà bien de nombreuses années que la saga Saints Row n’avait pas fait parler d’elle. Si on s’en tient à ses épisodes numérotés, presque 10 ans, en comptant son « spin off » Agents of Mayhem, 5 ans. Ce n’est pas pour autant que la licence avait été oubliée par son public ni son studio, Volition, puisqu’elle continuait d’être présente dans nos rayons jeux vidéo grâce à ses remastered du troisième et quatrième opus sur PS4, Xbox One mais également Nintendo Switch. Mais, Saints Row semblait quand même avoir besoin d’un petit coup de neuf, tout simplement parce que Saints Row IV et son extension semblaient être partis beaucoup trop loin. Annoncé officiellement durant la Gamescom 2021, Saints Row, dit 2022, a suscité beaucoup d’inquiétude après ce premier trailer. Mais Volition et Deep Silver n’ont pas eu froid aux yeux pour autant, et le dernier épisode de la saga s’est rendu disponible dès le 23 août dernier sur PS4/5, Xbox One/Series et PC.

Saints Row, un coup de neuf qui fait du bien? Après (à vue de pied) une trentaine d’heures de jeu (dont une quinzaine pour terminer l’histoire seule), histoire principale terminée, et un certain nombre de missions secondaires achevées, je vous livre mon avis sur ce reboot. A noter que je ne connaissais jusqu’ici absolument pas la licence, donc aucune comparaison avec les épisodes précédents ne sera faite de ma part (ni avec une certaine autre licence, parce que j’ai pas envie).

Cet avis est rédigé à partir d’une version physique commerciale fournie par Plaion France, que je continue de remercier pour la confiance qu’ils m’accordent depuis toutes ces années.

Nous rencontrons Eli, Kevin, Neenah et notre personnage, 4 colocs un peu sur la paille qui peinent à joindre les 2 bouts dans leur appartement de Santo Ileso, une ville dans laquelle de nombreux gangs font la loi. Nous, et je veux dire par là notre personnage, créé de toute pièce par nos soins dans l’éditeur de « Boss » (ou Boss Factory, qui pourra faire des heures aux joueurs les plus perfectionnistes), décide de s’engager dans la société Marshall, une entreprise militaire privée. Bon, tout ça c’est pas bien lucratif, surtout quand on a la folie des grandeur. Et si l’idée de génie n’était pas de créer notre propre organisation de gangsters? Vous l’aurez compris entre les Idols et Los Panteros, se trouveront désormais… Les Saints, le gang de nos joyeux lurons, dont le but sera de bâtir un véritable empire du crime (la fin on la connait déjà).

On quitte l’aspect très « What the F*ck » parti dans tous les sens du dernier épisode qui s’y dégageait pour quelque chose de plus « réaliste ». On va pas se mentir, le scénario est très classique et n’invente absolument rien. On bâtit notre gang et on le fait grandir jusqu’à plus soif (d’argent). Mais la question que je me pose est: attendons nous réellement un scénario plus poussé, mieux écrit, plus sérieux, moins conventionnel d’un Saints Row? En ce qui me concerne, pas du tout. J’en attends des dialogues qui sauront me décrocher un sourire ci et là, un langage familier, et une bande de potes totalement déjantée sans ce que j’oserai appeler le côté « malsain » d’un GTA V (pas taper, et de toute façon c’est la seule fois que j’évoquerai la licence de Rockstar). Et de ce côté là j’ai été servie. Bref, je pourrai écrire des lignes et des lignes pour vous dire qu’effectivement Saints Row 2022 raconte quelque chose qu’on a vu, revu, et rerevu, on affronte les autres gangs, on joue les « assassins de la police » (vous l’avez?), et on se forge une réputation de terreur dans toute la ville. Mais revoir quelque chose qu’on a déjà vu des centaines de fois n’empêche pas d’en être totalement accro. Car contre toute attente, je me suis prêtée au jeu du « qui est le plus fort » (moi, c’est évident), et ce Saints Row m’a littéralement scotché la manette dans les mains, mais j’y reviendrai plus tard.

En termes de gameplay, là encore on reste sur une proposition relativement convenue. On reste sur des mécaniques très RP-esques. On crée notre propre personnage, à qui on attribut des aptitudes et des atouts, qui se retrouve à la tête d’un nouveau gang et avec les missions que cela implique. Nous sommes donc lâchés dans la ville latino-américaine aux décors désertiques de Santo Ileso, où le crime est omniprésent et c’est ce vers quoi va s’orienter son contenu tant principal que secondaire. On met à mal nos rivaux, on étend notre empire grâce à l’achat de diverses entreprises aux activités peu orthodoxes pour lesquelles on s’adonne à des missions qui déferlent toute notion de « loi ». On va donc se retrouver à frauder l’assurance (missions qui m’ont rappelé un certain Pain, sorti en 2007 sur PS3), à énerver les autres factions de bien des manières, ou encore à rapporter des cargaisons remplies de déchets nucléaires et à faire pan-pan boum-boum dans tous les sens.

La conduite y est particulièrement arcade, mais dès lors où on l’a prise en main, ça coule de source (paix à l’âme des nombreuses bouches à incendie que j’ai percutées, et autres poteaux électriques).

Est ce que je vous ai donné envie de jouer à Saints Row? Je suis persuadée que non. Et pourtant, bien que tout ça ait un goût de déjà vu, qu’on ait l’impression d’avoir déjà fait ce jeu il y a 10 ans, je l’ai trouvé rafraichissant. Rafraichissant dans son approche du gang, ici une simple bande de copains de toujours, qui repose avant tout sur un aspect bon enfant et dont chaque membre apporte son petit lot de folie (Kev’ le cuistot, Eli l’érudit, Neenah la mécano, et notre personnage le ou la grosse bourrine du groupe). On retrouve un aspect un peu plus terre à terre, sous oublier le brin d’une certaine excentricité futuriste à travers la société Marshall, pour varier un peu les plaisirs.

Mon léger souci? Il sera parfois obligatoire de faire du contenu secondaire pour débloquer des missions principales. Quand ça n’intéresse pas forcément le joueur qui tient la manette, c’est un peu frustrant et accentue par la force des choses un certain aspect répétitif auquel on a pas forcément envie de se confronter pour x ou y raisons.

Mais au delà d’être convenu dans ses aspects principaux, Saints Row (The Reboot) propose une aventure décomplexée, décalée et déjantée. Le plaisir coupable par excellence, parce que finalement on est accro et on en redemande. D’ailleurs, si je n’avais encore des jeux à faire, le trophée platine serait déjà en route.

Même dans son aspect visuel, Saints Row n’est pas à la hauteur, c’est un fait. On est loin de la vitrine graphique, et ne fera absolument pas honneur ni à nos PS4 et Xbox One et encore moins à nos machines dites « next-gen ». Les arrières plans ont tendance à être flous, les textures sont datées, les personnages et PNJ sont à la limite de la caricatures (mention spéciale au videur en tout début de jeu dont la carrure ferait pâlir Schwarzy), la physique est douteuse, bref, on fait un bon de 10 ans en arrière. Mais ce Saints Row a le chic de ne pas se prendre au sérieux et il le fait bien. On aime se balader dans cette ville de Santo Ileso, mêlant gratte-ciels et désert (attention aux tempêtes de sable, durant lesquelles on y voit comme à travers une pelle).

Les bugs eux aussi sont bels et bien présents, mais des bugs mineurs et souvent drôles. Du côté de la coop, c’est « fendard » au possible, la connexion est stable mais pourra éventuellement provoquer quelques freeze du jeu pour l’un ou l’autre compagnon du crime. Sur le papier, on trouvera nettement plus de défauts que de qualités à ce Saints Row, le tout est de savoir ce que l’on attendait de lui.

Côté bande-son, Saints Row offre son lot de « sons » divers et variés, du latino, au rap, en passant par le métal et la musique classique, il en propose pour tous les goûts et tous les styles de joueurs. Oui, j’ai eu une faible pour les mélodies classiques en faisant les activités les plus improbables du jeu.

Difficile de « quantifier » cette nouvelle itération de Saints Row. Sur le papier, on est sur un jeu dit « moyen ». Graphiquement pauvre, mécaniques de gameplay sans prise de risque, scénario convenu, vu et revu, bref, la proposition de ce Saints Row est tout ce qu’il y a de plus classique dans le genre. Malgré tout, il réussi à faire ressortir un côté particulièrement fun, addictif et grisant. Dans tout le lot des jeux qui se prennent au sérieux (et que j’aime aussi), Saints Row réussit à se démarquer, à apporter son grain de folie, et s’avère être un jeu défouloir sans aucune prise de tête. Il amuse la galerie et il le fait bien. Vous avez passé une mauvaise journée? Saints Row vous la fera sans aucun doute oublier. Mais si vous voulez quelque chose de révolutionnaire, passez votre chemin.

Les plus

  • Une proposition décomplexée et décalée
  • Il ne se prend pas au sérieux, et il le fait bien
  • Le jeu popcorn par excellence, pas prise de tête (oui, 3 points positifs qui se ressemblent)
  • Le Boss Factory particulièrement complet
  • Classique dans ses mécaniques de gameplay et son scénario mais qui ne manque pas d’efficacité
  • On aime se balader dans Santo Ileso
  • Un mode coop qui renforce l’aspect fun du titre

Les moins

  • Ne fera aucunement honneur à nos plateformes de jeux visuellement
  • De nombreux bugs à prévoir
  • Un jeu qui aurait mérité plus de moyens financiers

3 commentaires sur “[Avis] Saints Row: Oh when the Saints go rebooting

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  1. Salut salut alors j ai lu attentivement l article et je reste sur mon point de vue je n y jouerais pas j ai le jeux avec le game pass mais il m’a pas donner envie j avais hâte de retrouver le style de st row 2 parce qu il est démentiel ce jeu mais non ils ont opté pour un style cyberpunk (le jeu ) pour une licence qui se veux déjanté a la Jackass je trouve que ça manque de fun et d originalité

    Aimé par 1 personne

      1. L avis que je me suis fait c est sur des lives des trailers et les vidéos officiel du jeu
        Y a 10 ans de développement derrière je suis quand même déçu je m attendais a une légende parce que st row c est une licence légendaire sur Xbox je reste pantois quand a ce que j ai vu c est dommage y a du potentiel dans le jeu mais ils sont revenu a un jeu plutôt asepetisé c’est triste

        Aimé par 1 personne

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