[Avis] Outriders WorldSlayer : un vent de fraicheur au goût légèrement réchauffé

Plus d’un an après sa sortie et quelques mises à jours, Outriders, le dernier jeu de People Can Fly s’est doté d’une extension majeure: WorldSlayer, sorti le 30 juin dernier. Alors que le jeu avait eu peine à convaincre les joueurs de sa démo, il en est ressorti finalement une critique mitigée sur la version finale: un gameplay dynamique mais un contenu beaucoup trop léger pour y rester sur la durée après avoir terminée l’aventure principale.

Outriders Worldslayer, un DLC qui rectifie le tir du jeu « de base »? Après avoir terminé l’aventure principale et tâté le endgame quelques heures, voici mon avis sur ce qui a été l’une de mes bonnes surprises de l’année dernière. Pour information, vous pouvez vous procurer l’extension séparément sur les différentes plateformes de téléchargement au prix de 39€99 mais également en édition physique ou dématérialisée, jeu de base compris, au prix maximum conseillée de 69€99. C’est toujours bon à savoir.

Cet avis est rédigé grâce à une version dématérialisée sur PS5 fournie par l’éditeur, que je remercie une nouvelle fois pour leur confiance.

« C’est un fait, Outriders donne l’impression d’être une série B mal tournée, parfois mal jouée par son casting manquant souvent de charisme et d’une lueur d’expression sur leur visage le tout doublé par des voix françaises douteuses. Sur le papier ça ne donne pas envie et pourtant, Outriders l’assume pleinement et on n’arrive toutefois à s’attacher à quelques figures qui nous accompagnent dans notre aventure. »

Non, Outriders n’est pas parfait, loin de là. Un scénario plutôt classique, une mise en scène simpliste, des mécaniques de jeu à services alors que son studio ne le considère pas comme tel, oui ses défauts sont nombreux et peut sans nul doute ne pas convaincre. Mais pour ma part, il a eu un effet aimant sur moi, un jeu imparfait, certes, mais qui me susurrait des mots doux à l’oreille pour que j’y retourne. Et la sortie de WorldSlayer a été l’occasion parfaite pour refouler du pied sur Enoch.

« Après 83 ans de voyage intergalactique, l’humanité, en tout cas ce qu’il en reste, doit quitter son habitat: la Terre. Le Flores, premier vaisseau à avoir pu quitter la Terre, atterri sur Enoch, la seule planète capable d’abriter la vie de l’Homme. Mais, bien vite, Enoch dévoile ses premiers dangers et ses premiers mystères. Entre sa faune incroyable mais non moins à craindre et sa météo explosive, Enoch s’avère plus inhospitalière qu’on ne l’aurait imaginé obligeant les quelques survivants à retourner en cryostase pendant pas moins de 30 ans. A notre réveil, tout ou presque a changé. A nous de révéler la vérité sur l’Anomalie et sur cette mystérieuse planète. »

WorldSlayer est donc un nouvel arc narratif reprend là où s’est arrêtée l’histoire principale d’Outriders. Nous reprenons le contrôle de notre Outrider pour repartir dans une nouvelle aventure glaciale. Oui, on a sauvé le monde, mais vous vous doutez bien que tout ne va pas se passer comme prévu. L’Anomalie, elle, continue de gagner en puissance, au point de changer la météorologie d’Enoch, octroyant à la planète un climat polaire. Mais ce n’est pas la seule chose qui nous rendra la tâche difficile, il faudra également compter sur la rencontre d’une nouvelle ennemie: Ereshkigal, une altérée des plus puissantes qui a pris le rôle de leader des insurgés. Notre but? Tout simplement la vaincre.

Malheureusement, le scénario de WorldSlayer se dévoile mal amené, mal exploité, et expéditif. S’il faut compter à peine qu’une demie douzaine d’heures (et encore) pour le terminer, il n’a pas su pour autant palier à sa courte durée de vie par une écriture digne de ce nom. On le sait, Outriders n’est pas réputé pour son scénario transcendant mais on aurait pu espérer que celui de WorldSlayer relève légèrement ce qui nous avait déçus dans le jeu principal.

On pourra néanmoins saluer le travail fait sur notre antagoniste, qui a gagné en charisme, en prestance, et en badassitude. Néanmoins, si le combat final aurait dû être intense et aurait dû faire couler quelques gouttes de sueur sur mon front, le mien s’est révélé risible. Après quelques minutes d’affrontement, mon ennemie s’est figée sur place, me laissant donc l’attaquer sans riposter (si, si je vous assure), où je n’avais plus qu’à lui servir mes munitions entre les deux yeux.

Car avec toute la bonne volonté du monde, certains se souviendront d’Outriders comme un jeu aux nombreux soucis techniques, plus ou moins bloquants (paix à l’âme des personnages disparus) notamment liés à la connexion aux serveurs. Mais il faut bien l’avouer, People Can Fly n’a pas manqué de plancher sur son jeu depuis sa sortie pour régler ces soucis qui leur avait causé beaucoup de tort, faisant pleuvoir les mises à jour. Mais il n’en reste pas moins que WorldSlayer se dote de quelques bugs, certes moins importants. Je vous parlais de mon combat final mais j’ai également eu le droit à plusieurs reprises à la disparition de mon ATH, pas très pratique pour l’utilisation de nos pouvoirs, ou tout simplement pour avoir un visuel sur notre barre de vie. Si le simple fait de recharger le dernier point de contrôle règle le souci, le bug n’en reste pas moins déroutant, et pas très agréable.

Manette en main, Outriders est toujours aussi jouissif grâce à son gameplay grisant et dynamique. On retrouve notre personnage, la classe qu’on lui a attribué, et ses pouvoirs d’altérés qui rendent les combats addictifs.

« Et c’est dans cet aspect qu’Outriders réussit un coup de maître pour nous scotcher à lui des heures durant. Si les gunfights font partie intégrante du gameplay, il ne faut pas sous-estimer la présence de nos compétences liées à notre classe. Et le jeu nous le dis sans le moindre équivoque: abusez-en. Si dans cet aspect Outriders peut sans aucun doute être comparé à Destiny, il a su s’inspirer du meilleur du jeu de Bungie et refaçonner à sa façon la vision d’utilisation et l’utilité de pouvoirs. Rechargées en quelques secondes, nos compétences peuvent être utilisées à des fins offensives ou défensives pour que le champ de bataille devienne un véritable feu d’artifices de balles et de sorts. Arrêter, ralentir, exploser, interrompre, tous les moyens sont bons pour venir à bout des vagues d’ennemis qui nous arrivent sur le coin de la figure. »



Et de ce côté là, WorldSlayer n’est pas en reste et y ajoute une petite touche inédite, ou plutôt deux. Ainsi tout au long de notre aventure sur les terres glacées d’Enoch, nous pourrons améliorer notre personnage grâce à deux nouveaux types de points de compétences: les points PAX, liés à un nouvel arbre de compétences, et les points d’ascension, comparables aux points de parangon de Diablo ou encore aux points SHD de The Division 2. En termes d’équipements d’armes et d’armures, cette extension en propose un nouveau type: les équipements d’apocalypse, d’un violet légèrement plus obscure dans le code couleur, ils apportent une troisième compétence, une très bonne idée malgré sa simplicité. Nouvelles compétences, nouveaux bonus d’attaque/d’anomalie/de temps de recharge (etc, etc) et nouveaux équipements sont donc au rendez vous pour vous préparer au contenu endgame: la forteresse de Tarya Gratar.

Seule et unique nouvelle activité endgame, cette forteresse vous propose de décimer des vagues d’ennemis, des boss, et un boss final, le tout en seulement 3 essais, sinon retour à la case départ et pour une seule et unique table de loot. En effet, à la sortie d’Outriders, nous nous adonnions aux expéditions dotées de plusieurs niveaux de loot en fonction du temps qu’il nous avait fallu pour les terminer. Un aspect qui avait fait grand bruit et qui a vite été abandonné par le studio. Ainsi, que ce soit pour les expéditions ou pour Tarya Gratar, plus besoin de stresser sur un temps imparti pour avoir les meilleures récompenses. Malheureusement, en termes de contenu, cela reste très léger et peu diversifié. On regrette l’absence de contenu secondaire dans la trame principale de WorldSlayer, mais également le fait que le studio peine à nous proposer plus de contenu endgame. Ainsi, ça peut vite devenir répétitif et redondant au bout de seulement quelques heures de jeu.

Visuellement parlant, WorldSlayer se dote d’une direction artistique simple mais qui saura faire son effet quant à ses nombreux panoramas enneigés. Malheureusement, après seulement un an d’existence, Outriders commence déjà à subir le poids du temps qui passe et des nombreuses sorties qui ont vu le jour depuis. Si on acceptait sans mal qu’il ne soit pas une vitrine graphique, il commence d’ores et déjà à être graphiquement un tantinet vieillissant.

Alors que j’avais beaucoup apprécié la proposition d’Outriders dans son gameplay principalement, son DLC WorldSlayer m’a laissé un goût de mi-figue mi-raisin. Si son gameplay est toujours aussi addictif et grisant, WorldSlayer peine a réellement prolonger notre voyage sur Enoch. Une trame principale très courte, dénuée de contenu secondaire, une activité endgame unique qui peut vite partir dans le répétitif (tout comme les expéditions en leur temps) et un scénario mal amené qui manque de l’écriture qu’il aurait mérité, bref, cette extension pourra éventuellement convenir à ceux qui n’ont pas encore sauté le pas plutôt qu’à ceux qui ont déjà terminé l’aventure principale.

Les plus

  • La neige va si bien à Enoch
  • Le gameplay, toujours sa plus grande force
  • Une antagoniste badass
  • Quelques ajouts sympathiques pour améliorer notre personnage

Les moins

  • Une trame principale très courte
  • Aucun contenu secondaire
  • Un contenu endgame encore trop timide
  • Un scénario mal amené et mal exploité

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