[Avis VR] Moss Book II: Polyarc au sommet de leur art?

En février 2018 nous découvrions Moss, un titre exclusif au PS VR jusqu’en juin de la même année avant son arrivée sur PC. Devenue une véritable référence pour la réalité virtuelle, Polyarc a décidé de nous régaler le 31 mars dernier avec Moss Book II. Dans un premier temps exclusif au PS VR, une fois de plus, mais on sait déjà qu’il sortira en version PC VR et Meta Quest plus tard, malheureusement sans date précise à l’heure où j’écris ces quelques mots. Une bonne nouvelle pour les amateurs de VR, quelque soit leur casque et leur plateforme de prédilection, qui pourront suivre les nouvelles aventures de Quill.

Moss Book II est-il un digne successeur du premier volet?

Cet avis est rédigé à partir d’une version numérique (unique version actuellement disponible) fournie par l’éditeur, ICO Partners, que je remercie infiniment pour leur confiance. J’ai joué à ce second opus sur PS4 Pro et non sur PS5.

Précédemment dans Moss

« Pas de princes ni de princesses, mais une petite souris du nom de Quill qui a fait resurgir le passé un peu malgré elle. Alors qu’elle vaquait à ses occupations, elle trouve un étrange fragment lumineux, une relique ancienne, réveillant le plus grand Mal que son royaume ait pu connaître, Sarffog. C’est ainsi que débute notre incroyable aventure aux côtés de la petite héroïne. Nous, joueurs, incarnons un Lecteur. Si le terme est à première vue à prendre au sens propre par le contexte du jeu, la métaphore est bien plus profonde qu’elle n’y paraît. Tout au long de l’histoire, nous créons un lien indéfectible avec la petite Quill, devenant son protecteur, son guide. »

C’est dans les grandes lignes ce que nous racontait Moss, premier du nom dans lequel nous suivions une petite souris aventurière, Quill, bien partie pour sauver son royaume. Et si je vous raconte tout cela, c’est parce que Moss Book II, reprend là où le premier livre s’achevait. Sarffog est vaincu, l’oncle Argus est sauvé mais l’épopée de Quill n’est toujours pas terminée, et la libération de Moss non plus. L’une des 5 cinq reliques toujours en sa possession, Quill part en quête des 4 autres afin de libérer le monde du joug des Arcans.

Nous reprenons donc notre rôle de Lecteur, ami et guide de la petite souris et suivons cette nouvelle histoire tout aussi passionnante, charmante, émouvante et onirique que l’était déjà le premier livre. Un conte qui se découpe en plusieurs chapitres, entrecoupés par la lecture de quelques pages dans cette même bibliothèque que nous sommes ravis de retrouver.

Moss, dans son Livre II, se veut être plus épique que jamais, avec sa narration aux petits oignons et ses scènes qui pourront nous faire passer du sourire aux larmes. Quelques heures auprès de Quill (comptez entre 7 à 8h pour boucler l’histoire sans trop se soucier des collectibles. Il m’a fallut environ 7h30 pour voir le générique défiler) seront synonyme de dépaysement, de voyage et d’émotions. Un second opus dans la lignée de son prédécesseur, voire même plus que ça, qui ne manque pas d’étoffer son lore et place également quelques explications bienvenues quant au Lecteur et son histoire.

Si vous aviez fait Moss, votre retour dans sa suite n’aura aucun secret pour vous manette en main. Polyarc a pris le soin de garder ce qui faisait tout le charme de Moss: un jeu à la 3ème personne, principalement, dont vous êtes spectateur mais aussi acteur, permettant ainsi au titre de garder son extrême douceur visuellement ainsi que son immersion des plus réussies.

Nous retrouvons également son genre de prédilection, soit un jeu d’action/aventure/énigmes toujours aussi efficace. Mais Moss Book II n’a pas pour vocation à être une suite scénaristique mais un copié/collé de son titre original. Ainsi, Polyarc n’ont pas lésiné sur les nouveautés de gameplay, variant ainsi les plaisirs avec grand soin.

Nouvelles armes et nouvelles compétences sont donc au rendez-vous pour diversifier le gameplay ainsi que les énigmes que vous êtes amenés à résoudre. Tantôt intuitives et faciles, tantôt plus complexes qui vous demanderont de mettre votre sens de l’observation et votre sens de la logique et réflexion à rude épreuve pour avancer et voir le bout de l’aventure.

Des énigmes plutôt bien pensées et des combats qui viendront s’immiscer dans votre tranquillité pendant lesquels il vous est demandé de changer « à la volée » de techniques ou d’armes. Si cela rend l’instant présent intense dans l’action avec un sentiment d’urgence satisfaisant, il n’en reste pas moins que la maniabilité choisie n’est pas forcément des plus réactives. En effet, c’est à nous, Lecteur, de piocher dans l’inventaire (grâce au pavé tactile) et donner l’arme au rongeur. Ainsi, il faudra être très réactifs, rapides le tout en esquivant les attaques ennemies, et en soignant Quill dès que la situation est critique.

Car à l’instar du premier volet, notre rôle de Lecteur fait partie intégrante de l’aventure, autant dire que sans nous, Quill n’irait pas bien loin, et c’est là que Moss trouve toute son immersion et son efficacité. Et c’est encore plus vrai pendant les combats de boss, dont les pattern sont incroyablement réussis.

Alors que j’avais pas enfilé le PS VR depuis des années, me le revisser sur la tête fut presque une redécouverte de ses sensations. L’avantage de Moss, c’est sa troisième personne omniprésente et notre immobilité en tant que Lecteur, permettant ainsi de ne pas se soucier de potentiels effets de motion sickness (souvent provoqués par les FPS en VR) et de ce fait de profiter et de se concentrer sur le reste environnant.

Si Moss était déjà incroyablement beau, malgré les défauts qu’on pouvait trouver au PS VR, Moss Book II est somptueux, tant par sa netteté et sa fluidité que par la direction artistique de ses environnements et de ses décors des plus réussis et contemplatifs. Des décors enchanteurs, oniriques, voire même parfois inquiétants et peu accueillants mais dont le level design est incroyablement efficace.

Petite mention spéciale pour la bande originale, toujours aussi envoutante et enchanteresse ainsi qu’au doublage français et à la narratrice qui nous transporte dans ce conte avec talent et ferveur.

Alors que le premier volet de Moss est pour moi une référence pour la réalité virtuelle, Moss Book II n’est pas en reste dans sa façon à nous immerger dans ce conte épique. Dans la continuité scénaristique de son prédécesseur, il réussit avec brio à se renouveler dans son gameplay pour notre plus grand plaisir. On peut néanmoins regretter un certain manque de réactivité et d’intuition dans sa façon de nous faire changer d’arme, parfois longuette aux moments les plus cruciaux. Visuellement il est toujours aussi beau et immersif ainsi que d’une extrême douceur pour les plus sensibles au mal des transports. Un jeu incroyable qui prouve une fois de plus que les FPS ne doivent pas être systématiques en réalité virtuelle. Un Moss Book III dans les tuyaux? J’ai envie de vous que le contraire m’étonnerait.

Les plus

  • Une aventure épique et onirique
  • La troisième personne en VR toujours une valeur sûre pour l’immersion (et pour les plus sensibles)
  • Des nouveautés de gameplay bien amenées
  • Quill et son Lecteur, un duo attachant
  • De grands moments d’émotions
  • Les énigmes toujours aussi efficaces et bien pensées
  • Des combats de boss intenses
  • Sa DA, un régal visuel indéniable
  • VF et bande originale à féliciter

Les moins

  • La gestion de l’inventaire qui aurait mérité d’être plus réactive et intuitive

3 commentaires sur “[Avis VR] Moss Book II: Polyarc au sommet de leur art?

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  1. Bon, j’apprends que l’héroïne gagne à la fin du premier, je suis spoilé, bravo !

    C’est effectivement un des rares jeux qui peuvent me pousser à me mettre à la VR. Et, comme tu le dis si bien, je trouvais l’idée d’impliquer le lecteur extrêmement intéressante puisque moins « egocentrée » que tout ce qui est recherché d’habitude. On s’évade dans une aventure que l’on vit en la contemplant, et c’est cette manière de passer le quatrième mur sans le détruire qui paraît assez géniale. Réponse le jour où j’aurai fini le premier volet…
    Bravo, bien entendu, pour le test, ça valait le coup d’attendre un jour de plus (et ça aurait été toujours le cas s’il avait fallu patienter davantage) 😉

    Aimé par 1 personne

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