[Avis] Tales of Arise: un nouvel épisode tout feu tout flamme?

Alors que la série Tales of fêtait ses 25 ans d’existence en 2020, c’est Tales of Arise, annoncé à l’E3 2019, qui avait été choisi pour les festoyer dignement. Tales of Arise a su se faire accueillir avec le plus grand enthousiasme tant il semblait représenter le renouveau de la saga. Malheureusement, ce nouvel opus fini par être repoussé pour finalement arriver le 10 septembre dernier sur consoles et PC.

Tales of Arise est-il l’épisode qui mettra tout le monde d’accord? Sans plus tarder, les paragraphes qui suivent retraceront mon expérience de la cinquantaine d’heures passées sur le nouveau bébé de Bandai Namco. Pour la petite histoire, Tales of Arise est mon tout premier Tales of dont je ne voulais et ne pouvais pas passer à côté tant sa vidéo d’annonce a aspiré mon cœur de joueuse.

Comme à l’accoutumée, je garanti une lecture sans spoilers, vous pouvez poursuivre sans aucune crainte.

Cet avis est rédigé à partir d’une version physique commerciale sur Playstation 5 que je me suis procurée par mes propres moyens.

Tales of Arise ne prend pas de pincettes pour nous mettre dans le bain de son scénario dès les premières minutes de jeu. Il raconte l’histoire de deux mondes jumeaux, Dahna et Rena, devenus rivaux au fil que le temps passe. Rivaux au point que les habitants de Rena, les Réniens, ont envahi Dhana. Et après 300 ans de querelles incessantes, Dahna a fini par succomber au pouvoir rénien qui ont asservis et rendus tous les dahniens à l’esclavage.

C’est ainsi que nous rencontrons un homme au masque de fer, non pas celui de Leonardo DiCaprio dans le film des années 90, mais un esclave dahnien qui n’a que pour seule ambition de libérer sa terre natale et libérer son peuple. Il rejoint une organisation résistante déjà bien résolue à faire tomber le règne de Rena. Une mission le mène tout droit à une mystérieuse jeune femme aux yeux brillants, Shionne, une rénienne pas comme les autres. Depuis son plus jeune âge, elle souffre d’un mal qu’elle considère comme une malédiction, la vouant à la solitude: des épines qui se déclenchent au moindre contact qu’elle puisse avoir avec d’autres humains provoquant une terrible souffrance à celui qui ose l’approcher d’un peu trop près. Sauf que notre homme au masque de fer a une petite particularité: il ne ressent pas la douleur, lui permettant ainsi de manier une épée flamboyante (au sens propre du terme). Malgré leurs origines différentes et le conflit qui anime leurs peuples, nos deux héros finissent par unir leurs forces pour atteindre leur but commun: éliminer les différents seigneurs réniens qui règnent sur Dahna.

Malgré une première partie très classique, Tales of Arise dévoile au fil des heures un scénario riche, tant par ses propos, par ses nombreux rebondissements, qui est tenu avec brio par une équipe de personnages des plus attachants, aux histoires aussi déchirantes que passionnantes. On leur découvre une relation entre eux en constante évolution au même titre que l’écriture en générale de l’aventure qui ne cesse de vouloir nous surprendre. Tales of Arise ne stagne pas et se dote d’un rythme frénétique. Au point même que la seconde partie du jeu parait bien trop rapide et semble partir un peu dans tous les sens pour nous perdre légèrement dans ses propos et le rythme qu’il utilise pour nous les raconter. Une broutille, mais qui pourra être la raison d’une éventuelle déception pour certains joueurs. En effet, Tales of Arise est relativement court pour un JRPG. En ce qui me concerne, le générique de fin défilait devant mes yeux après une cinquantaine d’heures de jeu: 30h en difficulté normale, et le reste en mode histoire, le tout incluant une flopée de missions secondaires.

Manette en main, Tales of Arise propose quelque chose d’assez atypique. Orienté action RPG, il propose 3 différents modes de contrôles: manuel, semi-automatique et automatique concernant vos coéquipiers présents dans votre équipe. Pour ma part j’ai opté pour le mode semi-auto me permettant de me concentrer sur les attaques d’un seul personnage à la fois tout en laissant les autres faire un peu leur beurre durant les combats et me laissant le choix d’activer leurs attaques spéciales. Les premières heures de gameplay paraissent un peu brouillonnes, ça part un peu dans tout les sens, on appuie un peu sur tous les boutons qui passent sous nos doigts en se demandant si c’est ça qu’il faut faire. Mais les heures passent, les didacticiels se multiplient et on finit par comprendre un peu comment apprivoiser cette jouabilité au préalable peu intuitive. Ce gameplay que l’on avait du mal à comprendre dévoile un dynamisme hors norme, aux styles de combats majestueusement chorégraphiés, et deviennent une véritable source de plaisir. On attend qu’une seule chose, rentrer en contact avec les prochains ennemis pour leur faire goûter à nos Arts et les différentes armes de nos personnages.

Car si vous vous lassez de toujours contrôler le même personnage, Tales of Arise propose de switcher entre tous les membres de l’équipe à la volée en plein combat, permettant ainsi de goûter à différents styles variés, différentes armes et différentes attaques. A côté de ça, Tales of Arise se comporte comme tout JRPG tout ce qu’il a de plus banal et propose le gain de niveaux, des arbres de compétences à remplir, des armes à fabriquer, des équipements à acheter, avec la prise de puissance qui va bien, des quêtes secondaires en veux tu en voilà, bref tout ce qui plait habituellement.

En termes de difficulté, le nouveau jeu de Bandai Namco sait se poser là. Entre le bestiaire varié, les boss « sacs à PV » et les différentes stratégies à maitriser (notamment pour utiliser à bon escient vos PS (points de soin)), Tales of Arise sait proposer ses petits défis à relever. Autant vous dire qu’à la fin de la première partie du jeu, j’ai succombé au mode « histoire » pour profiter un maximum de ce qu’il avait à me raconter plutôt que de me concentrer sur les nombreuses heures de farm qui m’attendaient.

Concernant la Dualsense sur la version PS5 du titre, elle est finalement peu présente. La faute notamment à l’absence de l’utilisation des gâchettes et ne se manifeste finalement qu’au travers des vibrations lors de nos différentes attaques en combats.

Au delà de tout ça, que dire de plus si ce n’est que Tales of Arise est visuellement somptueux. Dans un style cel-shading des plus réussis, sa DA des plus fabuleuses, ses couleurs flamboyantes, ses panoramas oniriques, ou encore ses animations en combats, Tales of Arise enchante nos pupilles.

Et on ne parlera pas de sa mise en scène absolument dantesque. Epique au possible, Tales of Arise nous happe avec brio dans son univers tant sa mise en scène décalque la rétine tout comme son OST qui ne manque pas de ravir nos esgourdes par les mélodies et les morceaux instrumentaux qui régissent la globalité du titre. Malgré tout on reprochera les très nombreuses saynètes de dialogues, à l’image de Scarlet Nexus, entre les différents personnages. S’il permettent de mieux les connaître, de mieux cerner le scénario et développer leurs relations entre eux, oui ça finit par parler énormément. Fort heureusement, cette fois-ci, Bandai a pensé à une chose, en rendre une grosse partie facultative, et donne le choix à ses joueurs de les déclencher ou non.

Techniquement parlant, je n’ai rien à signaler de particulier. Pas de bugs, pas de freezes, pas de chutes de framerate, et pourtant ça aurait vraiment pu durant certains combats avec le déluge de particules affiché à l’écran, mais Tales of Arise fait un sans faute à ce niveau là.

Pour mon premier Tales of, j’ai été gâtée de tout ce que je recherche dans un jeu aujourd’hui. Un scénario fascinant, qui mène ses joueurs à une certaine réflexion, bien amené, bien développé, avec des personnages attachants, aux histoires poignantes, un gameplay dynamique, bien qu’aux premiers abords pas évident à cerner, une mise en scène épique et soignée, une OST bouleversante et en prime un jeu visuellement magnifique. Tales of Arise est un ascenseur émotionnel de bout en bout et ravira tous les afficionados du genre en passant par les fans de la saga ainsi que les néophytes près à sauter le pas vers cette licence. Evidemment il n’est pas dénué de tout défaut, on peux évidemment mettre en avant un rythme parfois trop rapide notamment lors de la deuxième partie du jeu qui semble veut tout nous dire et ne rien nous dire à la fois. De plus, en bon JRPG qu’il est, Tales of Arise, est bavard, moins qu’un Persona 5, mais attendez tout de même à quelques phases de lecture plus ou moins longues, et encore plus si vous décidez de déclencher les dialogues facultatifs.

Les plus

  • Les liens entre Shionne et notre héros principal
  • Rudement bien mené par une équipe attachante
  • Un scénario complet, bourré de rebondissements, un véritable ascenseur émotionnel
  • Graphiquement somptueux
  • Une mise en scène épique
  • Un gameplay dynamique
  • Une OST sublime

Les moins

  • De très nombreuses saynètes, mais souvent facultatives
  • Un rythme effréné sur la seconde partie du jeu
  • Les premières heures de gameplay fastidieuses

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