[Avis] Alex Kidd in Miracle World DX: au service de la nostalgie?

Alors que Sonic soufflait sa trentième bougie (pas plus tard qu’hier), c’est un tout autre monument du géant nippon, aujourd’hui disparu de la scène des constructeurs, qui sera mis à l’honneur dans cet article: Alex Kidd, dans un remake du tout premier jeu, sorti en 1986 sur Master System, aujourd’hui nommé Alex Kidd in Miracle World DX. Car avant que le hérisson bleu supersonique ne devienne la mascotte de Sega (c’est plus fort que toi), c’est ce p’tit bonhomme, expert en arts martiaux qui était le porte étendard de la marque.

C’est grâce à l’équipe de JankenTeam, un groupe de fans espagnols, aux côtés de Merge Games, que cette nouvelle mouture a été rendue possible. En France, vous pouvez vous procurer la version physique grâce à l’éditeur, grand défenseur des précieuses boîtes, Just For Games, grâce à qui je peux vous proposer cet article. Un grand merci à eux pour la confiance qu’ils m’accordent une nouvelle fois.

Alex Kidd in Miracle World DX au service de la nostalgie? Ce remake réveillera-t-il le joueur téméraire qui était en vous il y a 35 ans?

Le Royaume de Radaxian, sur la planète Ariès, est menacé par un vil personnage: Janken le Grand, qui transforme les habitants en statues de pierres. Un jeune garçon, du nom d’Alex Kidd, décide d’utiliser la force qu’il a acquise durant son enfance, pour rendre sa liberté au Royaume et vaincre cet ennemi puissant. Alex Kidd, en plus de devoir venir à bout de tous les commandants de Janken, devra trouver des objets clés qui lui permettront de trouver la couronne qui lèvera la malédiction dont sont victimes les habitants du monde Miracle.

A l’époque concurrent direct d’un certain plombier italien répondant au doux nom de Mario, Alex Kidd se dotait d’une histoire à raconter à ses joueurs, contrairement à son rival, qui, jadis, ne nous racontait finalement pas grand chose. Concernant le p’tit bonhomme de Sega, rien de véritablement transcendant en soi, bien que les révélations vont bon train le concernant et cela nous donne finalement un but pour nous motiver à aller au bout de l’aventure.

Mais ce n’est pas son scénario qui rendit Alex Kidd mythique dans le petit monde du jeu vidéo à l’époque.

Jeu de plateformes en 2D tout ce qu’il y a de plus basique, les aventures d’Alex Kidd in Miracle World font trembler les joueurs par son incroyable difficulté, encore aujourd’hui, en est la preuve cette version DX, qui a gardé intact les mécaniques de gameplay d’il y a 35 ans.

Ainsi, se frotter à Janken et ses commandants vous vaudra certainement quelques instants de frustration, de soupirs, et autres interventions de votre mécontentement. Dans ses mécaniques de base, le jeu ne nous autorise qu’à sauter et donner de puissants coups de poings pour terrasser les créatures qui se mettent en travers de notre chemin ou tout simplement détruire certains blocs qui nous barrent le passage.

Mais, car il y a un mais, aussi simple tout cela puisse-t-il paraître, patience est mère de sureté, le jeu étant très punitif, le moindre faut pas vous vaudra de perdre une vie, car nous mettrons des bâtons dans les roues ces imperfections de gameplay de l’époque qui en font un jeu pas si facile qu’on pourrait le penser. Attendez vous donc à voir un Alex glisser, se cogner sur un plafond trop bas, ou même carrément ne pas sauter alors qu’on le lui a demandé, et à devoir faire ami ami avec une inertie plus que douteuse, le tout avec une limite de 3 vies par niveau. Et surtout, mais surtout, ne vous approchez pas trop des ennemis pour les frapper, et sachez que leur sauter dessus n’aura pour seul effet que de tuer le pauvre Alex.

Fort heureusement, les équipes, plutôt que de toucher au gameplay, par souci de ne pas lui retirer son identité ou le dénaturer je suppose, ont trouvé des solutions pour ne pas trop vous enrager (notez l’importance du « pas trop »). Game over illimités ou encore l’apparition d’un mode « vies infinies » sont de la partie pour vous faciliter la tâche. Cette deuxième option permet en outre de ne pas avoir à recommencer un niveau ad vitam aeternam en cas d’échec (cuisant). Pour ce qui est de réussir à atteindre la fin de chaque niveau, à vaincre chaque boss, votre manette (et votre patience) est entre vos mains pour y parvenir.

Quoi qu’il en soit, le principe reste le même. Entre deux parties de pierre/papier/ciseaux contre un boss, on avance, on frappe nos ennemis, on casse des blocs, on saute dans tous les sens, le tout en récupérant quelques piécettes nous permettant d’acheter des objets fort utiles, par exemple des moyens de transport appréciables ou encore des objets nous conférant quelques secondes d’invincibilité.

Une chose est sûre, Alex Kidd in Miracle World DX peut casser les dents des novices aussi bien que des plus habitués du titre depuis leur plus jeune âge. Pour ma part, il m’a fallut environ 6h pour venir à bout de l’aventure, et ce, je l’avoue, grâce à l’option « vies infinies » activé assez rapidement dans mon avancement, me bloquant ainsi le trophée de terminer l’histoire principale (oui, la facilité a un prix).

Le travail principal de la JankenTeam et de Merge Games repose sur la partie visuelle et sonore d’Alex Kidd in Miracle World DX ainsi que sur l’ajout de quelques niveaux à la version originale de 86. Nous découvrons donc le Royaume de Radaxian remis au goût du jour, un character design retravaillé ainsi que les différentes animations propres à chaque personnage. D’ailleurs, cette version DX vous permet de basculer d’une simple pression sur la gâchette droite de la version 2021 à la version originale.

Dans des tons pastel, et avec des effets de lumières ajoutés avec le plus grand soin, la direction artistique se veut incroyablement jolie et agréable à regarder sans pour autant dénaturer l’ambiance ou l’identité du jeu d’antan. Et cela vaut également pour la bande originale que nous pouvons comparer à notre guise en slalomant entre le mode rétro et la version DX. En somme, cette remasterisation d’une qualité certaine ne peut que ravir les nostalgiques bien que, dans notre fort intérieur, on aurait également apprécié une petite retouche du gameplay pour le rendre moins frustrant.

Côté contenu, une fois le jeu terminé une première fois, vous aurez la possibilité de vous atteler au « mode classique« , encore plus fidèle au jeu original ou encore au mode « boss rush« , si les combats de boss sont votre dada.

Désireux de vouloir s’adresser à une nouvelle génération de joueurs, Alex Kidd in Miracle World DX n’arrivera finalement qu’à appâter les joueurs qui l’ont connu à ses débuts il y a 35 ans. En effet, malgré un travail visuel et sonore lui attribuant une esthétique actuelle, sa difficulté en revanche et l’absence de retouches au niveau du gameplay pourront en pousser certains à abandonner quitte à ne pas aller au bout de l’aventure. Malgré tout, les fans de la première heure peuvent redécouvrir ce titre mythique, emblématique de la Master System dans ce remake plaisant à l’œil et aux oreilles, leur rappelant quelques souvenirs de jeunesse. L’ajout de certaines fonctionnalités, comme le mode « vies infinies » permettent néanmoins de le rendre légèrement plus accessible en termes de difficulté. En ce qui me concerne, j’ai passé un très agréable moment dans ce court retour dans l’histoire du jeu vidéo.

Les plus

  • Une toute nouvelle identité visuelle et sonore
  • La possibilité de basculer sur la version originale
  • L’ajout de nouveaux niveaux
  • Quelques nouvelles fonctionnalités le rendant plus accessible
  • A la (re) découverte d’un jeu mythique
  • Fun à souhait

Les moins

  • Inertie douteuse
  • Aucune retouches de gameplay
  • Une difficulté parfois frustrante (encore aujourd’hui)

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