[Premières Impressions] Outriders: une démo convaincante?

A quelques semaines de sa sortir prévue pour le 1er avril 2021, Outriders s’est offert une démo, disponible depuis le 25 février sur toutes les plateformes sur lesquelles il sera proposé, en d’autres termes PS4, Xbox One, PS5, Xbox Series S et X, Google Stadia et PC. Une façon de s’adonner à quelques heures et se faire ses premières impressions sur le jeu.

Développé par le studio People Can Fly, à qui l’on doit notamment Gears Of War Judgment, Painkiller ou encore Bulletstorm, et édité par Square Enix, la démo d’Outriders est-elle assez convaincante pour justifier un achat de la version finale dans un mois? Je me suis attelée à quelques heures de jeu pour vous proposer mes premiers ressentis sur le jeu, ce qui semble être ses forces et ses faiblesses.

En termes de contenu, cette version de démonstration proposer de jouer au tout début de l’aventure dans plusieurs missions principales et 4 missions secondaires. Il vous autorise à atteindre le niveau 7 et le niveau de monde 5. Un contenu plus que suffisant pour se faire une légère idée de ce nous attendra dans quelques semaines. Avant de nous atteler dans le vif du sujet, Outriders propose un éditeur de personnages simple dans lequel nous peinons à trouver chaussure à notre pied, en tout cas c’est mon cas pour les personnages féminins. Les choix sont très limités: choix du visage, couleur de peau et des yeux, coupe de cheveux, et tatouages (qui sont en fait des cicatrices) et maquillage. Au bout du compte, on tend à aller vers le moindre mal.

La Terre est morte par la main de l’Homme et le seul espoir pour les derniers survivants est de trouver un nouveau foyer pour se reconstruire. Ce sont donc pas moins de 83 ans de voyage intergalactique qui les attend pour trouver une planète qui pourra les accueillir. Cette planète, cet ultime espoir pour la survie de l’humanité, c’est Enoch. Mais si vous imaginez qu’il suffit d’atterrir, poser sa tente et vivre sa vie, vous vous mettez le doigt dans l’œil.

Enoch peut effectivement accueillir la vie, mais après quelques minutes de jeu, elle dévoile sans tarder son inhospitalité, et les dangers qu’elle abrite. Et c’est là que nous est dévoilé les premières lignes de scénario qu’Outriders nous réserve.

Force est de constater que ces premières heures soulèvent les premières questions liées à Enoch et ce que s’y être posé peut impliquer. Evidemment, nos questions ne trouvent aucune réponse mais l’ambiance en générale appelle à s’y intéresser et à vouloir continuer.

Si le fond, en tout cas, de prime abord, intéresse, la forme, quant à elle, est un peu plus douteuse. Une écriture simpliste, qui ne se prend absolument pas au sérieux, vous valant de décocher un sourire ou deux pendant les nombreux dialogues, la direction de la mise en scène qui peine à se valoriser malgré quelques plans intéressants et une caméra tremblante aux allures de caméra amateure qui provoque plus de motion sickness qu’autre chose lié aux 60 FPS.

Une fois sortis des phases de lore, Outriders propose un gameplay de cover-shooter (et looter) des plus appréciables. Si l’inspiration à Gears of War ne fait aucun doute, Outriders ne manque pas d’avoir trouvé ses inspirations ailleurs également. Dans une certaine mesure, les joueurs de Destiny ne sauront me contredire, le choix de ses classes (au nombre de 4) et leur gameplay propre nous ferons un tant soit peu pensé aux Gardiens du jeu de Bungie, permettant ainsi une certaine facilité dans l’approche des différentes mécaniques. Ainsi, nous pouvons presque retrouver une sensation de choix de doctrine, plus que de classe à proprement parlé.

Pour ma part, j’ai opté, dans un premier temps, pour le Telluriste, le tank de la bande. Dans l’apprentissage de son gameplay, nous lui découvrons 2 attaques à distance, liées à chaque gâchette du haut, et une attaque ultime, qui se rapproche nettement plus d’un mode « armure maximale » pour cette classe en particulier.

Quoi qu’il en soit, Outriders propose un gameplay assez intéressant à prendre en main, qui peut ravir tous les joueurs dits de jeux à service. Car si le studio dément ce genre pour son jeu, Outriders en a toutes les caractéristiques: connexion obligatoire, possibilité de coop, espace social (Rift Town), loot en veux tu en voilà, seul son contenu final et son endgame nous permettrons de confirmer ou non son exclusion aux jeux à service.

Parlons coop et solo. Si Outriders permet effectivement de jouer entièrement seul dans sa phase de campagne scénarisée (à l’image de Destiny, The Division, et j’en passe), certains passages ardus (notamment face aux boss) sont nettement plus abordables à plusieurs. Mais là où Outriders se démarque sans mal c’est la présence du cross-play, permettant ainsi à tous les joueurs, quelque soit leur plateforme de prédilection de se rejoindre et de jouer ensemble. Une fonctionnalité que l’on aimerait voir plus régulièrement dans le jeu vidéo, et qui est proposée dans le jeu de People Can Fly.

Parlons maintenant graphismes et technique. J’ai joué à la démo d’Outriders sur PS5. Si dans l’ensemble, le jeu n’est pas immonde à regarder, on lui accordera sans mal un certain retard graphique pour la génération fraichement sortie. La faute certainement au cross platform, qui ne permet pas de s’attarder plus que ça aux nouvelles machines.

Malgré tout, Outriders propose un terrain de jeu très joli à regarder, me rappelant, notamment dans le design d’Enoch, feu Anthem. Une faune particulière, une flore omniprésente, Outriders se met au vert et nous donne l’occasion de nous dépayser ailleurs que sur Terre dans une ambiance qu’il s’approprie sans mal.

Malheureusement, il ne faut pas trop s’attarder sur les visages des personnages, le nôtre ou même les PNJ, qui manquent clairement de charisme et d’un tant soit peu d’émotions, les rendant quasi risibles dans leurs expressions.

Techniquement, je n’ai pas grand chose à signaler. Pas de déconnexions intempestives, quelques chutes de framerate lors d’un combat de boss en particulier mais rien d’insurmontable, en revanche la synchro labiale et la synchronisation des sons dans les cinématiques y est presque catastrophique. Le retard des sons est omniprésent, on verra donc notre personnage parler alors qu’il a finit sa phrase ou on entendra un coup de feu bien après que le personnage en question ait tiré. En espérant qu’il n’ait pas le syndrome Control qui, malgré ses 2 ans d’existence, et une sortie récente sur nouvelle génération, n’a toujours pas réglé ce souci.

Après quelques heures de jeu, mes premières impressions sur Outriders sont en demie teinte. Si l’idée de base n’est pas mauvaise et m’appelle à m’y attarder au moment de sa sortie officielle, la faute à la joueuse de Destiny, Anthem et The Division qui sommeille en moi, on ne peut pas passer à côté de ses nombreux défauts, qu’ils soient techniques, ou même du côté de son scénario et son écriture. Il n’y a plus qu’à espérer qu’il assumera le moment son côté marginal, et qu’il proposera un scénario aussi énigmatique qu’il en a l’air. Rendez-vous donc le 1er avril pour avoir le fin mot de l’histoire.

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