[Avis] Persona 5 Royal: Show me your true form!

En 2017, je découvrais Persona 5, durant lequel mon amour pour lui n’a jamais cessé de grandir. 3 ans plus tard (en Europe en tout cas), Atlus a décidé de remettre le couvert avec les Phantom Thieves dans une nouvelle version de son chef d’oeuvre nommée Persona 5 Royal, autrement dit une version plus complète et, il est plus que primordial de le rappeler: AVEC DES SOUS-TITRES FRANÇAIS. Pour ceux souhaitant connaître mon avis sur « l’ancienne version » je vous redirige vers celui-ci, qui saura probablement bien compléter ce nouvel avis.

Confinement oblige, je n’ai pu rédiger cet article plus tôt, mais je tiens tout de même à remercier du fond du cœur Koch Media France de m’avoir permis de revivre cette aventure inoubliable et découvrir son nouveau scénario « royal ».

Vous l’aurez compris, les paragraphes qui suivent ne seront pas tellement différents de ceux que j’ai déjà pu écrire sur la troupe des voleurs fantômes à quelques détails près. Après plus de 132h passées sur le jeu, le précieux trophée platine en poche, je peux enfin vous livrer mon avis sur cette version 2020 de Persona 5. Je vous le dis d’emblée, Persona 5 a réussi à voler mon cœur pour la seconde fois, et je vais énumérer ici pourquoi. Comme à mes habitudes, je garanti un article sans spoilers, ni du jeu de base ni du contenu Royal, vous pouvez continuer à lire sans craintes.

1. Take your heart

Persona 5 met en scène un groupe de lycéens prêts à tout pour faire évoluer la société et l’emprise qu’ont les plus forts sur les plus faibles en changeant leur coeur, ou comme dis dans le jeu, leur faire subir une métanoïa. Harcèlement, corruption, faux témoignages, violences en tous genres, Persona 5 traite les sujets les plus prenants qui régissent notre société et amène à une toute nouvelle forme d’héroïsme et du traitement de la justice. Du simple professeur d’EPS au politicien sans scrupules, les Phantom Thieves of Hearts, menés par notre personnage principal, qui porte le nom que nous, joueurs, lui donnons, ont du pain sur la planche pour faire passer leur message et changer le cours des choses.

Leur secret? Grâce au Meta-Nav, une mystérieuse application qui s’est glissée à leur insu dans leurs téléphones, ils peuvent parcourir le metavers, un monde parallèle qui leur permet d’explorer les désirs pervertis des Hommes du monde réel, et dans lequel ils ont réveillé leur Persona, leur véritable moi, leur pouvoir de rébellion. Grâce à eux, ils peuvent combattre les Ombres de ces hommes et femmes pervertis par leurs désirs extrêmes, dans leur Palais, autrement dit le monde, leur monde, tel qu’ils le voient.

En termes de scénario, Persona 5 tire clairement son épingle du jeu et réussit à raconter une histoire saisissante, bien que parfois assez complexe à assimiler et pourtant elle nous captive, et nous enchaîne manette en main pour trouver les réponses à nos questions tant par les thèmes abordés que par le déroulement général de notre aventure. Il joue avec le suspens et les révélations qu’il s’autorise à nous donner à des moments clés.

Evidemment, les joueurs qui connaissent le Persona 5 de 2017 n’auront eu aucune surprise quant au scénario principal, on parcours dans un premier temps les mêmes Palais, on se lie d’amitié avec les mêmes personnages et pourtant cette version « Royal » apporte un certain nombre de nouveautés. Nouveaux personnages, nouveaux Personae, nouvelles activités, nouveaux quartiers, un nouveau PNJ, José, qui nous permet de modifier le Memento, et un ultime Palais qu’il faudra aller chercher soi-même par le biais du système de confidents, c’est à dire que ce dernier ne viendra pas de lui-même si vous ne remplissez pas certains « pré-requis ». Pour ma part, le plus gros point noir du jeu, le plus important du contenu étant « manquable » et pourtant indispensable à notre expérience.

Et quel contenu, tant en termes de gameplay que d’écriture et de narration. Sur le papier, ce n’est pas moins d’une trentaine d’heures qui viendraient s’ajouter à la centaine d’heures que j’avais déjà passé sur la version « vanilla » d’il y a 3 ans. Sur cette version Royal il m’aura fallu un peu plus de 132 heures, soit une vingtaine d’heures de plus. Une durée de vie particulièrement honorable mais que je n’ai pas forcément exploité dans ses derniers retranchements, je l’avoue.

2. Take your time

Côté gameplay, Persona 5 mène la danse du JRPG. Tour par tour, points de magie, stratégies d’équipe, faiblesses élémentaires, à l’heure actuelle et ce depuis 2017, le titre en est devenu une véritable référence du genre sur cette génération, je dirai même plus un véritable leader, un roi, et se place sur la première marche d’un podium sur lequel de nombreux autres jeux tentent d’y trouver leur place.

Hors metavers, Persona 5 révèle peu à peu une subtilité qui lui est propre: il joue avec le temps, le sien et le nôtre. Il instaure un système de date butoir pour mener à bien nos missions. Les jours passent, les moments clés de la journée, il alterne avec brio entre l’urgence qui en découd et la possibilité de se perdre dans ses diverses activités seul ou avec nos confidents, qui s’avèrent indispensables à l’expérience toute entière.

Version complète oblige, Persona 5 Royal dévoile même de nouvelles mécaniques telles que les « attaques spéciales », une attaque automatique, activable grâce au pavé tactile de la Dualshock 4, en duo disponible pour un certain nombre de personnages que le jeu lui-même nous invite à en abuser dès qu’elles sont disponibles. Dans une certaine mesure, le titre a su se révolutionner lui-même et n’a pas manqué de nous prouver qu’il avait encore quelques cordes à son arc pour nous faire revivre plus ou moins la même aventure de façon différente. Mon seul regret? Ne pas avoir pu vivre la dernière attaque spéciale que j’ai débloquée avant la fin du jeu.

3. Persona 5, The Animation

Depuis sa sortie initiale, Persona 5 s’est décliné en plusieurs formats, en manga papier et en animé avec Persona 5 The Animation. Pour cause, son style graphique d’origine s’y prête parfaitement. On lui attribue sans mal un côté manga interactif grâce à son dessin. Et le résultat in-game est assez impressionnant. Alternant entre le moteur graphique et des cinématiques dignes des plus grands animés, le tout agrémenté d’une bande originale fascinante, qui parfait l’ambiance générale du jeu.

Sa mise en scène fait également honneur à ce style, cette identité que Persona 5 s’est façonnée avec talent et élégance. Des protagonistes aux tenues vestimentaires excentriques, des ennemis au look parfois surprenant, des boss démesurés, ou encore des scènes haletantes.

Côté technique, on se rapproche quasiment de la perfection. Pas de bugs désespérants, des temps de chargement plus que correctes, un gameplay réactif, P.Studio maîtrise clairement son jeu.

En 2017, Persona 5 a volé mon cœur. 3 ans plus tard, c’est toujours le cas. Bien que j’ai refait le jeu d’origine une seconde fois, son parcours, son message, l’aventure toute entière n’en reste pas moins brillante, inoubliable (je me souvenais de la grande majorité des énigmes à résoudre), et forte en émotions. Et pourtant cette version Royal a su en un sens le réinventer et complète l’expérience avec un ultime « arc » passionnant. On ne manquera pas de rappeler la présence des sous-titres français le rendant accessible à tous. En 2020, vous n’avez plus aucune excuse pour passer à côté du plus grand JRPG de la PS4. Son seul défaut (à mon goût), l’accessibilité au dernier palais bien trop exigeante, qui m’a même mis parfois un peu la pression, dans la peur de ne pas avoir complété les pré-requis à temps (et pourtant j’étais large). Sans aucune pincette, c’est un must-have, un must-play de la Playstation 4.

Les plus

  • Son gameplay en tour par tour classique mêlé à ses mécaniques propres
  • Le scénario saisissant
  • Les Phantom Thieves, la classe incarnée
  • L’évolution de certains personnages dans le contenu Royal
  • Ses graphismes typés mangas
  • Son univers unique
  • L’aventure sous-titrée en français

Les moins

  • Les pré-requis pour accéder au contenu Royal
  • Il ne faut pas avoir peur des longues séquences de lecture qui peuvent parfois casser un peu le rythme (ce n’est pas forcément valable pour tous les joueurs)

Et maintenant? J’attend Persona 5 Scramble en Europe, évidemment.

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