[Avis] One Piece Pirate Warriors 4: Réussit-il a atteindre le Gear 4?

One Piece s’est décliné en un nombre incalculable d’adaptations vidéo ludiques en tout genre. Jeux d’aventures, combats, et dans le cas présent: le musô, qui pour moi est le plus cohérent et se prête le mieux au jeu pour rendre honneur à l’oeuvre d’Eiichiro Oda. Après un troisième épisode particulièrement réussi, Pirate Warriors revient 5 ans plus tard pour nous narrer une nouvelle fois les aventures de l’équipage au Chapeau de paille. Vue la grande admiratrice de ce monument du manga que je suis, il m’était impossible de passer à côté et ne pas vous en parler ici. Larguez les amarres, toutes voiles au vent, partons à la découverte de One Piece Pirate Warriors 4! Ce quatrième épisode peut-il aspirer à devenir le roi des Pirates Warriors?

1. Le roi des pirates ce sera moi!

Un petit rappel est de mise. Enfant, Monkey D. Luffy se voit confier son chapeau de paille par le pirate Shanks le Roux. Il décide ainsi de suivre les traces de son mentor, devenir le plus grand pirate et parcourir les mers pour trouver le célèbre et mystérieux One Piece, le trésor laissé par Gold Roger après son exécution qui lui permettra de devenir le roi des pirates. A bord du Vogue Merry, dans un premier temps, une belle aventure pleine de rebondissements et de rencontres se profile pour l’équipage au Chapeau de paille. Pirate Warriors 4 se concentre sur 5 arcs majeurs de l’oeuvre d’Oda et un sixième, le pays des Wa dont une partie lui est exclusive. L’occasion de (re)vivre certains des arcs les plus marquants du manga, d’Alabasta à l’île Tougato en passant par la déchirante bataille de Marineford.

Si en termes de narration et d’écriture Pirate Warriors 4 relate parfaitement l’histoire de l’oeuvre originale dans les épisodes sur lesquels il se concentre, on peut principalement lui reprocher de manquer de profondeur et de beaucoup trop en zapper. Pour les connaisseurs, Pirate Warriors 4 passe de l’arc d’Enies Lobby à celui de la bataille de Marineford au grandiose arc de Dressrosa. Tout comme vous l’imaginez justement, il en manque, énormément, beaucoup trop, rendant le scénario de One Piece flou et incomplet.

Côté contenu, Pirate Warriors 4 conserve la même recette que son prédécesseur et nous propose 3 modes de jeu. Le premier, l’éternel mode Histoire, qui au bas mot vous prendra une bonne vingtaine d’heures, le mode Libre, qui permet de refaire le mode précédent avec le/les personnage(s) de votre choix et le mode Trésor, totalement indépendant des objectifs de base. En somme, quelques nombreuses heures de jeu se profilent à l’horizon, pour peu que vous soyez complétistes et que la notion de redondance ne vous fais pas peur.

2. Gum gum bazooka!

Une fois n’est pas coutume, c’est bien Omega Force qui se voit confier les commandes de ce Pirate Warriors 4. Spécialistes dans le genre, ils réussissent toujours à nous proposer une expérience musô des plus réussies, de grands défouloirs et ce nouveau titre n’en est pas une exception. Ainsi, manette en main, l’équipe réussit une nouvelle fois à nous transporter avec brio dans cette nouvelle adaptation. Premièrement, grâce à un roster toujours de plus en plus impressionnant. Avec 6 nouveaux personnages ajoutés au compteur de son prédécesseur, rallongeant la liste à un total de 43 personnages jouables, il y en a pour tous les goûts, impossible de ne pas trouver pirate à son équipage. Il est tout de même à espérer pour vous que votre personnage fétiche ne soit pas dans cette infime partie des personnages inégaux qui ont tendance à manquer de puissance (Usopp ou même Boa Hancock).

Law, le chirurgien de mon cœur

Ajoutez à chacun d’eux plusieurs « îles » de compétences, d’un côté générales à tous les personnages, de l’autre spécifique à celui que vous avez choisi, modifiant leurs attributs de base (vie, endurance, attaque et défense) et leur octroyant à chacun de nouvelles attaques uniques. La sensation de gain de puissance est belle et bien réelle, rendant chaque nouvelle mission incroyablement jouissive, à condition d’avoir évidemment l’argent et les pièces de personnages nécessaires à l’achat, autant dire que si vous vous éprenez pour plusieurs personnages cela risque de vous coûter cher en temps de jeu.

Dans l’ensemble, on reste sur un genre mûso plutôt classique, le déroulement des missions reste plus ou moins le même, elles nous imposent chacune un objectif à réaliser, de la prise d’une base à l’affrontement contre le méchant du moment. La notion de répétitivité est certes présente, mais n’est ce pas l’une des caractéristiques principales du genre?

Room

Malgré tout, on a également tendance à mener un rude combat avec la caméra parfois très capricieuse, relevant un peu la difficulté notamment contre certains « boss » qui de leur côté aiment user de la technique du jeu de combat « je te bloque dans un coin et je te spamme de la même attaque encore et encore ».

3. Pas parfait, mais respectable

On ne peut pas dire le contraire, la génération actuelle a rendu ce type de jeux des plus impressionnants tant par le nombre d’ennemis affichés que par le fluidité qu’on leur demande. Et Pirate Warriors 4 réussit ce combo avec talent. Des centaines d’ennemis à l’écran et pas une seule chute de framerate en vue, en tout cas sur PS4 Pro, voilà l’une des plus grandes forces techniques de cet opus.

D’un point de vue purement visuel, cette nouvelle aventure n’en reste pas moins très agréable à jouer malgré des textures au sol pas toujours très jolies et un effet pâte à modeler sur les personnages (surtout en cinématique) pas toujours agréable à l’œil mais pas insurmontable. Mais il n’en maîtrise pas moins certains effets liés aux pouvoirs des personnages et de leur fruit du démon respectifs.

Quoi qu’il en soit, Pirate Warriors 4 propose comme à l’accoutumée un map design assez complet, varié en accord avec les arcs traités, exploitant aussi bien une certaine verticalité, et la destruction partielle des décors, toujours sans aucune baisse de FPS. Le tout est de s’y retrouver dans tout ce méli-mélo d’ennemis et d’objectifs principaux et secondaires pour obtenir le précieux rang S.

Pour autant, cette suite à l’excellent Pirate Warriors 3 ne manque pas de nous frapper de plein fouet de ses défauts. Et cela passe par une lisibilité sacrifiée due à un HUD beaucoup trop encombrant à l’écran: ordre de mission, coups puissants, carte du niveau, divers messages qui s’affichent au fur et à mesure qu’on avance en plein milieu de l’écran, tout ça manque un peu de sobriété et finalement de clarté pour pouvoir tout suivre correctement.

Pirate Warriors 4 n’a clairement pas été épargné de défauts. Malgré ses 6 arcs, cette épopée n’en reste pas moins incomplète pour tout fan de One Piece qui se respecte, il en manque beaucoup trop entre chaque arc, rendant le scénario assez « brouillon » (notez, les guillemets, tout est relatif) et flou. Côté gameplay, pas grand changements ne sont à noter, Omega Force ayant gardé les bases de son précédent opus pour se concentrer sur l’étoffement du roster qui ravira chaque pirate qui sommeille en nous. Graphiquement et techniquement, là aussi, on peut avoir pas mal de choses à redire même si dans l’ensemble cela reste honorable notamment par l’absence totale de chutes de framerate, un argument de taille pour le genre. En toute honnêteté, One Piece Pirate Warriors 4 est dispensable et on préfèrera sans doute se replonger dans le 3. En toute subjectivité, ici c’est la fan qui parle, cela ne m’a clairement pas empêché de passer un excellent moment, d’avoir ma dose d’une aventure One Piece entre les mains et ma soif de musô a été étanchée sans aucun mal.

Les plus

  • Le panel de personnages jouables
  • La sensation de puissance grâce aux cartes de compétences
  • Une durée de vie plutôt conséquente
  • La possibilité de jouer en coop (même si je l’ai fait en solo)
  • Revivre certains arcs majeurs
  • Aucune chute de framerate durant toute l’aventure

Les moins

  • Quelques inégalités entre les personnages
  • La caméra qui peut en faire qu’à sa tête
  • Un effet pâte à modeler en cinématique
  • Un scénario trop tranché dans le vif
  • L’écran surchargé

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