[Critique] Les Animaux Fantastiques: la relève est arrivée?

L’histoire d’Harry Potter au cinéma est bel et bien (pour l’instant) terminée. La boucle est bouclée, notre sorcier à la cicatrice préféré a vaincu les démons de son passé après 8 adaptations cinématographiques des romans de JK Rowling. Les aventures d’Harry Potter sont maintenant du passé, laissant place à la nostalgie. L’inspiration de l’auteure britannique n’a pas pour autant disparue, son imagination débordante ayant fait naître un huitième livre de la saga de l’élève de Poudlard le plus célèbre de ces 20 dernières années et… un film: les Animaux Fantastiques.

Disponible en DVD, blu-ray 2D/3D/4K depuis le 29 mars, les Animaux Fantastiques n’est ni une pré-quelle, ni une suite à l’univers d’Harry Potter, mais un spin-off, une histoire parallèle à ce dernier. Étant équipée depuis peu entièrement en 4K, le craquage s’est tourné vers la version UHD HDR commerciale.

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Pour la première fois en tête de script d’un projet cinématographique, JK Rowling a-t-elle toujours cette petite étincelle qui a fait frissonner un nombre incroyable de lecteurs? Les Animaux Fantastiques sont-ils dignes de succéder à Harry Potter et sa clique? Après visionnage, petite mise au point de ce à quoi vous attendre.

 

1. An English man in New York

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1926, le terrible mage noir Gellert Gridelwald n’a pas refait surface depuis maintenant 2 ans, mais la vie continue, non sans difficultés puisque certains Non Maj’ (les Moldus américains) se sont attelés à une chasse aux sorcières des plus acharnée, pendant que les enquêteurs sorciers du MACUSA (le Congrès Magique des USA, pour la faire courte) recherchent sans relâche des explications aux événements inquiétants qui se produisent dans la Grosse Pomme. Est ce Grindelwald lui-même? Ou serait-ce encore une créature magique (dont la détention est dorénavant interdite aux Etats-Unis) qui sévit dans la ville?

Pendant que tout ce petit monde s’active, nous faisons la rencontre de Norbert Dragonneau, un jeune sorcier curieux fasciné par les différents animaux fantastiques, qui n’a pour seul bagage, qu’une étrange valise pouvant renfermer de bien mystérieux secrets. Son escale à New York ne se fera pas dans le plus grand des calmes puisque la ville semble abriter une puissance qui échappe à la population Maj’ et Non Maj’ entière. Il trouvera bien tôt l’appui d’alliés prêts à résoudre le mystère de New York autant que lui.

 

2. Pas qu’une histoire de bêbettes

Le plus gros de l’histoire des Animaux Fantastiques se tournera vers Dragonneau et ses étranges petits (ou gros) compagnons de route c’est un fait. Mais derrière tout cela, un scénario et un dénouement bien plus complexes se dessinent au fil que les minutes et les heures passent. A vrai dire, la première moitié de la découverte de ce nouvel univers pourrait ne pas pencher en sa faveur chez les admirateurs de la saga précédente, c’est bien joli tout ça mais on en oublierai presque qu’il appartient à un des piliers cinématographiques les plus importants du XXIème siècle. Rassurez-vous, les Animaux Fantastiques renferme bien plus d’obscurité qu’il n’y parait, il faudra juste être un peu patient pour la voir se dévoiler peu à peu.

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Cette nouvelle oeuvre de JK Rowling n’est qu’une mise en bouche, un épisode pilote en somme, qui met en place ce que j’imagine sera la suite, car suite il y aura, c’est certain, c’est d’ailleurs déjà en cours. Une fois la transition faite avec le vif du sujet, ce premier chapitre d’une nouvelle aventure vous fera bien vite oublier qu’il est juste mignon.

 

3. Un casting étonnant

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Faisons escale sur le pont du casting dont je n’ai pas encore parlé. Entre acteurs discrets et superstars du cinéma, ce film a su mêler avec brio un panel de personnalités totalement différentes les unes des autres. En ce qui me concerne, je découvre à peine l’acteur Eddie Redmayne et sa curieuse chevelure, qui incarne Norbert Dragonneau. Je ne vais pas vous cacher que j’ai eu besoin de quelques instants d’adaptation pour me faire à cette nouvelle tête. Ses expressions atypiques ne conviennent pas à tout le monde, mais je lui reconnait un certain talent et un charisme prononcé lui permettant d’être un parfait sorcier luttant contre les forces du mal.

L’accompagnent dans son périple, Dan Fogler (dont je ne me souvenais plus avoir vu dans Fanboys) dans le rôle du Non Maj’ Jacob Kowalski, qui se voit embarqué dans cette folle aventure malgré lui, Katherine Waterston, alias Tina Goldstein, ancienne Auror au MACUSA, et Alison Sudol, Queenie Goldstein, sorcière curieuse et séduisante. Le quatuor se révèle être une force pour ce nouveau blockbuster au pays des sorciers, on appréciera leur attachement les uns aux autres.

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Mais n’est pas un blockbuster celui qui ne met pas en tête d’affiche de grands noms du cinéma (j’ai bien dit noms, pas acteurs). Colin Farrell, très cohérent en sorcier manipulateur avide de pouvoir, Jon Voight, Ezra Miller, le nouveau The Flash au cinéma, qui interprète à merveille Croyance, un jeune homme perturbé, et une très courte apparition mais pas moins efficace de… quelqu’un de connu mais dont je tairais pas le nom. Bref, une bien sympathique brochette efficace.

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4. Et Harry Potter dans tout ça?

Nous sommes en 1926, autant vous dire qu’il ne faudra pas vous attendre une seule fois à entendre ce nom, et pourtant les Animaux Fantastiques est bel et bien lié à son univers. Attendez vous à quelques clins d’œil y faisant directement référence. D’ailleurs, pour les plus attentifs d’entre vous, et les plus pointilleux, vous aurez déjà fait le lien entre les deux sagas rien que grâce aux noms de Norbert Dragonneau, les Animaux Fantastiques, ou encore Grindelwald. Mais je garde un peu de mystère pour ce qui est du lien à part entière entre ces œuvres.

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Visuellement très agréable à regarder grâce à des effets spéciaux de qualité, les Animaux Fantastiques a été pour moi une très bonne surprise. En toute honnêteté, je ne m’attendais pas à passer un aussi bon moment, et j’ai eu peur qu’il ne soit qu’un spin-off lourd et lassant obligé de se forcer à s’accrocher à bras le corps à son univers de prédilection: celui d’Harry Potter, pour tant bien que mal essayer de se faire une place parmi les 8 précédents films de la saga. Bien au contraire, il se hisse doucement dedans tout en s’appropriant sa propre identité, nous faisant presque oublier d’où il vient. Quelques clins d’œil suffisent à les lier, mais les principales actions de ce film permettent de les détacher, ce qui lui vaut de devenir une toute nouvelle série, avec son propre univers et son propre scénario bien distinct.

Allez, premier arrivé, premier servi!

 

 

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